29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
29 919
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 518
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus implicite de visas de long séjour. Le sujet principal est devenu sans objet car les visas ont été délivrés par l'autorité consulaire après l'introduction de la requête, ce qui implique le retrait de la décision attaquée. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du même code pour leurs frais.
Avocat : GUILBAUD
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté préfectoral du 1er mars 2024 refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ivoirien. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que la convocation devant la commission du titre de séjour n'avait pas respecté le délai légal de quinze jours prévu à l'article L. 432-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation du pays de destination ont également été annulées.
Avocat : SEBBANE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral fixant l'Algérie comme pays de destination pour son éloignement. Le tribunal a jugé que la délégation de signature était régulière, que la motivation de l'arrêté était suffisante, et que la peine d'interdiction judiciaire du territoire n'était pas éteinte. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code pénal (article 131-30) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 641-1).
Avocat : BARBRY
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour pour raisons médicales. Le juge a constaté que l'urgence était caractérisée par l'absence de titre de séjour valable et l'impossibilité de travailler légalement, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant au respect des procédures. En conséquence, le tribunal a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet et a enjoint au préfet de délivrer un récépissé autorisant le travail, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MERIAU SEBASTIEN
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus du recteur de l'académie de Créteil de mettre en œuvre une notification d'accompagnement individualisé (AESH) de 26 heures pour un élève en situation de handicap. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés **suspend l'exécution de la décision implicite de refus** et **enjoint au rectorat de l'académie de Créteil** de procéder à la mise en œuvre de l'accompagnement attribué, sous astreinte. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et du doute sérieux) et les dispositions du code de l'éducation relatives à la scolarisation des élèves handicapés. Le juge estime que le préjudice grave pour la scolarité de l'élève établit l'urgence et que le défaut de mise en œuvre de la décision de la CDAPH crée un doute sérieux sur la légalité du refus.
Avocat : BAYOU
Avocat : BALAT
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Avocat : NZAMBA MIKINDOU
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Smart world partners. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution d'un accord-cadre d'assistance à maîtrise d'ouvrage en matière d'aménagement numérique par Bordeaux Métropole, invoquant un manquement au principe d'impartialité et une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a estimé que la société requérante n'apportait pas la preuve des manquements allégués, notamment en ce qui concerne le conflit d'intérêts et l'évaluation technique de son offre. En conséquence, la demande d'annulation des décisions de passation et d'injonction de relancer la procédure a été rejetée.
Avocat : SELARL CABINET CABANES - CABANES NEVEU ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de M. A..., qui contestait le refus implicite du préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé. Cette décision implicite a été remplacée par un arrêté préfectoral du 30 mai 2024 rejetant expressément la demande et obligeant le requérant à quitter le territoire. En application de l'article R. 222-1 3° du code de justice administrative, le tribunal a rejeté les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, ainsi que la demande de frais de justice.
Avocat : BAZIN
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. C..., ressortissant gabonais, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 18 juin 2024 lui refusant un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant le séjour, et que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie dès lors que l'intéressé ne remplissait pas les conditions de délivrance du titre. La décision s'appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment l'article L. 432-13, et la loi du 26 janvier 2024.
Avocat : SELARL BAUDET KIBGE AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite de la préfète de l'Isère d'autoriser un regroupement familial. Le désistement étant pur et simple, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de procès.
Avocat : BASSET
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral renouvelant l'assignation à résidence d'un ressortissant géorgien. Le tribunal estime que l'arrêté est régulier, notamment quant à la compétence de son signataire, à sa motivation et à l'examen de la situation personnelle de l'intéressé, au regard des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les demandes accessoires (injonction de réexamen et autorisation de travail, ainsi que la condamnation aux dépens) sont également rejetées.
Avocat : BARBIER
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers le Portugal au titre du règlement Dublin. La juridiction constate que le recours, formé le 16 février 2026 contre une décision notifiée le 3 février, est manifestement irrecevable pour avoir été introduit après l'expiration du délai contentieux de sept jours prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, elle applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
Avocat : MOPO KOBANDA
Avocat : CABINET VLG VERMESSE LASBATS GUIDON
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN
Avocat : CHEBBALE
Avocat : NALLAN POULBASSIA
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a constaté le désistement d'office de la requérante qui contestait le retrait de sa prime « MaPrimeRénov » par l'Anah. La juridiction a appliqué les articles R. 612-5 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, relevant que la requérante, mise en demeure, n'avait pas produit le mémoire complémentaire qu'elle avait annoncé. En conséquence, il a été donné acte de ce désistement en vertu de l'article R. 222-1 du même code, mettant fin à la procédure.
Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE - BOUCHERLE - MAGNE- MONS-BARIAUD
La société GNB Investissement a demandé l'annulation d'une décision de préemption urbaine de l'Établissement public foncier d'Île-de-France (EPFIF) sur un lot à Boulogne-Billancourt. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête, considérant que l'EPFIF était compétent pour exercer ce droit en vertu d'une délégation régulière. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment ses articles L. 213-2 et L. 213-3, relatives à la procédure de préemption.
Avocat : BARATA CHARBONNEL