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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA06Ordonnance

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501177

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes pour inexécution de l'injonction de fournir un hébergement d'urgence à une famille avec deux enfants. Le juge a constaté que l'hébergement effectif n'a été assuré qu'à partir du 7 mars 2025, et que l'accueil de nuit provisoire ne constituait pas une exécution complète de l'obligation fondée sur l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. Pour la période du 18 février au 6 mars 2025, l'astreinte a été modérée et fixée à 900 euros, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

1 avril 2025
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2101119

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la métropole Aix-Marseille-Provence pour obtenir la condamnation solidaire de plusieurs sociétés (Hall Expo, Travaux du Midi, SLH Ingénierie, OTIS, AGR Ascenseurs) à l’indemniser des désordres affectant l’ascenseur de la tribune Est du stade Maurice-David à Aix-en-Provence, sur le fondement de la garantie décennale et de la responsabilité quasi-délictuelle. La métropole demandait le paiement de 107 854,51 € pour les travaux de reprise, 30 000 € pour le préjudice de jouissance et 42 771,14 € pour les frais d’expertise. La société Hall Expo a contesté l’application de la garantie décennale, arguant que l’ascenseur était un élément dissociable et que les désordres étaient apparents à la réception, et a sollicité une limitation des sommes réclamées. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la métropole, estimant que les désordres ne relevaient pas de la garantie décennale et que les autres fondements de responsabilité n’étaient pas établis.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP CHARREL ET ASSOCIES

1 avril 2025• 3ème Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502677

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A et de son époux. Cette mesure vise à déterminer les conditions de la prise en charge de Mme A au centre hospitalier de Digne-les-Bains à compter du 17 mai 2024, suite à des complications alléguées. La décision, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été prise sans opposition de l'hôpital et de son assureur. L'expert désigné devra notamment évaluer la conformité des soins, l'existence d'éventuelles fautes, et chiffrer les préjudices subis.

Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES

1 avril 2025
TA14Décision

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302520

Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 17 juillet 2023 du directeur du CHU de Caen Normandie refusant le renouvellement du contrat à durée déterminée de M. B, aide-soignant. La juridiction a jugé que cette décision, fondée sur des accusations de comportements inappropriés à connotation sexuelle, relevait d’un motif d’intérêt du service mais nécessitait que l’agent soit mis à même de présenter ses observations préalablement. En l’espèce, la convocation tardive (la veille) et l’absence d’information sur la possibilité d’un non-renouvellement ont privé M. B d’une garantie, entachant la décision d’illégalité. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique et les articles L. 533-1 du code général de la fonction publique et L. 911-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL AVVISO AVOCATS ASSOCIES

1 avril 2025• 3ème Chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2100686

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de la société Les charpentiers de la Corse. Celle-ci contestait la passation d’un marché public de travaux (lot n°1) attribué par l’ODARC, invoquant un délai de réception des offres insuffisant, une erreur d’allotissement et une méconnaissance du principe d’égalité de traitement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et a également rejeté la demande indemnitaire subséquente, faute de lien de causalité entre les irrégularités alléguées et le préjudice invoqué. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 3, L. 2113-10 et R. 2143-1 du code de la commande publique.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LONQUEUE-SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS

1 avril 2025• 2ème chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400902

Le Tribunal administratif de Dijon annule la décision du 23 janvier 2024 par laquelle le directeur du centre de détention de Joux-la-Ville a refusé d'affecter immédiatement M. A en régime ordinaire de détention, le maintenant en régime contrôlé. Le tribunal juge que ce maintien, motivé uniquement par l'absence de place disponible, constitue une erreur de droit, car cette hypothèse n'est pas prévue par le règlement intérieur de l'établissement et que le comportement du détenu ne posait plus de difficultés. La décision est annulée sur ce point, mais les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet, M. A ayant été libéré le 21 juin 2024. Les textes appliqués sont le code pénitentiaire et le code de justice administrative.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400975

