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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 751 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 751

Décisions totales

383 581

Ordonnances

303 207

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BAEffacer tout
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301885

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société MMA Iard et son assurée, la société Adaj Bruchon, pour obtenir réparation des dommages subis lors de l'effondrement d'une dalle sur le parvis d'une école communale à Rully, survenu pendant une intervention de curage. Le tribunal a jugé que la commune de Rully avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité, en s'abstenant de signaler l'incapacité de l'ouvrage à supporter un véhicule lourd et en laissant un agent communal guider le conducteur. La solution retenue est la condamnation de la commune à indemniser les requérantes, sans retenir de faute de la victime. Cette décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute applicable aux participants à des travaux publics, en application du code civil et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET LITTNER BIBARD

22 mai 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2200741

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. B d’une demande de décharge d’un rappel de TVA au titre de 2018, consécutif à la remise en cause par l’administration fiscale du taux réduit de 5,5 % appliqué lors de l’acquisition d’un logement neuf, au motif que ce bien ne constituait pas sa résidence principale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d’application du taux réduit prévu à l’article 278 sexies du code général des impôts n’étaient pas remplies et que la doctrine invoquée par le requérant (BOI-TVA-IMM-20-20-20 n° 430) était inopérante. La solution retenue confirme le bien-fondé du rappel de taxe sur le fondement du II de l’article 284 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : IBARRA

21 mai 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201324

Le Tribunal administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser deux requérantes pour le préjudice moral résultant d'un refus illégal de visa de long séjour. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une faute en refusant le visa, annulé par un jugement définitif du 13 octobre 2020 pour erreur d'appréciation. La responsabilité de l'État a été retenue pour la période de séparation de 40 mois, du 13 novembre 2017 au 6 avril 2021. Chaque requérante s'est vu allouer 3 000 euros, avec intérêts à compter du 8 octobre 2021, sur le fondement des articles du code civil et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL BS2A (BESCOU & SABATIER)

21 mai 2025• 2ème Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2403046

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par Mme A. Celle-ci sollicitait une mesure d’instruction sur les conséquences d’une paralysie survenue après une intervention au CHU de Clermont-Ferrand. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, dès lors que la commission de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CCI) était déjà saisie de la même demande et qu’une requête au fond avait été introduite. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui subordonne l’expertise à son utilité pour un litige principal.

Avocat : SOCIETE D'AVOCAT BORDEAUX-BAYONNE (RAVAUT - BIROT)

20 mai 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303683

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de Bordeaux Métropole à l’indemniser des préjudices résultant de l’inondation du caveau de son mari. La requérante invoquait la responsabilité décennale, mais le tribunal a estimé qu’elle n’avait pas apporté de précisions suffisantes sur le fondement juridique, la qualité de constructeur de la métropole, ou le délai décennal. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée. Toutefois, les frais d’expertise, d’un montant de 2 580 euros, ont été mis à la charge définitive de Bordeaux Métropole en raison de son attitude non coopérative durant l’expertise.

Avocat : SCP DELAVALLADE - RAIMBAULT

20 mai 2025• 5ème Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407736

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une demande de décharge de cotisation foncière des entreprises pour 2022 et 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total, conduisant le requérant à se désister de ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté la demande au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de condamner l’État à verser une somme à M. A.

Avocat : CABINET BERTHIER BENOIT IBARRA AVOCATS

19 mai 2025
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300017

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête indemnitaire de M. et Mme A, qui demandaient la condamnation de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud-Essonne pour des préjudices liés à des travaux d'assainissement non collectif. La juridiction a constaté que la demande préalable des requérants avait fait naître une décision implicite de rejet le 5 octobre 2021, et que leur requête, enregistrée le 2 janvier 2023, était manifestement tardive au regard du délai de recours de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme irrecevable.

Avocat : SELARL BREMARD BARADEZ & ASSOCIES

16 mai 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508252

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C qui demandait qu'il soit enjoint au consul de France à Tunis de délivrer un visa de long séjour à son épouse et à leur fils dans le cadre du regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré les problèmes cardiaques de l'enfant, dès lors qu'aucun refus de visa n'avait été opposé et que la délivrance des visas était probable à brève échéance. En conséquence, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : AVOCAT NBA

16 mai 2025
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203199

Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel de la commune de Roquebrune-sur-Argens, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle intervenu en période d’essai. Le tribunal a jugé que la durée de la période d’essai de deux mois, prévue au contrat, était conforme au décret n°88-145 du 15 février 1988, le contrat étant d’une durée inférieure à deux ans. Il a également écarté le moyen tiré d’un vice de procédure, estimant que le licenciement était bien intervenu au cours de cette période d’essai. En conséquence, les demandes indemnitaires de Mme A ont été rejetées.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

16 mai 2025• 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301357

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. A, propriétaire d’une parcelle à Revigny, contestant le refus implicite des autorités (commune, communauté d’agglomération ECLA et département du Jura) de rétablir les accès piéton et charretier à sa maison, supprimés lors de travaux de rehaussement de la route départementale et de création d’une piste cyclable. Le tribunal a rejeté la demande du département du Jura tendant à sa mise hors de cause, considérant que son président, en tant que gestionnaire du domaine départemental, était compétent pour statuer sur la demande de M. A. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 3221-4 du code général des collectivités territoriales, relatif aux pouvoirs de gestion du domaine public départemental.

