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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 834 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 834

Décisions totales

383 581

Ordonnances

302 885

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ASSIEffacer tout
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500980

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car M. A n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant l'expiration de sa protection temporaire, sans motif légitime. La solution retenue confirme le refus de l'administration, considérant que la situation de précarité invoquée par le requérant ne constituait pas un empêchement suffisant.

Avocat : DJERMOUNE YASSINE

3 avril 2025• JU REFERE ETR 15 JOURS
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501114

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B d’une demande de provision de 91 110,42 euros en réparation des préjudices résultant de l’illégalité d’un refus de titre de séjour du 17 avril 2022 et de l’inexécution prolongée de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Lyon du 23 janvier 2024. Le juge des référés a accordé une provision de 5 000 euros au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence, estimant que l’obligation de l’État n’était pas sérieusement contestable pour cette fraction. En revanche, il a rejeté les demandes relatives aux préjudices économique, financier et lié à une condamnation judiciaire, faute de lien de causalité direct et certain ou de caractère non sérieusement contestable. La décision applique l’article R. 541-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GHANASSIA

2 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2226127

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B, gérant de la société RBH Le Lucky, contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Le tribunal a rejeté le moyen d'irrégularité de la procédure, jugeant que l'absence de débat contradictoire sur le pourcentage de pertes et offerts concernait la société et non M. B, et que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les impositions supplémentaires.

Avocat : CABINET MABROUK SASSI

1 avril 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2418308

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A... à un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, titulaire d'une carte "vie privée et familiale", était dans l'impossibilité d'effectuer cette démarche via le téléservice "ANEF" prévu par l'arrêté du 31 mars 2023 pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'impossibilité technique de déposer la demande et de l'expiration prochaine du titre.

Avocat : KOUASSI

31 mars 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 495851

Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON;ARVIS

28 mars 2025ECLI:FR:CECHR:2025:495851.20250328• 6ème et 5ème chambres réunies
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501805

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé par plusieurs associations pour suspendre la décision du préfet de l'Isère imposant, à compter du 15 mars 2024, une prise de rendez-vous exclusivement en ligne pour les demandes de titres de séjour, sans alternative physique. Les requérants invoquent l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de cette mesure, arguant notamment de la violation des articles L. 112-8 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du principe d'égal accès au service public et de la loi du 11 février 2005 pour les personnes handicapées. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais la demande porte sur la suspension de l'exécution de la décision préfectorale et l'injonction de mettre en place des solutions alternatives.

Avocat : GHANASSIA

28 mars 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502686

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution des décisions implicites par lesquelles le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour et un récépissé à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité administrative et financière de la requérante, privée de récépissé depuis janvier 2025, et qu'un doute sérieux existait quant à la légalité des décisions au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme B sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer un document provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : GHANASSIA

27 mars 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411515

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d'une demande d'exécution du jugement n° 2201046 du 5 février 2024, qui avait annulé les décisions implicites du préfet du Rhône rejetant les demandes de titre de séjour de M. A et enjoint à l'administration de réexaminer ces demandes. Constatant que la préfète du Rhône n'avait pas justifié avoir exécuté ce jugement, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard à son encontre, à défaut d'exécution avant le 15 mai 2025. Cette décision est fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.

Avocat : HASSID

27 mars 2025• 8ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419653

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé provision par Mme B, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation de Paris en mars 2021. Constatant la carence fautive de l'État à exécuter cette décision et une ordonnance d'injonction, le juge a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Pour la période de carence allant de septembre 2021 à février 2024, durant laquelle Mme B et ses enfants étaient hébergés chez un tiers, le tribunal a accordé une provision de 1 600 euros, déduction faite d'une somme déjà versée.

Avocat : GHANASSIA

27 mars 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502978

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Lors de l’audience, la requérante s’est désistée de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, désistement dont le juge des référés lui a donné acte. Le tribunal l’a admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 700 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : HASSID

26 mars 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204920

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un surveillant pénitentiaire, qui contestait son placement en disponibilité d'office pour raison de santé par le directeur interrégional des services pénitentiaires de Lyon. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une incompétence, une erreur d'appréciation et un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur les avis concordants du comité médical départemental et du conseil médical supérieur, qui avaient reconnu l'inaptitude définitive de l'intéressé à ses fonctions, conformément aux articles L. 822-1, L. 822-2 et L. 514-4 du code général de la fonction publique, ainsi qu'aux articles 27 et 48 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.

Avocat : ASSIER

26 mars 2025• 3ème Chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407570

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aveyron du 2 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation, et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée et des conditions du séjour en France de l'intéressé.

Avocat : DERBALI ASSIA

25 mars 2025• Reconduite à la frontière
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 498836

Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON

25 mars 2025ECLI:FR:CECHS:2025:498836.20250325• 1ère chambre jugeant seule
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 472833

Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON

25 mars 2025ECLI:FR:CECHS:2025:472833.20250325• 1ère chambre jugeant seule
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404082

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en 1ère chambre, a examiné les recours de M. D E A, ressortissant béninois, contre un refus de titre de séjour (26 octobre 2023) et une obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour (20 juin 2024). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que le refus de séjour était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'exception d'illégalité du refus de séjour soulevée contre l'obligation de quitter le territoire a été écartée, et les autres moyens relatifs à la compétence, à la motivation, au défaut d'examen, au délai de départ volontaire, au pays de destination et à l'interdiction de retour ont été jugés infondés.

Avocat : HASSID

25 mars 2025• 1ère chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2200836

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la société Pharmacie du Dos d'Ane, qui sollicitait la condamnation de l'État à l'indemniser de ses préjudices matériel et moral. La société invoquait une rupture d'égalité devant les charges publiques en raison du refus de transfert de son officine en 2013 et de l'autorisation de transfert accordée à une concurrente en 2019. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas d'un préjudice grave et spécial imputable à la décision de 2013, et que sa situation différait de celle de la concurrente, écartant toute faute de l'État. La requête a été rejetée sur le fondement du principe d'égalité devant les charges publiques et du code de la santé publique.

Avocat : SADASSIVAM

24 mars 2025• 3ème chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502163

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à la requérante l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 12 juin 2025. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser 600 euros au conseil de Mme C au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Avocat : GHANASSIA

21 mars 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402438

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 11 janvier 2024 par lequel le préfet de la Loire avait prolongé l'assignation à résidence de M. B, ressortissant géorgien, pour une durée de six mois. Le tribunal a relevé d'office que cette mesure avait été fondée sur l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une assignation à résidence de six mois uniquement en cas d'impossibilité de quitter le territoire. Or, en l'espèce, l'éloignement de M. B constituait une perspective raisonnable, ce qui relevait du régime de l'article L. 731-1 du même code, limité à quarante-cinq jours. Par conséquent, le préfet a méconnu le champ d'application de l'article L. 731-3, entraînant l'annulation de l'arrêté attaqué.

Avocat : HASSID

21 mars 2025• 8ème chambre
CAA13Décision

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-23MA01984

Avocat : BRAND & FAUTRAT;SCP MASSILIA SOCIAL CODE

20 mars 2025• 3ème chambre - formation à 3
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405149

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante arménienne, contestant l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour pour six mois, en application des articles L. 611-1, L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ELATRASSI-DIOME

20 mars 2025• 2 ème Chambre