44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
44 006
Décisions totales
383 581
Ordonnances
385 593
Avec résumé IA
Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES
Avocat : RAYNE - SALOMEZ AVOCATS ASSOCIES
Avocat : AARPI CICCOLINI AVOCATS ASSOCIES
Avocat : ANDRE ANDRE & ASSOCIES - AVOCATS
Avocat : SCP UGGC ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A..., agent du SITREVA, pour contester un arrêté du 23 juin 2022 la plaçant en congé de maladie ordinaire à compter du 17 mai 2022, après un accident de service reconnu. La requérante soutenait que son état de santé n'était pas consolidé et qu'elle devait continuer à bénéficier d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait pu légalement se fonder sur l'avis du conseil médical estimant que l'agent était guéri de son accident depuis le 8 août 2020, et que les certificats médicaux produits ne remettaient pas en cause cette guérison. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 et L. 822-18 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 2006-1391 du 22 décembre 2006.
Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSH & ASSOCIE
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 15 décembre 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Tulle avait révoqué M. B, aide-soignant. Le tribunal a jugé que la matérialité des faits reprochés (manquements au respect des patients et à la dignité) n'était pas établie, faute de témoignages directs probants, et que la sanction de révocation était disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 530-1, L. 533-1 et L. 532-2 du code général de la fonction publique.
Avocat : SELAS GOUT DIAS AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A et Mme E, qui demandaient l’annulation de la décision implicite de rejet de leur demande d’abrogation du plan local d’urbanisme (PLU) de Châtillon, ainsi que des conclusions indemnitaires. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de l’illégalité du PLU (notamment la création d’un espace vert paysager et d’une bande d’inconstructibilité sur leur parcelle), n’étaient pas fondés. Il a considéré que les dispositions contestées étaient conformes aux articles L. 151-23 du code de l’urbanisme et ne révélaient ni erreur manifeste d’appréciation ni rupture d’égalité. En conséquence, la responsabilité de l’EPT Vallée Sud-Grand Paris n’a pas été engagée, et les demandes d’injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Avocat : SEBAN ET ASSOCIES
Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 4 septembre 2023 par laquelle le maire de Villefontaine avait licencié M. A, directeur de cabinet. Le juge a considéré que les motifs invoqués par la commune (perte de confiance fondée sur des manquements professionnels) étaient matériellement inexacts, faute pour la collectivité d’en apporter la preuve. La décision s’appuie sur l’article L. 333-1 du code général de la fonction publique, qui encadre le licenciement des collaborateurs de cabinet. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D C, détenu, qui contestait la décision du 8 décembre 2022 du ministre de la justice prolongeant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que les vices de procédure allégués (absence d'examen médical et de rapport motivé du directeur interrégional) n'étaient pas fondés au regard des articles R. 213-25, R. 213-21 et R. 213-20 du code pénitentiaire. Enfin, le tribunal a considéré que la décision n'était entachée ni d'erreur d'appréciation ni d'erreur de fait, les éléments liés au profil pénal et au statut de détenu particulièrement surveillé justifiant la mesure.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Loire du 16 avril 2025. Cet arrêté imposait à la société Soforec des prescriptions complémentaires (plan de gestion des émissions sonores et mesures acoustiques) pour son installation de traitement de déchets, en raison de plaintes de riverains. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'ayant pas démontré que le coût des mesures, évalué à 170 000 euros, menaçait sa pérennité financière. La requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : PREVOST & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Paragon Transaction. Celle-ci demandait l'annulation de la procédure de mise en concurrence lancée par le ministre de l'éducation nationale pour des prestations d'édition et de livraison de sujets d'examen. Le juge a rappelé que son contrôle se limite au respect des obligations de publicité et de mise en concurrence, et ne peut porter sur l'évaluation des besoins ou les conséquences d'un autre contrat en cours. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux demandes de médiation ou d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D4 AVOCATS ASSOCIES (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de la SCI du 90-94 Avenue de la République, qui demandait la condamnation de la commune de Montgeron à réparer les préjudices subis en raison de décisions et agissements fautifs, notamment le refus illégal d’un permis de construire et l’annulation d’un arrêté interruptif de travaux. La commune a été jugée responsable de fautes de nature à engager sa responsabilité, en raison de l’illégalité de ses décisions, mais le tribunal a rejeté la demande d’indemnisation, estimant que la SCI ne justifiait pas d’un préjudice direct et certain en lien avec ces fautes. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de l’urbanisme, notamment l’article L.152-6.
Avocat : SELARL SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme B de leurs conclusions en annulation et en décharge de rappels d’impôts pour 2019. Les requérants ont maintenu leurs demandes de condamnation de l’État aux dépens et au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté ces conclusions, estimant qu’aucun dépens n’avait été engagé et qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit à la demande de frais irrépétibles. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CARLINI ET ASSOCIES