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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

461 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

461

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 567

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BAKEffacer tout
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600301

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant centrafricain, contestant un arrêté préfectoral du 9 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et de la méconnaissance des articles L. 611-3, L. 613-1, L. 631-3 du CESEDA ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que le préfet avait légalement fondé ses décisions sur la menace à l'ordre public que constituait la présence de M. A..., sans erreur manifeste d'appréciation, et que l'assignation à résidence était justifiée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et les conclusions accessoires.

Avocat : LOUBAKI MBON

4 février 2026• Eloignement 72 heures
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400293

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de Mme A... contestant le remboursement d’un indu de pension de réversion de 102 187,77 euros pour la période du 1er septembre 1994 au 31 août 2014, dû à un concubinage notoire. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la mise en demeure du 16 novembre 2023, cet acte étant préparatoire à la contrainte. L’opposition à la contrainte du 29 décembre 2023 a été rejetée, la prescription de l’action étant écartée en application de l’article L. 93 du code des pensions civiles et militaires, et le concubinage notoire de Mme A... ayant été établi.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TABAK

3 février 2026• 5e chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409230

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme G... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 21 000 euros pour absence de relogement. La décision de la commission de médiation du 20 avril 2022, reconnaissant son ex-mari comme prioritaire, n'engage pas la responsabilité de l'État à son égard, car elle n'a pas elle-même été reconnue prioritaire. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation, estimant que la carence fautive de l'État ne peut être invoquée que par le demandeur initial ou son conjoint reprenant la demande, ce qui n'était pas le cas ici. En conséquence, la requête a été intégralement rejetée.

Avocat : LUBAKI

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405113

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les demandes de M. B... tendant à l'annulation des refus de remise gracieuse d’indu de revenu de solidarité active (RSA) et d’allocation de logement sociale (ALS). Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les omissions déclaratives de M. B... concernant sa résidence hors de France constituaient des manœuvres frauduleuses. En application des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, la fraude fait obstacle à l’octroi d’une remise de dette.

Avocat : N'TSIKABAKA

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410413

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme G..., agissant pour eux-mêmes et leurs enfants mineurs, d’une demande d’indemnisation de 17 000 euros pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement suite à leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation le 14 septembre 2022. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, mais uniquement à l’égard de M. G..., demandeur initial. Les conclusions présentées par son épouse et leurs enfants ont été rejetées. La solution s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : LUBAKI

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503155

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 15 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant un délai de départ volontaire, en application des articles L. 612-1 et L. 612-2 du CESEDA, et que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : LOUBAKI MBON

20 janvier 2026• 6ème Chambre
CAA13Décision

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA02395

Avocat : BAKAYOKO

15 janvier 2026• 1ère chambre - formation à 3
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506634

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 31 décembre 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait un titre de séjour à Mme D... C..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure substantiel : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour avant de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour, alors que la requérante justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAKAYOKO

9 janvier 2026• 5ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303364

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société PV Holding, qui sollicitait la décharge de rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour les exercices 2016 et 2017. La société contestait la réintégration de loyers de sous-locations de courte durée (moins de six mois) dans le calcul de sa valeur ajoutée, arguant d'une interprétation restrictive de l'article 1586 sexies du code général des impôts et d'une discrimination incompatible avec la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les dispositions légales imposent clairement une durée de sous-location de plus de six mois pour bénéficier de la déduction, sans possibilité d'adapter ce critère à la saisonnalité de l'activité ou de le réduire à un ratio de 50% de l'année. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la position de l'administration fiscale.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

8 janvier 2026• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524140

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté du préfet de police du 24 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La formation de jugement a écarté les moyens d'incompétence de la signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, en se fondant sur la délégation de signature régulière et la motivation en droit et en fait de la décision. S'agissant de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, célibataire et sans charge de famille, entré récemment en France. En conséquence, la décision d'éloignement et celle fixant le pays de destination ont été validées.

