4 751 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 751
Décisions totales
383 581
Ordonnances
298 357
Avec résumé IA
Avocat : BAGARD
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. F... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 460,55 euros pour la période de mars 2021 à mai 2022. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que la signataire de la décision attaquée bénéficiait d'une délégation de signature régulière. Sur le bien-fondé de l'indu, le tribunal a appliqué les articles L. 262-2 et L. 262-3 du Code de l'action sociale et des familles, qui prévoient que le RSA est calculé en fonction des ressources du foyer. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. F..., incluant la décharge de l'indu et la remise gracieuse.
Avocat : BAUTES
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Korrigan. Celle-ci réclamait le paiement du solde du prix forfaitaire de deux marchés de dégraffittage et désaffichage conclus avec la ville de Paris, pour un montant total de 1 515 918,90 euros HT. Le tribunal a estimé que l'obligation de paiement était sérieusement contestable, dès lors que les parties avaient réduit la durée des marchés par avenant et que la somme réclamée correspondait à des prestations postérieures à la nouvelle date de fin des contrats, dont la réalité n'était pas établie. La demande de provision a donc été rejetée.
Avocat : SELARL CABANES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. C..., ressortissant espagnol, contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault de lui accorder la prime d'activité. La juridiction a relevé que le recours administratif préalable obligatoire formé par l'intéressé auprès de la commission de recours amiable avait été rejeté comme irrecevable en raison de sa tardiveté. En application des articles L. 845-2 et R. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce recours préalable constitue une condition de recevabilité du recours contentieux. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de M. C... comme irrecevable.
Avocat : BADJI-OUALI
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de son certificat de résidence "commerçant". Le tribunal a estimé que la demande de renouvellement, déposée le 31 janvier 2025, était tardive car présentée après l'expiration du délai réglementaire de deux mois précédant la fin de validité du titre, fixé au 21 janvier 2025. En application des articles R. 431-5 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A n'était pas fondé à obtenir un récépissé.
Avocat : BACHTLI
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. B, ressortissant algérien gravement malade, afin de lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. La juridiction a retenu que l'impossibilité persistante, depuis plus d'un an, d'utiliser la plateforme numérique "ANEF" en raison de dysfonctionnements techniques constituait une situation d'urgence et justifiait une mesure utile. Cette solution s'appuie sur l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BATAILLE
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Sofuldec. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché de désamiantage et de déconstruction lancée par la commune de Dompierre-sur-Yon, en invoquant un défaut de communication d'informations (article R. 2181-2 du code de la commande publique), une dénaturation de son offre et un défaut de transparence des critères. Le juge a estimé que la société requérante ne démontrait pas que les manquements allégués étaient susceptibles de l'avoir lésée, condition nécessaire pour agir sur ce fondement. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : BARDOUL
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’une demande d’annulation d’un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour six mois. Constatant que le requérant résidait à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, le tribunal s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : BARBE
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SARL Delta Industrie Service, qui contestait la remise en cause d’un crédit d’impôt recherche (CIR) pour les années 2017 et 2018. La société invoquait un défaut de motivation de la proposition de rectification et l’éligibilité de ses projets de recherche appliquée et développement expérimental. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, permettant à la société de présenter utilement ses observations. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans se prononcer sur le bien-fondé des rectifications. Les textes appliqués sont l’article L. 57 du livre des procédures fiscales et l’article R. 57-1 du même code.
Avocat : BANCHETRI
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant le retrait d'une subvention de l'ANAH pour des travaux d'habitat, accordée en 2018, et l'ordre de reversement de 9 960 euros. La décision de retrait était fondée sur le non-respect par la requérante de son engagement d'occuper personnellement le logement pendant six ans, suite à son déménagement pour raisons de santé et à la vente du bien. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de vice de procédure (absence d'avis de la CLAH) et d'erreur d'appréciation, jugeant la procédure régulière au regard du règlement général de l'ANAH et du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A..., confirmant la légalité des décisions de l'ANAH.
Avocat : BAULIMON
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Durst Image Technologie France, contestant des rehaussements d'impôt sur les sociétés, de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises et de retenue à la source pour les années 2015 et 2016. Ces rectifications, fondées sur l'article 57 du code général des impôts, visaient un présumé transfert de bénéfices vers sa société mère autrichienne, en raison de sa situation déficitaire persistante. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas établi l'existence d'un écart de prix par comparaison avec des entreprises similaires ou des transactions avec des tiers indépendants, condition nécessaire pour appliquer la présomption de transfert de bénéfices. En conséquence, il a prononcé la décharge des impositions supplémentaires et des pénalités correspondantes, ainsi que le rétablissement du déficit reportable de l'exercice 2014.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER - BADIN
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Lavaur à lui verser 30 000 euros pour le refus de financer ses études d’infirmière et le report de son concours. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n’a pas justifié avoir adressé une demande indemnitaire préalable valable au centre hospitalier, comme l’exigent les articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser. Les conclusions du centre hospitalier au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : SABATTE
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne d’assurer l’hébergement d’urgence de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté que le préfet n’avait proposé aucune place d’hébergement dans le délai légal de six semaines, en méconnaissance de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. L’urgence a été admise, et l’aide juridictionnelle provisoire accordée.
Avocat : BACHELET
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. B visant à obtenir une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le requérant contestait le refus du département de la Drôme, arguant d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant que la prothèse totale de genou dont il est porteur constitue une aide extérieure au sens des dispositions du code de l'action sociale et des familles, justifiant ainsi l'attribution de la carte. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017.
Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme C, agent hospitalier, contestant sa mise en disponibilité d'office et le remboursement d’indemnités perçues. Les conclusions dirigées contre la décision de mise en disponibilité du 15 septembre 2022 ont été jugées irrecevables car présentées après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions relatives à la demande de décharge de la somme de 5.116 €, en application de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 et du décret n°88-386 du 19 avril 1988.
Avocat : BAZIN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-24 du code de justice administrative, a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, candidat évincé d'un appel à manifestation d'intérêt (AMI) lancé par la commune de Bora-Bora pour un projet d'aménagement. Le juge a estimé que la procédure contestée ne constituait pas un contrat de la commande publique soumis aux obligations de publicité et de mise en concurrence, mais une simple procédure de sélection préalable à une éventuelle négociation, et que les irrégularités alléguées (composition du jury, ajout de sous-critères, modalités d'évaluation) n'étaient pas établies ou étaient sans incidence sur la validité de la procédure. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais irrépétibles.
Avocat : SELARL TANG & DUBAU
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation du syndicat mixte des eaux de Tarn et Girou pour rupture d'une promesse d'embauche en tant que fonctionnaire titulaire et maintien dans une situation irrégulière. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par la requérante n'étaient pas fondés. L'intervention du syndicat Sud CT 31 a été déclarée irrecevable, faute d'intérêt suffisant. La décision s'appuie sur la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale.
Avocat : BAVARD
Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné la commune de Banyuls-sur-Mer à verser 19 690,83 euros TTC à l'Earl Les Villasoles. La commune avait annulé un bon de commande de tapis de fleurs, mais cette annulation constituait une faute contractuelle, aucune stipulation du marché ne le permettant. L'arrêté préfectoral limitant l'usage de l'eau invoqué par la commune n'a pas été reconnu comme un cas de force majeure, car il était prévisible. La société a donc obtenu réparation pour les frais engagés et les intérêts moratoires, mais pas pour la perte de marge liée à une résiliation du marché, celle-ci n'étant pas intervenue.
Avocat : SCP TERTIAN-BAGNOLI