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. B contestant le refus du directeur du centre de détention de Joux-la-Ville de lui délivrer un permis de visite. Le tribunal a constaté qu’un permis de visite avait été accordé à M. B le 5 avril 2024, postérieurement à l’introduction de sa requête. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation de la décision initiale du 13 février 2024 sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400984

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, détenu au centre de détention de Joux-la-Ville, qui contestait le refus de l'autoriser à acheter un poste de télévision. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne portait pas une atteinte suffisamment grave aux libertés et droits fondamentaux du détenu. La solution retenue est fondée sur l'analyse de la nature et des effets de la mesure, conformément à la jurisprudence administrative relative aux actes de l'administration pénitentiaire.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2106202

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la Métropole européenne de Lille d’une demande de condamnation de la société Carbiolane à lui verser plus de 13 millions d’euros. Cette demande porte sur de nombreux préjudices matériels et d’exploitation, liés à un défaut d’entretien des installations de gaz par la société Carbiolane, et distincts de ceux déjà indemnisés par un protocole transactionnel de 2022. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la Métropole, en se fondant sur l’autorité de la chose jugée attachée à ce protocole transactionnel, qui avait pour objet de solder définitivement tout litige né entre les parties. La décision applique les principes généraux du droit des contrats et de la transaction, sans qu’il soit nécessaire de se référer à un texte spécifique.

Avocat : SCP LONQUEUE-SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème Chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501374

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C B contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 18 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 425-9, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que les décisions étaient légalement justifiées et a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris les demandes d'injonction et d'aide juridictionnelle.

Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS

1 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310573

Le tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B pour contester le refus de l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui délivrer un chèque énergie pour 2022. La requérante soutenait que sa situation fiscale (revenu fiscal de référence de 8 978 euros pour 2,5 parts) lui ouvrait droit à cette aide. Le tribunal a interprété ses conclusions comme dirigées à la fois contre la décision initiale du 5 juillet 2022 et celle rejetant son recours gracieux du 4 août 2022. La solution retenue par le jugement, qui s'appuie sur les articles L. 124-1 et R. 124-1 du code de l'énergie ainsi que sur l'arrêté du 24 février 2021, n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur d'appréciation sur le revenu fiscal de référence.

Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)

1 avril 2025• 11ème chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302164

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par l'association pour la préservation du square Armand de la Rouerie et plusieurs voisins pour demander l'annulation d'un permis de construire délivré le 3 novembre 2022 par la maire de Rennes à la SCCV Rennes Maurepas pour un ensemble de 38 logements. Les requérants invoquaient notamment un vice d'incompétence, une méconnaissance du règlement du PLUi et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, ainsi qu'une obstruction d'un cône de vue préservé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, écartant notamment le défaut de compétence du signataire et l'insuffisance du dossier de demande. La solution retenue est le rejet de la requête, avec application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

1 avril 2025• 5ème Chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205957

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la FAPEL 22, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Trélévern à la SARL RCN Port l'Epine pour la rénovation et l'extension d'un camping. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car l'association n'avait pas produit le récépissé de sa déclaration en préfecture, comme l'exige l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. La demande de régularisation n'a pas été satisfaite, le document fourni étant un récépissé de modification et non de déclaration initiale. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées pour la requérante et les défendeurs.

