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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2203817

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du maire de Nice du 13 juin 2022 réglementant la mendicité sur les secteurs touristiques et le domaine public maritime. La juridiction a jugé que le maire avait excédé ses compétences de police municipale prévues aux articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, en édictant une interdiction générale et absolue de la mendicité sans caractériser de troubles avérés à l'ordre public. Cette mesure a été considérée comme disproportionnée et portant une atteinte excessive aux libertés fondamentales, notamment à la liberté d'aller et venir et au principe de fraternité. L'intervention de la Fondation Abbé Pierre a été déclarée recevable.

Avocat : CABINET BARDON & DE FAY - AVOCATS ASSOCIES - BF2A

6 mars 2025• 2ème Chambre
TA06Ordonnance

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501182

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B A d'une demande d'injonction visant à faire enregistrer sa demande d'asile et à obtenir une attestation de demandeur d'asile. Le requérant soutenait que le refus d'enregistrement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, une liberté fondamentale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A avait eu la possibilité de demander l'asile en Italie, pays où il avait résidé pendant neuf ans. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 521-1, L. 521-4 et L. 521-7.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

6 mars 2025
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2411756

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B d'une demande d'expertise et d'une provision suite à une chute sur la voie publique le 6 juin 2024. Le juge des référés a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que les éléments produits (photographies d'un trou sur le trottoir, attestation de témoin, documents médicaux) établissaient suffisamment un défaut d'entretien de l'ouvrage public. En revanche, la demande de provision de 3 000 euros a été rejetée, l'obligation de la métropole Aix-Marseille-Provence n'étant pas considérée comme sérieusement contestable en l'état. La société SMACL a été mise hors de cause, la franchise contractuelle de 300 000 euros n'étant pas atteinte.

Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS

6 mars 2025
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2500262

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A, concernant sa prise en charge au centre hospitalier intercommunal de Manosque à compter du 28 mars 2022. La décision se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la demande utile car les complications survenues sont susceptibles d'engager la responsabilité de l'établissement. L'expert désigné devra notamment examiner les soins prodigués, rechercher d'éventuels manquements, et évaluer les préjudices subis. L'expertise se déroulera au contradictoire du centre hospitalier et de la CPAM du Var.

Avocat : SCP BBLM & ASSOCIÉS

6 mars 2025
TA14Décision

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2201418

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Atelier d'architecture et d'urbanisme de la Bretèque, maître d'œuvre condamné par un précédent jugement à indemniser le Grand port maritime de Rouen pour des désordres affectant les bureaux de la tour radar d'Honfleur. La requérante demandait à être garantie par les sociétés SM étanchéité, Ava, Verseron et Dekra Industrial, responsables selon elle des infiltrations constatées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société Atelier d'architecture et d'urbanisme de la Bretèque ne démontrait pas que les sociétés mises en cause avaient commis des fautes de nature à engager leur responsabilité contractuelle ou décennale à son égard. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité des constructeurs et du contrôleur technique, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Avocat : LENGLET - MALBESIN & ASSOCIES

6 mars 2025• 3ème Chambre
TA30Ordonnance

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203783

Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par Mme A pour contester le refus du président du syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue Gardoise de lui accorder la protection fonctionnelle en raison d’un harcèlement moral. Par un mémoire du 3 mars 2025, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 mars 2025.

Avocat : SCP VINSONNEAU-PALIES-NOY-GAUER ET ASSOCIES (VPNG)

6 mars 2025
TA30Ordonnance

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402299

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la société AITEC d’une demande de résiliation de l’avenant n°2 d’un marché public de conception-réalisation pour la réhabilitation thermique d’un bâtiment du CHU de Nîmes, au motif que cet avenant opérait un changement de titulaire sans mise en concurrence. Le tribunal constate que le CHU a résilié le marché principal le 7 novembre 2024, rendant sans objet les conclusions principales de la requérante. Il rejette comme manifestement irrecevables les conclusions à fin d’injonction de lancer une nouvelle procédure, celles-ci n’étant pas l’accessoire des conclusions principales. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le CHU est condamné à verser 500 euros à la société AITEC au titre des frais de justice.