Avocat : BARBEROUSSE

16 mai 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305609

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme B pour la carence fautive du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter la décision de la commission de médiation du 7 octobre 2020 la reconnaissant prioritaire pour un relogement d'urgence. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille de cinq personnes, maintenue dans un logement sur-occupé. L'indemnisation a été accordée pour la période du 7 avril 2021 au 16 mars 2023, correspondant à la carence fautive de l'administration.

Avocat : DEBARD

15 mai 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305768

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A D d’une demande indemnitaire de 26 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement suite à leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation le 2 décembre 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour carence fautive, mais uniquement à l’égard de M. A D, seul demandeur reconnu prioritaire. Il a condamné l’État à lui verser 2 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, sur la période du 2 juin 2021 au 22 juin 2024, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Les conclusions de Mme A D ont été rejetées.

Avocat : LUBAKI

15 mai 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2202301

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de l'association 100% Live, qui réclamait à la commune d'Eygalières le paiement de 6 500 euros pour un spectacle annulé le 26 juin 2020. Le tribunal a jugé que l'annulation du contrat était justifiée par un cas de force majeure, en raison de l'interdiction des rassemblements de plus de dix personnes sur la voie publique, prévue par le décret n° 2020-663 du 31 mai 2020, et du contexte sanitaire incertain lié à l'épidémie de Covid-19. Cette situation, indépendante de la volonté de la commune, l'exonérait de toute responsabilité contractuelle et de l'obligation de verser une indemnité, conformément à la clause d'annulation du contrat.

Avocat : BAUDARD

15 mai 2025• 3ème Chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202125

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme A, agent contractuel de la communauté de communes d’Aure-Louron, qui contestait le refus implicite de l’employeur de lui verser l’intégralité des heures supplémentaires qu’elle estimait avoir effectuées entre le 30 juin et le 21 juillet 2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la communauté de communes, jugeant que la demande de Mme A, portant uniquement sur le paiement de rémunérations impayées, ne constituait pas une action indemnitaire soumise à l’obligation d’une demande préalable. Sur le fond, le tribunal a fait droit à la requête en annulant la décision implicite de rejet et a enjoint à la communauté de communes de verser à Mme A la somme correspondant aux heures supplémentaires dues, calculée conformément à l’article 7 du décret n° 2002-60 du 14 janvier 2002. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets relatifs aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires.

Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL

15 mai 2025• CHAMBRE 2
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305570

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 900 euros à Mme B pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 29 juillet 2020, n'avait reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis du 29 janvier 2021 au 4 octobre 2023.

Avocat : BALBO

15 mai 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2200368

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de l'association SELEN contestant l'arrêté préfectoral du 6 août 2021 autorisant l'exploitation d'un élevage de poulettes par le GAEC des DUCS. La juridiction a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 541-1-1 et L. 541-7-2 du code de l'environnement relatifs à la gestion des déchets dangereux, ainsi que des dispositions de l'article L. 110-1 du même code. Le tribunal a considéré que l'association ne démontrait pas que les produits biocides et détergents utilisés dans l'installation constituaient des déchets dangereux au sens de la réglementation, et que les prescriptions de l'arrêté, notamment concernant l'épandage des effluents et le contrôle de leur conformité à la norme NF U44-051, étaient suffisantes pour prévenir les risques environnementaux et sanitaires allégués. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions subsidiaires.

Avocat : SELARL BARDET LHOMME

15 mai 2025• 1ère chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300991

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. H et la SA La Médicale (aux droits de laquelle intervient la SA L'Equité) d’une action en responsabilité contre le CHU de Montpellier, visant à obtenir le remboursement des sommes versées aux proches d’un enfant décédé d’une méningite à pneumocoque, à la suite d’un diagnostic tardif. Le tribunal a jugé que la responsabilité du CHU était engagée sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d’une perte de chance pour l’enfant d’éviter le décès, et a limité l’indemnisation à 50 % de cette perte de chance. Il a ainsi condamné le CHU à verser à la SA L’Equité la somme de 73 042,92 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 11 juillet 2020, et a rejeté le surplus des conclusions.

Avocat : SCP BAULIEUX-BOHE-CHOUVELLON-MUGNIER

15 mai 2025• 2ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2205202

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SAS Casino Eden Beach, qui sollicitait le bénéfice du crédit d'impôt pour les manifestations artistiques de qualité au titre de la saison 2020-2021. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas démontré avoir directement organisé ou contractuellement fait organiser à son nom et pour son compte le festival de jazz de Juan-les-Pins, comme l'exige l'article L. 2333-55-3 du code général des collectivités territoriales. La simple délégation à l'office du tourisme, sans convention formalisant le transfert des charges et recettes au casino, ne satisfaisait pas aux conditions de l'article R. 2333-82-4 du même code. En conséquence, la demande de crédit d'impôt a été rejetée, de même que les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SEBAG

14 mai 2025• 3ème Chambre
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405872

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la société Lallemand d’une demande de restitution d’un crédit d’impôt recherche de 114 083 euros pour l’année 2017. L’administration fiscale ayant accordé cette restitution en cours d’instance, la société s’est désistée de sa requête. Par une ordonnance du 14 mai 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant éteinte par le désistement.

Avocat : SELAS INTER-BARREAUX FIDAL

14 mai 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504705

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société Keolis autocars de Provence d’un référé contractuel visant à annuler la procédure de passation d’un marché public. La requérante s’est désistée de son action par un mémoire enregistré avant l’audience. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans statuer sur le fond, en application de l’article L. 551-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties au titre des frais de l’instance.

Avocat : SELARL CABANES NEVEU ASSOCIES

14 mai 2025