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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 751 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 751

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 518

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BAEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600459

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, suspend l'exécution de l'arrêté du 3 février 2026 par lequel le préfet de Mayotte a obligé M. B..., ressortissant malgache, à quitter le territoire français. Le juge estime que la condition d'urgence est remplie et que la mesure d'éloignement, prise alors que l'intéressé réside à Mayotte depuis l'enfance, y a suivi toute sa scolarité et y dispose d'attaches familiales, porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours.

Avocat : BAYON

6 février 2026
TA83Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502930

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en urgence, liquide définitivement l'astreinte prononcée contre l'État pour défaut de relogement d'une personne reconnue prioritaire. Il condamne l'État à verser 400 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement pour le mois de novembre 2025, le relogement ayant été effectué en décembre 2025. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DEBARD

6 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2204419

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales, ainsi que des pénalités, suite à un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle du requérant, dirigeant d'une EURL. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions contestées. Il estime que l'administration n'a pas méconnu la "règle du double" de l'article L. 16 du Livre des Procédures Fiscales (LPF) en comparant les crédits bancaires totaux du requérant à ses revenus déclarés initiaux, et non aux revenus rehaussés après vérification. Par ailleurs, le requérant ne démontre pas que sa société n'était pas soumise à l'impôt sur les sociétés, ce qui est essentiel pour l'application de l'article 111 c) du Code Général des Impôts (CGI) concernant les rémunérations occultes. **Textes appliqués** : Articles L. 16 et L. 69 du Livre des Procédures Fiscales (LPF), et article 111 c) du Code Général des Impôts

Avocat : GUEY-BALGAIRIES

6 février 2026• 7ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406703

Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à verser 1 900 euros à M. C... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement de sa famille, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 4 juillet 2023. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 4 janvier 2024, date d'expiration du délai de six mois imparti au préfet des Alpes-Maritimes pour proposer un logement. L'indemnité, fixée à 1 900 euros pour six personnes, couvre la période allant jusqu'au 3 avril 2025, date de la signature du bail par le requérant. Cette solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SELARL CABINET FRANCK BANERE

6 février 2026• Magistrat Mme SORIN
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601725

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour. La requérante, de nationalité tunisienne, avait sollicité le renouvellement de sa carte de séjour "salarié" et s'était vu remettre un dernier récépissé valable jusqu'au 31 décembre 2025. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a considéré que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : BALDÉ

6 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600418

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 3 février 2026 par lequel le préfet de Mayotte obligeait Mme B..., ressortissante comorienne, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et à l'intérêt supérieur de son enfant français, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'imminence de l'éloignement.

Avocat : BAYON

6 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205462

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Pharmacie Rebiai, qui demandait le remboursement d'un crédit de TVA déductible au titre de mars 2022. La juridiction a jugé que la société n'avait pas apporté les précisions suffisantes pour démontrer le bien-fondé de sa demande et a rappelé que, selon les articles 271 et 278 du code général des impôts, les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro de la COVID-19 étaient soumis à un taux de TVA de 0% pendant la période concernée, ce qui exclut tout droit à déduction. La demande de condamnation de l'État aux frais de procédure a également été rejetée au regard des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GUEY-BALGAIRIES

6 février 2026• 7ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 504107

Avocat : BALAT

5 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:504107.20260205• 7ème chambre jugeant seule
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1715433

Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement d'instance de la société SODIDOUAI dans son recours visant une décharge partielle de la contribution au service public de l'électricité. Cette décision fait suite à la signature par la société d'une proposition de transaction émise par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), acceptée comme désistement. La juridiction fonde son ordonnance sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et le décret n° 2020-1320 du 30 octobre 2020.

Avocat : CABINET VAUBAN (SELARL)

5 février 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301975

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme C..., éducatrice au Foyer de l’enfance des Alpes-Maritimes, et son assureur, le groupe Maif, pour obtenir réparation des préjudices résultant d’un coup de pied porté par un mineur confié au département des Alpes-Maritimes. Le tribunal a examiné la responsabilité sans faute du département sur le fondement des articles L.222-5 du code de l’action sociale et des familles et 375-3 du code civil, qui transfèrent la garde du mineur au service départemental. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a rejeté les conclusions des requérants, le département et le Foyer de l’enfance ayant conclu au rejet de la requête.

Avocat : SELARL BRL - BAUDUCCO - ROTA - LHOTELLIER

5 février 2026• 1ère chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2403460

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015 et 2016. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins de décharge, tout en maintenant sa demande de remboursement de frais sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre cette somme à la charge de l’État.

Avocat : BANCHETRI

5 février 2026
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502056

**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale préalable dans le cadre d'un litige relatif à la prise en charge hospitalière ayant conduit au décès d'un patient. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Limoges (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande et ordonne une expertise. Il désigne un médecin expert unique (et non un collège comme le demandait l'hôpital) pour évaluer la conformité des soins. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure d'expertise utile en vue d'un litige principal. La mission de l'expert portera sur l'existence éventuelle de fautes dans la prise en charge.

