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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 973 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 973

Décisions totales

383 581

Ordonnances

295 753

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BAEffacer tout
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408816

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B. visant à contester l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La juridiction retient l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, estimant que le recours contentieux a été introduit hors délai. Elle fonde sa décision sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, constatant que le recours gracieux, exercé en 2023, n'a pas pu proroger un délai de recours contentieux déjà expiré depuis la notification de la décision en 2017.

Avocat : CABINET CROUVIZIER & BANTZ (SCP)

24 février 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603261

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande d'une association visant à enjoindre à plusieurs autorités administratives de produire une attestation de détention ou de non-détention de documents relatifs à des autorisations de survol aérien. Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas caractérisée, notamment parce que l'association a déjà pu engager des recours au fond sur le même objet. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : DORADO-ESCOBAR

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
24 février 2026
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400127

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... C..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que l'administration pouvait légalement refuser le séjour pour des motifs d'ordre public, malgré la qualité de parent d'un enfant français du requérant, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également écarté le vice de procédure invoqué, considérant qu'il n'affectait pas la légalité de la décision.

Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU

24 février 2026• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400937

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté municipal de mise en demeure de débroussailler, pris sur le fondement de l'article L. 2213-25 du code général des collectivités territoriales. Le juge a estimé que les parcelles, bien qu'enclavées dans une zone d'habitation et comportant une maison inachevée, ne pouvaient être qualifiées de "parties de terrain non bâties" au sens du texte, car elles constituent le jardin de cette habitation. Par ailleurs, le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions reconventionnelles de la commune visant à obtenir le remboursement des frais d'intervention.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE - BOUCHERLE - MAGNE- MONS-BARIAUD

24 février 2026• 2ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504774

Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a annulé les décisions préfectorales du 6 décembre 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant égyptien. Le juge a retenu que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que le requérant justifiait par des pièces probantes et convergentes d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois.

Avocat : TRUGNAN BATTIKH

24 février 2026• 4ème chambre
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506874

Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un certificat de suspension de sa pension civile de retraite, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-13 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d’Orléans, compétent car le paiement de la pension relève du centre de gestion des retraites de Tours, situé dans le ressort de cette juridiction.

Avocat : SCP PRADON-BABY CHATRY-LAFFORGUE

24 février 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600263

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante haïtienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la requérante avait déjà obtenu un récépissé valable jusqu'au 26 avril 2026, antérieurement à l'introduction de sa requête. Par conséquent, les conclusions aux fins d'injonction étaient dépourvues d'objet dès leur introduction et ont été rejetées comme manifestement irrecevables.

Avocat : BALIMA

24 février 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405723

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus implicite de visa de long séjour en qualité de salarié. La décision attaquée, née du silence de la commission de recours, s’est appropriée les motifs consulaires tirés d’un risque de détournement de l’objet du visa et du caractère incomplet ou non fiable des informations fournies. Le tribunal a jugé que la possession d’un contrat de travail visé ne fait pas obstacle à un refus fondé sur un motif d’intérêt général, et a écarté les moyens d’insuffisance de motivation, d’irrégularité de procédure et d’erreur d’appréciation. La solution s’appuie sur les articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article L. 5221-2 du code du travail.

Avocat : BAUTES

24 février 2026• 11ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500762

Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 3 février 2025 par laquelle la préfète des Vosges a retiré le permis de conduire de M. B... pour fraude. Le juge a relevé d'office que l'administration, en situation de compétence liée après l'invalidation de l'épreuve théorique, n'avait pas le pouvoir discrétionnaire de retirer le permis et devait appliquer strictement l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012. La décision attaquée est donc illégale.

Avocat : SCP CROUVIZIER-BANTZ

24 février 2026• Juge unique (Chambre 1)
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502456

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de Mme A... visant à annuler l'invalidation de son épreuve théorique du permis de conduire (décision du 24 octobre 2024) et la nullité subséquente de son permis (décision du 7 juillet 2025). Le juge a considéré que l'administration avait légalement établi, par des éléments probants, que l'épreuve théorique avait été obtenue frauduleusement, ce qui justifiait l'invalidation et entraînait la nullité du permis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route, du code des relations entre le public et l'administration et de l'arrêté du 20 avril 2012.