Avocat : JEANTET ET ASSOCIES

1 avril 2025• 5ème Chambre
TA33Ordonnance

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405045

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A pour contester deux arrêtés du ministre de l’agriculture la plaçant en congé de maladie ordinaire, demandant leur annulation et son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service. En cours d’instance, le ministre a informé le tribunal que Mme A avait été maintenue en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) jusqu’au 30 juin 2025, avec régularisation financière. Mme A s’est alors désistée de ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte du désistement et condamné le ministre à verser 1 500 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET AGORA AVOCATS ASSOCIES

1 avril 2025
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300449

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 11 août 2022 par lequel le maire de Marguerittes avait refusé à M. B un permis de construire pour la réhabilitation d’un bâtiment situé en zone naturelle. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme n’était pas fondé, le projet n’étant pas de nature à porter atteinte au caractère des lieux avoisinants. Il a également écarté le moyen d’incompétence, la délégation de signature étant régulière. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

1 avril 2025• 1ère Chambre
TA87Décision

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301403

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C, agent territorial, pour obtenir réparation des préjudices subis suite à trois accidents de service, dont celui du 9 novembre 2014, imputant une faute à la commune de Châteauroux. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir partielle soulevée par la commune, estimant que la demande préalable de l'agent, bien qu'imprécise sur certains montants, liait suffisamment le contentieux. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la recevabilité de la requête au regard des articles R. 421-1 du code de justice administrative et des principes de la responsabilité administrative.

Avocat : SELARL PHELIP ET ASSOCIES

1 avril 2025• 1ère chambre
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2202833

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SCI La Concorde, qui contestait le refus de permis de construire pour un projet de parking et d'ombrière photovoltaïque sur un terrain grevé d'un emplacement réservé pour un parking relais. Le tribunal a jugé que l'arrêté de refus était suffisamment motivé et que le projet, ayant une destination commerciale, ne correspondait pas à la destination autorisée par le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) pour la zone UE, ni à l'objet de l'emplacement réservé. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 151-41 et R. 151-34 du code de l'urbanisme.

Avocat : ASSOCIATION D'AVOCATS CIANCIARULLO-GARGADENNEC (AARPI)

1 avril 2025• 1ère chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302835

Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de la SARL Avi sécurité privée, qui contestait des rappels de TVA, des amendes pour factures de complaisance et des rectifications d’impôt sur les sociétés. Le tribunal a d’abord constaté que les majorations pour manquement délibéré avaient déjà été dégrevées, rendant irrecevables les conclusions sur ce point. Sur le fond, il a jugé que l’administration avait établi le caractère fictif des prestations facturées par la SARL Anticip Action, radiée du registre du commerce, justifiant le rejet de la TVA déduite et l’application de l’amende prévue à l’article 1737 du code général des impôts. Les charges d’impôt sur les sociétés ont également été rejetées faute de preuve de leur caractère réel et d’intérêt pour l’entreprise. La décision s’appuie sur les articles 272 et 1737 du code général des impôts.

Avocat : GUIDET ET ASSOCIE

1 avril 2025• 2ème Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300825

Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2016. Les requérants invoquaient une irrégularité de procédure, faute de preuve de notification de la proposition de rectification et de la demande de renseignements. Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que la proposition de rectification avait bien été adressée et que la demande de renseignements, transmise par courriel, avait été reçue, permettant aux contribuables de bénéficier du délai de trente jours prévu à l’article L. 11 du livre des procédures fiscales. La décision s’appuie sur les articles L. 10, L. 11 et L. 57 du livre des procédures fiscales.

Avocat : GUIDET ET ASSOCIE

1 avril 2025• 2ème Chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301352

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B, détenu placé à l'isolement, d'une demande d'indemnisation de 11 000 euros pour le préjudice subi du fait de l'illégalité de trois décisions de prolongation de son isolement (22 janvier, 23 avril et 23 juillet 2018). Le tribunal a jugé que l'annulation de la décision du 22 janvier 2018 pour erreur manifeste d'appréciation constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. En revanche, pour les décisions des 23 avril et 23 juillet 2018, le tribunal a estimé que les moyens soulevés (vice de procédure, absence d'avis médical, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés, l'administration ayant respecté les dispositions du code pénitentiaire. Par conséquent, le tribunal a partiellement fait droit à la requête en condamnant l'État à verser une somme de 1 500 euros à M. B, tout en rejetant le surplus de ses conclusions indemnitaires.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

1 avril 2025• 5ème chambre