Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2603337
vendredi 20 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2603337 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MOPO KOBANDA |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers le Portugal au titre du règlement Dublin. La juridiction constate que le recours, formé le 16 février 2026 contre une décision notifiée le 3 février, est manifestement irrecevable pour avoir été introduit après l'expiration du délai contentieux de sept jours prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, elle applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 février 2026, M. B... A..., demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 3 février 2026 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a décidé son transfert aux autorités portugaises, responsables de l’examen de sa demande d’asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) Les premiers vice-présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…). ».
2. Aux termes de l’article L. 572-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « (…) l’étranger dont l’examen de la demande d’asile relève de la responsabilité d’un autre État peut faire l’objet d’un transfert vers l’État responsable de cet examen (…). ». L’article
L. 572-5 du même code dispose : « Sans préjudice de l'article L. 352-4, la décision de transfert mentionnée à l'article L. 572-1 peut être contestée devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 ou, lorsque l'étranger est placé en rétention administrative, selon la procédure prévue à l'article L. 921-2.». Aux termes de l’article L. 921-1 du même code : « Lorsqu’une disposition du présent code prévoit qu’une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision. Sous réserve de l’article L. 921-4, il statue dans un délai de quinze jours à compter de l’introduction du recours. ».
3. Il ressort des pièces du dossier que l’arrêté du 3 février 2026, notifié le jour-même, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a décidé le transfert de M. B... A... aux autorités portugaises, comportait la mention des voies et délais de recours. Par suite, la requête de M. B... A..., qui n’a été enregistrée au greffe du tribunal que le 16 février 2026, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de sept jours, est entachée d’une irrecevabilité manifeste insusceptible d’être couverte en cours d’instance. La requête doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4 de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie pour information en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 20 février 2026.
Le Président,
signé
F. Beaufa s
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine
en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 16 février 2026, M. B... A..., demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 3 février 2026 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a décidé son transfert aux autorités portugaises, responsables de l’examen de sa demande d’asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) Les premiers vice-présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…). ».
2. Aux termes de l’article L. 572-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « (…) l’étranger dont l’examen de la demande d’asile relève de la responsabilité d’un autre État peut faire l’objet d’un transfert vers l’État responsable de cet examen (…). ». L’article
L. 572-5 du même code dispose : « Sans préjudice de l'article L. 352-4, la décision de transfert mentionnée à l'article L. 572-1 peut être contestée devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 ou, lorsque l'étranger est placé en rétention administrative, selon la procédure prévue à l'article L. 921-2.». Aux termes de l’article L. 921-1 du même code : « Lorsqu’une disposition du présent code prévoit qu’une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision. Sous réserve de l’article L. 921-4, il statue dans un délai de quinze jours à compter de l’introduction du recours. ».
3. Il ressort des pièces du dossier que l’arrêté du 3 février 2026, notifié le jour-même, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a décidé le transfert de M. B... A... aux autorités portugaises, comportait la mention des voies et délais de recours. Par suite, la requête de M. B... A..., qui n’a été enregistrée au greffe du tribunal que le 16 février 2026, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de sept jours, est entachée d’une irrecevabilité manifeste insusceptible d’être couverte en cours d’instance. La requête doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4 de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie pour information en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 20 février 2026.
Le Président,
signé
F. Beaufa s
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine
en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.