Avocat : SCP D'AVOCATS CGCB & ASSOCIES

6 mars 2025
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405579

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a été saisi par M. B A et l’Indivision A d’une demande de provision fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, en raison des préjudices subis suite à l’abaissement de la nappe phréatique causé par des travaux publics réalisés par Le Muretain Agglo. Se fondant sur le rapport d’expertise judiciaire, le tribunal a reconnu l’existence d’une créance non sérieusement contestable au bénéfice des requérants, imputant la responsabilité au maître d’ouvrage. Il a ainsi condamné Le Muretain Agglo à verser une provision de 62 980 euros à M. A pour perte d’exploitation, 21 478 euros pour la remise en état du système d’irrigation, et 37 896 euros à l’indivision pour perte de valeur vénale des parcelles, tout en rejetant les autres demandes. La décision applique les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage pour dommages de travaux publics.

Avocat : SELARL DEPUY AVOCATS ET ASSOCIES

6 mars 2025
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501064

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le préfet de l'Ariège d'une demande de suspension d'un permis de construire tacite accordé par le maire de Saurat pour l'aménagement d'une grange en logement en zone agricole. Le préfet soutenait que ce changement de destination était interdit par le plan local d'urbanisme (PLU), qui n'autorise les constructions à usage d'habitation en zone A que pour loger des personnes travaillant sur une exploitation agricole. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que les travaux autorisés ne constituaient pas un changement de destination prohibé mais l'aménagement d'une annexe à une habitation existante, et que le PLU n'interdisait pas la réhabilitation des bâtiments existants en zone agricole sous réserve de compatibilité avec l'activité agricole. La décision s'appuie sur l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et les dispositions du PLU de la commune.

Avocat : SCP COURRECH & ASSOCIES

6 mars 2025
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500851

Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi par M. et Mme A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin à la suspension du permis de construire tacite qui leur avait été accordé. Cette suspension avait été prononcée en raison d'un vice lié à la méconnaissance de l'article UB 9 du plan local d'urbanisme, concernant l'emprise au sol. Les requérants ont produit un arrêté de non-opposition à déclaration préalable du 23 juillet 2024, actant la réduction de l'emprise au sol, ce qui a régularisé le vice. Le tribunal a jugé que ce moyen n'était plus de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du permis, justifiant la levée de la suspension.

Avocat : SCI ZURFLUH-LEBATTEUX-SIZAIRE & ASSOCIES

6 mars 2025
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2208735

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C D dirigée contre la délibération du 20 octobre 2022 du conseil municipal de Bouxwiller. Cette délibération sollicitait la création d’un nouveau périmètre des abords de monuments historiques auprès de la communauté de communes. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que la délibération contestée constituait un acte préparatoire à une décision future de l’autorité administrative compétente, et non une décision faisant grief. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés.

Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

6 mars 2025• 7ème chambre
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2206217

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. D, qui contestait le retrait d’un arrêté de non-opposition à déclaration préalable pour la transformation de portes en fenêtres à Bouxwiller. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car dirigée contre une décision inexistante : le pétitionnaire ayant abandonné son projet, aucune décision de non-opposition n’avait été prise, et donc aucun retrait n’avait eu lieu. En conséquence, les conclusions à fin d’injonction ont également été rejetées. M. D a été condamné à une amende de 1 000 euros pour recours abusif et à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice, sur le fondement des articles R. 741-12 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

6 mars 2025• 7ème chambre
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2205171

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. E, qui contestait l'arrêté du 20 mai 2022 par lequel le maire de Bouxwiller ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de M. A pour la transformation d'une fenêtre en porte et le ravalement de façade. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour M. E d'avoir joint la décision attaquée à sa requête, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. E, y compris ses demandes d'expertise, d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées. La commune de Bouxwiller a obtenu le versement de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

6 mars 2025• 7ème chambre
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2204054

