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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2200888

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de l'Oniam ou, à titre subsidiaire, du CHU de Limoges à l'indemniser des préjudices subis suite à une intervention chirurgicale du 27 mars 2014. La responsabilité sans faute de l'Oniam n'a pas été retenue, car le dommage ne remplissait pas la condition d'anormalité au regard de l'état de santé initial et de l'évolution prévisible, et les seuils de gravité requis par le code de la santé publique n'étaient pas atteints. La responsabilité pour faute du CHU de Limoges a également été écartée, aucun défaut d'information n'étant établi. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : BIROT - RAVAUT ET ASSOCIES

12 novembre 2024• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201864

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, qui contestait la décision de Corrèze Habitat mettant fin à sa disponibilité pour convenances personnelles. Le tribunal a jugé que le placement en disponibilité de la requérante était irrégulier car il visait en réalité à lui permettre d'exercer de nouvelles fonctions sous contrat, ce qui est interdit par le décret n°86-68 du 13 janvier 1986. L'administration se trouvait en situation de compétence liée pour mettre fin à cette situation illégale, rendant inopérants les moyens soulevés. La demande de Mme D a donc été rejetée, de même que ses conclusions au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

12 novembre 2024• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401190

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des héritiers de M. O Comte, décédé suite à une pancréatite aiguë post-opératoire au CHU de Limoges. L'expert devra évaluer la conformité de la prise en charge du patient du 20 au 30 mars 2024 et chiffrer ses préjudices. Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est jugée utile dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité médicale. Les réserves et protestations formulées par les parties (CHU, ONIAM, assureur) sont sans incidence sur l'octroi de l'expertise.

Avocat : Jasper avocats Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle

12 novembre 2024
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2204188

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B, professeure des écoles, contestant le refus implicite de l'académie de Créteil de la reclasser au 3ème échelon de son corps à compter du 1er septembre 2020. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le recteur, estimant que Mme B justifiait de l'existence d'une décision implicite de rejet et que l'arrêté de promotion au 2ème échelon n'avait pas été régulièrement notifié. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'application de l'article 11-5 du décret n°51-1423 du 5 décembre 1951, relatif à la prise en compte de l'ancienneté pour le reclassement des fonctionnaires de l'enseignement.

Avocat : SELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES

12 novembre 2024• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2206465

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 7 mars 2022 par laquelle l'établissement public de santé de Ville-Evrard a refusé de reconnaître l'accident de Mme A, survenu le 30 novembre 2021, comme un accident de service. Le tribunal juge que l'accident, survenu au domicile de l'agent pendant son temps de télétravail alors qu'elle se rendait aux toilettes, est présumé imputable au service en application de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 (devenu L. 822-18 du code général de la fonction publique) et de l'article 6 du décret du 11 février 2016. La solution retenue est fondée sur une erreur d'appréciation de l'administration, en l'absence de preuve contraire et compte tenu de l'avis favorable de la commission de réforme.

Avocat : WENGER FRANÇAIS ET ASSOCIÉS

12 novembre 2024• 3ème chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427511

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Poyet-Motte. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché public de fournitures de couvertures lancé par le ministère de la justice, en invoquant notamment un défaut d'information sur les motifs du rejet de son offre, une pondération erronée des critères et une notation anormalement basse. Le juge a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la société requérante n'établissait pas que les manquements allégués étaient susceptibles de l'avoir lésée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET BUES ET ASSOCIES (AARPI)

12 novembre 2024
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402452

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de M. A visant à ordonner une expertise médicale relative à sa prise en charge par le CHU de Rouen à compter du 25 décembre 2022. Le tribunal désigne un expert unique, le professeur C B, avec une mission large incluant l'évaluation des soins, la recherche d'une éventuelle infection nosocomiale, la détermination des responsabilités et le chiffrage des préjudices subis. L'expert devra déposer son rapport sous six mois, et les frais seront ultérieurement liquidés par le président du tribunal.

Avocat : Jasper avocats Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle

12 novembre 2024
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412504

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi en référé suspension par M. C, adjoint technique révoqué par le maire de Bonneuil-sur-Marne pour des faits de vol en réunion. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, caractérisée par la perte de revenus, et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a rejeté la requête, estimant que la sanction de révocation, bien que plus sévère que l'avis du conseil de discipline, n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des faits et de la condamnation pénale définitive. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code général de la fonction publique.

Avocat : BAZIN & ASSOCIES

12 novembre 2024
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202003

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du maire de Vendin-lès-Béthune du 9 septembre 2020 s'opposant à sa demande de raccordement provisoire au réseau électrique. Le tribunal a jugé que, bien que présenté comme provisoire, le raccordement sollicité présentait un caractère définitif car lié à une installation habituelle et récurrente, justifiant ainsi l'opposition du maire sur le fondement de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, notamment tirés du vice de procédure et de la violation de la convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.

Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES

12 novembre 2024• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202004

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du maire de Vendin-lès-Béthune refusant un raccordement provisoire au réseau d'eau. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour s'opposer à ce raccordement, car, malgré son caractère provisoire allégué, il était lié à une installation habituelle et récurrente, ce qui le qualifiait de définitif au sens de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme. La solution retenue écarte les moyens d'incompétence et de vice de procédure, confirmant la légalité de la décision attaquée.

Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES

12 novembre 2024• 2ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2203956

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du maire de Poncins du 20 décembre 2021 s'opposant à la déclaration préalable de M. A pour la construction d'une piscine, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La décision est annulée car l'opposition, notifiée après l'expiration du délai d'instruction d'un mois prévu à l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme, constitue un retrait illégal d'une décision tacite de non-opposition. De plus, la motivation de l'arrêté est insuffisante au regard de l'article L. 424-3 du même code. La commune est condamnée à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

12 novembre 2024• 1ère chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2201377

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A, ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé par une autorité bénéficiant d'une délégation et qu'il comportait les considérations de droit et de fait requises. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'état de santé.

Avocat : TSHEFU ET ASSOCIES

12 novembre 2024
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2200713

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SAS Euromeditrade contestant la décision du maire de Marseille du 24 août 2021 exerçant le droit de préemption urbain sur la cession d'un droit au bail. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant inopérants les vices de procédure tirés de l'absence de transmission au directeur départemental des finances publiques (article R. 214-4-1 du code de l'urbanisme) et de consignation (article L. 213-4-1), la surface de vente de 79 m² étant inférieure au seuil de 300 m² et un accord amiable ayant été trouvé. Il a également estimé que la motivation de la décision était suffisante et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était établie. La demande d'indemnisation et les frais de justice ont été rejetés.

Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES

12 novembre 2024• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301776

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la société Levant'in contestant la décision de la métropole d'Aix-Marseille-Provence (MAMP) du 12 septembre 2022 la mettant en demeure de libérer un emplacement sur le Vieux-Port de Marseille. La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de mise en concurrence pour l'attribution d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public maritime et le caractère illégal du retrait d'une décision favorable de la commission consultative. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure de sélection avait été régulière et que la MAMP était fondée à mettre fin aux négociations et à exiger la libération des lieux. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement du code général de la propriété des personnes publiques et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SELARL CABANES NEVEU ASSOCIES

12 novembre 2024• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2416480

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi en référé suspension par une fonctionnaire hospitalière contestant son placement en disponibilité d'office pour raison de santé, qui a mis fin à son congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et réduit son traitement de moitié. La requérante invoquait l'urgence financière et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation, absence de saisine du conseil médical et erreur de droit. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas de l'impossibilité de bénéficier de l'allocation de retour à l'emploi ni de démarches en ce sens, et que la saisine tardive du juge (cinq mois après la décision) contredisait l'urgence alléguée. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la disponibilité d'office.

Avocat : HOUDART ET ASSOCIÉS

12 novembre 2024
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2400579

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par les parents d’un élève pour contester une sanction d’exclusion temporaire de trois jours prononcée par le proviseur du lycée des Lombards, ainsi que le rejet implicite de leur recours par le recteur de l’académie de Reims. Le tribunal a constaté que la décision initiale du proviseur avait été retirée et que, en application de l’article R. 511-13 du code de l’éducation, la sanction ne pouvait plus figurer au dossier de l’élève. Il a également rappelé que, conformément aux articles R. 511-49 et R. 511-53 du même code, seul le rejet implicite du recteur, substitué à la décision initiale, était susceptible de recours. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision implicite du recteur et rejeté le surplus des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.

Avocat : SCP ACG & ASSOCIES

12 novembre 2024
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2400580

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par les parents d’un élève pour contester une sanction d’exclusion temporaire de trois jours prononcée par le proviseur du lycée des Lombards à Troyes, ainsi que le rejet implicite de leur recours par le recteur de l’académie de Reims. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, car la décision initiale avait été retirée et la sanction, en application de l’article R. 511-13 du code de l’éducation, ne pouvait plus figurer au dossier de l’élève après un an. Par ailleurs, les requérants étaient irrecevables à contester directement la décision du proviseur, celle-ci ayant été substituée par la décision implicite du recteur. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SCP ACG & ASSOCIES

12 novembre 2024
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406348

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de la société Philippe Védiaud Publicité, qui contestait l'attribution d'un contrat de concession de services pour des mobiliers urbains publicitaires par la commune de Ploërmel. La requête en annulation des décisions de la commune et en reprise de la procédure est ainsi devenue sans objet. Le juge a rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

12 novembre 2024
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303682

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’école nationale supérieure d’ingénieurs de l’université de Bretagne Sud (ENSIBS) mettant fin à une convention et lui retirant une responsabilité pédagogique. Par un acte enregistré le 1er novembre 2024, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 12 novembre 2024. Il a également rejeté les conclusions de l’université tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

12 novembre 2024
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2009243

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation collégiale, était saisi de deux requêtes concernant le licenciement d'une salariée protégée, Mme A, employée par la société Chocolat Mathez. La première requête de l'employeur contestait le refus initial d'autorisation de licenciement par l'inspectrice du travail, tandis que la seconde requête de la salariée attaquait la décision du ministre du travail qui, après avoir retiré ce refus, a finalement autorisé le licenciement. Le tribunal a rejeté la requête de la société Chocolat Mathez et annulé la décision ministérielle du 31 mars 2021 autorisant le licenciement, au motif que les faits reprochés à Mme A n'étaient pas d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés, notamment l'article R. 2421-16.

Avocat : SELARL BRIHI KOSKAS & ASSOCIES

12 novembre 2024• 9ème chambre