Avocat : SCP CROUVIZIER-BANTZ

24 février 2026• Juge unique (Chambre 1)
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2413374

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par le préfet des Bouches-du-Rhône d’un déféré en annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Pélissanne pour une maison individuelle en zone agricole (A) du PLU. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la méconnaissance de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, faute pour les pétitionnaires d’établir l’absence de notification du recours gracieux. Sur le fond, le tribunal a annulé le permis de construire, jugeant que la construction à usage d’habitation n’était pas nécessaire à l’exploitation agricole des pétitionnaires, en méconnaissance des articles A1 et A2 du PLU. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté municipal.

Avocat : BARRIONUEVO DANIEL

24 février 2026• 10eme Chambre
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600593

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 25 décembre 2025, qui lui retirait quatre points et invalidait son permis de conduire pour solde nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas examinée, car le moyen soulevé — la contestation de la matérialité des infractions au motif que le véhicule avait été cédé — relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire, et non du juge administratif. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : ASSOCIATION MARAND-GOMBAR MALGORN

24 février 2026
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601325

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant l’annulation du refus implicite d’abroger un arrêté préfectoral de 2022 lui refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que la demande d’abrogation, formée après l’expiration des délais de recours, était simplement confirmative de la décision initiale devenue définitive, en l’absence de tout changement de circonstances de fait ou de droit. Cette solution est fondée sur l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration et l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : BALDE

24 février 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200170

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de permis de construire modificatif opposé par le maire de Sixt-Fer-à-Cheval. Les conclusions dirigées contre l’avis de l’architecte des bâtiments de France ont été jugées irrecevables, cet avis ne pouvant être contesté qu’à l’appui d’un recours contre la décision de refus. Sur le fond, le tribunal a estimé que le maire pouvait légalement se fonder sur l’atteinte au site inscrit, justifiée par l’enrochement projeté, et sur le risque de glissement de terrain, en application de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme. La solution retenue confirme ainsi la légalité de l’arrêté municipal.

Avocat : SELARL ARNAUD BASTID

24 février 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312095

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de titre de séjour du préfet de la Loire-Atlantique. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

24 février 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313877

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme A... contre l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a jugé que la décision du ministre de l'intérieur du 17 février 2023 s'était substituée à celle de la préfète, rendant irrecevable le moyen d'incompétence du signataire. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Cette solution s'appuie sur les articles 45 et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux naturalisations.

Avocat : SCP AMBRY - BARAKE - ASTIE

24 février 2026• 3ème Chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600238

Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 2 février 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation, malgré l'absence de mention de la relation de couple invoquée. Il a également jugé que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée, au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée irrégulière et du non-respect de précédentes mesures d'éloignement.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI

24 février 2026• Réconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304805

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. D... contre les décisions médicales et ministérielles le déclarant inapte à un engagement dans la réserve opérationnelle de la police nationale. Le tribunal a jugé que la décision du médecin-chef du 26 décembre 2022, confirmant l'inaptitude, n'était pas une décision administrative susceptible de recours mais un acte préparatoire, et a donc rejeté les conclusions dirigées contre elle comme irrecevables. Concernant la décision du ministre de l'intérieur du 22 février 2024, le tribunal a estimé qu'elle était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en appliquant l'arrêté du 29 mars 2021 relatif au profil médical d'aptitude, malgré l'amélioration de l'acuité visuelle du requérant postérieure à l'examen médical initial. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : BARDOUL

24 février 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406405

Le Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre) a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui s'était substituée à la décision consulaire lui refusant un visa de long séjour dit "de retour". La requérante soutenait notamment que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'une erreur de fait, car elle n'avait jamais fait l'objet d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision implicite de la commission, s'appropriant les motifs consulaires (existence d'une interdiction de retour), était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également écarté le moyen d'incompétence comme inopérant, la décision de la commission se substituant à celle du consul.

Avocat : CHABAL

24 février 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406890

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de M. H... K..., Mme G... C... (agissant pour leurs enfants mineurs) et M. I... K..., contestant le refus de visas de long séjour au titre de la réunification familiale avec B... K..., réfugiée. Le tribunal a jugé que la décision implicite de la commission de recours s'était substituée aux décisions consulaires initiales du 13 novembre 2023. Il a annulé cette décision de la commission, estimant que le refus de visa était entaché d'une erreur de droit en ce qu'il appliquait les règles du regroupement familial classique au lieu des dispositions spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables aux réfugiés.

Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA

24 février 2026• 11ème chambre