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. E, qui contestait les décisions implicites de non-opposition du maire de Bouxwiller à deux déclarations préalables déposées par M. A pour des travaux de transformation de portes et fenêtres et de ravalement de façade. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant de démontrer l'existence des décisions implicites qu'il attaquait, la commune ayant soutenu sans être contredite que les délais d'instruction n'avaient pas expiré. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées, et M. E a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

6 mars 2025• 7ème chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501246

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Acorel qui contestait l'attribution d'un marché public de comptage de voyageurs par le syndicat mixte Sambre mobilités. La société requérante soutenait notamment que l'offre de l'attributaire, la société Wenius, était anormalement basse, invoquant un écart de prix de 46% et la fragilité financière de cette dernière. Le juge a estimé que le seul écart de prix, sans autre élément démontrant un déséquilibre manifeste de l'offre, ne suffisait pas à caractériser une offre anormalement basse et que la santé financière de l'attributaire n'était pas établie. Par conséquent, le pouvoir adjudicateur n'était pas tenu de déclencher une procédure de vérification, et la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative et du code de la commande publique.

Avocat : LANDOT & ASSOCIES

6 mars 2025
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205431

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, voisin immédiat, contestant un permis de construire délivré par le maire de Merckeghem à M. C pour l’extension de son habitation. Le tribunal a rejeté les moyens du requérant, notamment ceux tirés de l’incomplétude du dossier de demande au regard des articles R. 431-1 et suivants du code de l’urbanisme, et de la méconnaissance des articles L. 111-3, L. 111-4, R. 111-2, R. 111-5 et R. 111-27 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant jugé que M. B ne justifiait pas d’un intérêt à agir, rendant sa demande irrecevable.

Avocat : SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES

6 mars 2025• 5ème Chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2110094

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation du refus implicite de l’établissement public Voies navigables de France (VNF) de lui délivrer une convention d’occupation temporaire pour le stationnement de son bateau-logement à Puteaux. Le tribunal a considéré que la requête était irrecevable, faute d’une motivation suffisante dans le délai de recours contentieux, et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du principe d’égalité, de l’absence de saisine d’une commission ou d’une atteinte au droit de propriété, étaient infondés ou inopérants. La solution retenue s’appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS BOT - NORMAND - CREN & ASSOCIES

6 mars 2025• 5ème Chambre
TA54Décision

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500559

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B, ressortissant sénégalais, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète des Vosges refusant de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge des référés a examiné la requête sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, après avoir admis provisoirement l’intéressé à l’aide juridictionnelle. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES

6 mars 2025
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2201689

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. B A, militaire, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident de trajet du 3 décembre 2018 et le placement en congé de longue durée pour maladie à solde réduite. Le tribunal a jugé que la décision du ministre des armées du 30 mars 2022 était suffisamment motivée et que le refus de reconnaître l'accident comme imputable au service n'était entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, l'accident étant survenu sur un trajet non conforme à l'itinéraire habituel. Il a également estimé que la qualification du congé de longue durée pour maladie était légalement justifiée. Les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées, en application du code de la défense et du code des pensions militaires d'invalidité.

Avocat : TREINS-POULET-VIAN ET ASSOCIÉS

6 mars 2025• 1ère chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302387

Le Tribunal administratif de Grenoble a statué sur la demande de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 3 075,05 euros réclamé à Mme C par la caisse d’allocations familiales de la Drôme. Le juge, appliquant l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation, a examiné la situation de précarité et la bonne foi de la requérante, non contestée, l’indu résultant d’une erreur dans la déclaration de ses ressources. Compte tenu de ses ressources actuelles (chômage, revenu du conjoint de 1 686 euros, charges de 865,55 euros), le tribunal lui a accordé une remise gracieuse partielle de 500 euros, laissant un solde de 464,83 euros. Les conclusions dirigées contre le département d’Île-de-France, étranger au litige, ont été rejetées.

Avocat : SCP CARLINI ET ASSOCIES

6 mars 2025• Juge unique 8