Avocat : SEBAN AUVERGNE

5 février 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400916

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné deux requêtes de Mme B..., agent du Foyer de l'enfance des Alpes-Maritimes. La première conteste son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé à compter du 4 septembre 2023, et la seconde conteste le titre de recette émis pour un trop-perçu de salaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B..., jugeant que la décision de placement en disponibilité d'office était légale, l'administration n'étant pas tenue de fixer une durée précise et l'agent ayant épuisé ses droits à congé. Par conséquent, le titre de recette fondé sur cette décision a été validé. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le décret n°88-976 du 13 octobre 1988.

Avocat : BAZIN & ASSOCIES

5 février 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301977

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme C..., éducatrice blessée lors d'une altercation avec un mineur confié au Foyer de l'enfance des Alpes-Maritimes, et son assureur, le groupe Maif, pour obtenir réparation des préjudices subis. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du département des Alpes-Maritimes est engagée pour les dommages causés aux tiers par un mineur dont il a la charge en vertu des articles L.222-5 du code de l'action sociale et des familles et 375-3 du code civil. En conséquence, le département a été condamné à verser 28.387,65 € à Mme C... et 10.929,29 € au groupe Maif, la demande de condamnation solidaire avec le Foyer de l'enfance étant rejetée.

Avocat : SELARL BRL - BAUDUCCO - ROTA - LHOTELLIER

5 février 2026• 1ère chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308334

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une société évincée d'une procédure de marché public pour transfert d'activités industrielles de la RATP. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de 3e Section - 1re Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Bouygues E&S Maintenance industrielle, considérant que la RATP n'a commis aucune faute en écartant son offre, cette dernière ayant été jugée irrégulière par le juge des référés pour absence de licence de transport nécessaire. **Textes appliqués** : Le litige est examiné dans le cadre du code de la commande publique et du code de justice administrative (notamment l'article L. 761-1 concernant les frais irrépétibles).

Avocat : SELARL CABANES AVOCATS

5 février 2026• 3e Section - 1re Chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600398

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de la SARL Axefor visant à annuler le rejet de son offre dans un marché public de formation. La juridiction a jugé la demande irrecevable car le contrat avait déjà été signé avant l'introduction du recours, ce qui exclut l'application de la procédure précontractuelle de l'article L. 551-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée entre les parties.

Avocat : SELARL CABANES AVOCATS

5 février 2026
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301116

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires du Logis des Fleurs contre la commune de Saint-Raphaël. Le tribunal a jugé que le litige, portant sur une canalisation d'eaux pluviales et une demande de dommages-intérêts, relevait de la compétence de l'ordre judiciaire en raison de l'existence d'une convention de servitude, et non du juge administratif. Par conséquent, il s'est déclaré incompétent pour statuer sur les demandes d'indemnisation et d'injonctions de travaux.

Avocat : LUCIEN-BAUGAS

5 février 2026• 3ème chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2300504

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête du syndicat CGT visant à annuler partiellement une délibération du département de la Haute-Vienne modifiant les modalités du RIFSEEP, notamment pour le complément indemnitaire annuel (CIA). La juridiction a jugé que la délibération, signée par la commission permanente, était régulière et n'était entachée ni d'incompétence, ni d'erreur de droit dans l'application des articles L.714-4 et L.714-5 du code général de la fonction publique, ni de méconnaissance du principe d'égalité. Le tribunal a également rejeté la demande d'injonction et a mis une partie des frais à la charge du syndicat requérant.

Avocat : BAZIN & ASSOCIÉS

5 février 2026• 1ère chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312792

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de la SELAS BIO-CLINIC, qui contestait des rappels de taxe sur les salaires pour 2020. Le tribunal juge que les rémunérations versées aux biologistes coresponsables, même en qualité de travailleurs indépendants, entrent bien dans l'assiette de la taxe sur les salaires définie par l'article 231 du code général des impôts, car celle-ci inclut les revenus professionnels soumis à la contribution sociale généralisée (articles L. 136-1 et L. 136-1-1 du code de la sécurité sociale). La demande de condamnation de l'État aux frais est également rejetée.

Avocat : MBA & ASSOCIES

5 février 2026• 5ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522897

**Sujet principal** : Demande de mesures provisoires (référé) par une ancienne agent communal concernant le paiement de sommes dues et la délivrance de documents liés à la cessation de son contrat. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette l'intégralité des demandes de la requérante. Il constate, sur la base de l'instruction, que les indemnités de fin de contrat et de congés, ainsi que les rémunérations pendant le congé annuel, ont déjà été versées, et que les documents (attestation France Travail, certificat de travail) ont été délivrés. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du Code de justice administrative, relatif à l'octroi d'une provision lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, n'a pas trouvé à s'appliquer en l'espèce. La demande de la commune de condamner la requérante à des frais irrépétibles (article L. 761-1 du même code) est également rejetée.

Avocat : SEBAN ET ASSOCIÉS

4 février 2026