Avocat : BAKAYOKO

8 janvier 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508668

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français prise à l’encontre de Mme C..., ressortissante ivoirienne. La requérante contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, invoquant notamment l’incompétence du signataire, un défaut de motivation et une erreur de droit. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l’absence de moyen sérieux au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : LOUBAKI MBON

6 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524082

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant ghanéen. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a considéré que la demande de M. B... constituait une première demande de titre de séjour et non un renouvellement, et que le requérant n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant l'urgence nécessaire à l'obtention d'une mesure provisoire. En l'absence d'urgence démontrée, la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.

Avocat : BAKIR

2 janvier 2026
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2504182

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SARL Les Ambulances Adam d’une demande de suspension de l’arrêté de l’Agence Régionale de Santé Grand Est suspendant son agrément pour quatre mois. La société invoquait l’urgence et l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la sanction. Le juge des référés a rejeté la requête sans examiner le fond, en se déclarant territorialement incompétent. Il a estimé que, conformément à l’article R. 312-10 du code de justice administrative, le litige relevait du tribunal dans le ressort duquel se trouve le siège de l’entreprise, soit le Haut-Rhin, et non de Nancy.

Avocat : TABAK

31 décembre 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2502696

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 30 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante, de nationalité algérienne, invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que l'autorité signataire disposait d'une délégation régulière et que la situation personnelle et familiale de l'intéressée ne justifiait pas une régularisation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAKAYOKO

31 décembre 2025• 3ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515171

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant somalien, contestant son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que l'entretien individuel prévu par l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été mené conformément aux exigences légales. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, et que les craintes de défaillances systémiques en Espagne n'étaient pas établies.

Avocat : BAKAYOKO

30 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2106408

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Cora, qui contestait son assujettissement à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2019 et 2020 à Arcueil. La société soutenait que le produit de la taxe était disproportionné par rapport au coût réel du service, en violation de l'article 1520 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve que le taux fixé par la délibération était manifestement disproportionné ou entaché d'une erreur d'appréciation. En conséquence, la demande de décharge et de restitution des sommes versées a été rejetée.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE AARPI

26 décembre 2025• 9ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2106669

Cette décision du Tribunal Administratif de MELUN (9ème chambre) rejette la requête de la société Leroy Merlin France. La société demandait la décharge de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2019 à Vitry-sur-Seine, en soutenant que le produit de la taxe était disproportionné par rapport au coût réel du service. Le tribunal a examiné les moyens fondés sur l’article 1520 du code général des impôts, notamment le calcul des dépenses et la proportionnalité entre le produit de la taxe et les dépenses de collecte et de traitement des déchets. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que les arguments de la société n’étaient pas fondés au regard des textes applicables.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE AARPI

26 décembre 2025• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517786

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 20 mai 2025 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B..., ressortissante béninoise. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

Avocat : BAKAYOKO

23 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514189

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, afin d'obtenir la remise effective de son certificat de résidence "vie privée et familiale" dont la fabrication avait été annoncée par une décision favorable du 20 juin 2025. Constatant un délai anormalement long de délivrance du titre, non expliqué par le préfet des Bouches-du-Rhône, et les difficultés pratiques en résultant pour le renouvellement du séjour de l'intéressé, le juge a fait droit à la demande. Il a enjoint au préfet de remettre le certificat de résidence, de prendre les dispositions nécessaires pour permettre son renouvellement, et de délivrer une autorisation provisoire de travail, en application des articles R. 431-1, R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAKAYOKO

22 décembre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507114

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. A... B..., ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 25 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, a rejeté sa requête comme irrecevable. Le juge a constaté que les conclusions en annulation étaient tardives, le délai de recours contentieux n'ayant pu être interrompu par une demande d'aide juridictionnelle, conformément aux articles L. 921-1, L. 921-2 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc l'irrecevabilité de l'ensemble des demandes, sans examen au fond des moyens soulevés.

Avocat : BAKARY AFISSOU

16 décembre 2025• Magistrat M.HOLZER