44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
44 027
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : CHABBERT MASSON
Avocat : SELARL BLB ASSOCIES AVOCATS
Avocat : SELARL ORVA-VACCARO & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SARL ELISEA, qui sollicitait la décharge de la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux pour 2020. La société invoquait l’inachèvement de travaux de restructuration au 1er janvier 2020 pour contester son assujettissement. Le tribunal a jugé que la disposition des locaux au sens de l’article 231 ter du code général des impôts résulte de l’achèvement des constructions, indépendamment de leur usage temporaire, et que les travaux, n’affectant pas le gros œuvre, ne faisaient pas perdre aux locaux leur caractère de bureaux. La requête a donc été rejetée.
Avocat : FOUCAUD TCHEKHOFF POCHET ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme G et autres, qui demandaient l'annulation des décisions implicites de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise refusant de retirer ou d'abroger une délibération du 14 décembre 2017 instaurant un permis de louer à Mantes-la-Jolie, ainsi que la convention de mise en œuvre du 25 juin 2021. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'établissement public, l'étendue territoriale du dispositif et son caractère discriminatoire. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour les requérants de justifier d'un intérêt à agir suffisant. Aucun des textes invoqués (notamment l'article L. 635-1 du code de la construction et de l'habitation) n'a été appliqué au fond.
Avocat : SELARL DRAI ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la SAS Cyrusone Paris qui demandait l'annulation de la délibération du 16 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Wissous a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a jugé que la commune était compétente pour adopter cette révision, la compétence en matière de PLU n'ayant pas été transférée à la communauté d'agglomération Paris-Saclay. Il a également écarté les autres moyens de la requête, relatifs à l'irrégularité de la procédure d'enquête publique et à la légalité des dispositions du règlement du PLU limitant les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) en zone UI. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 153-8 du code de l'urbanisme et L. 5216-5 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SCP BOIVIN ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la SAS Paprec Grand Ile-de-France, qui demandait l’annulation de la délibération du 16 décembre 2021 par laquelle la commune de Wissous a approuvé la révision de son plan local d’urbanisme (PLU). La société invoquait plusieurs irrégularités procédurales, notamment l’absence de seconde publication de l’avis d’enquête publique et une saisine insuffisante de la mission régionale d’autorité environnementale (MRAe). Le tribunal a examiné ces moyens à la lumière des articles R. 104-21 et suivants du code de l’urbanisme, ainsi que des dispositions relatives à l’enquête publique. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, le juge estimant que les griefs soulevés n’étaient pas fondés.
Avocat : AARPI GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête du préfet de l'Essonne visant à annuler la délibération du 16 décembre 2021 par laquelle la commune de Wissous a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant recevable le déféré préfectoral. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés par le préfet, notamment l'irrégularité de la procédure d'enquête publique, la méconnaissance des objectifs d'équilibre du code de l'urbanisme, et la légalité des dispositions relatives aux installations classées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, confirmant ainsi la validité de la délibération attaquée. Les textes appliqués incluent les articles L. 101-2, L. 151-13 et L. 111-6 du code de l'urbanisme, ainsi que les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives au déféré préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Toulon, par une ordonnance du 28 janvier 2025, a pris acte du désistement pur et simple de la commune de Saint Maximin La Sainte Baume. Cette dernière avait initialement saisi le tribunal pour obtenir la condamnation de la communauté d'agglomération Provence Verte au titre de la responsabilité contractuelle et de l'enrichissement sans cause, pour un montant total d'environ 1,8 million d'euros. Le désistement est intervenu à la suite d'une médiation acceptée par les deux parties, conformément aux articles L. 213-7 et suivants du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, met ainsi fin à l'instance.
Avocat : GRIMALDI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les recours de Mme A B, ressortissante géorgienne, contestant le refus du préfet de la Vienne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour au titre de la protection temporaire (arrêté du 8 septembre 2022) puis un titre de séjour (arrêté du 13 décembre 2022). La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 581-3 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légalement justifiées.
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions implicites du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour et la délivrance d'une carte de résident à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, s'agissant d'un refus de renouvellement, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire "vie privée et familiale" à M. A dans un délai de deux mois, ainsi qu'un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler sous cinq jours. L'État a également été condamné à verser 600 euros à l'avocat de M. A au titre de l'aide juridictionnelle.
Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Loiret de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d’utilité, dès lors que la préfecture avait déjà fixé un rendez-vous au requérant pour déposer les documents nécessaires à l’instruction de sa demande. La solution retenue est fondée sur l’absence d’urgence ou d’utilité de la mesure au sens des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET PEKETI & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 1er février 2023 suspendant son permis de conduire pour six mois suite à un excès de vitesse. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 15 mai 2023, était tardive, car le délai de recours de deux mois avait commencé à courir dès la première notification de l'arrêté le 10 février 2023, conformément aux articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. La solution retenue est donc l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, sans examen des moyens de fond invoqués par le requérant.
Avocat : SCP PELLETIER & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C contestant l'arrêté préfectoral du 9 novembre 2023 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a d'abord écarté l'exception d'irrecevabilité des pièces du préfet, rappelant que l'article R. 414-3 du code de justice administrative ne s'applique qu'aux requérants. Sur le fond, il a validé la compétence du signataire de l'arrêté, une délégation de signature régulière ayant été publiée. Enfin, le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, la décision de suspension relevant de l'article L. 224-2 du code de la route et n'étant pas soumise à l'obligation de motivation prévue par le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP BLOCQUAUX & ASSOCIÉS