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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

730 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

730

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 018

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BAKEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433833

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 15 000 euros à Mme A, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2009, en raison de la carence fautive de l'État à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante, hébergée dans un foyer dégradé et infesté. Le tribunal a évalué le préjudice à 15 000 euros, tenant compte de la durée de la carence, de l'âge et de l'état de santé de Mme A, et a rejeté le surplus de sa demande de 184 000 euros.

Avocat : LUBAKI

19 septembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415802

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant togolais, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "étudiant". Le juge estime que la demande de rendez-vous, formulée après l'expiration de son précédent titre et l'échec de sa tentative de renouvellement, s'apparente à une première demande et que l'urgence n'est pas établie. Il relève en outre que le requérant a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 12 février 2025, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BAKAYOKO

19 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401571

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à indemniser M. et Mme C... pour la carence fautive du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter les décisions de la commission de médiation les reconnaissant prioritaires pour un logement et un hébergement d’urgence. La juridiction a retenu la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence subis par la famille, expulsée et privée de logement avec ses trois enfants. L’État a été condamné à verser 3 000 euros à M. C... et 4 000 euros à Mme C..., avec intérêts au taux légal à compter du 5 septembre 2023 et capitalisation, ainsi que 1 200 euros au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : N'TSIKABAKA

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2400687

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A... C..., reconnus prioritaires par la commission de médiation du droit au logement opposable le 13 octobre 2021, qui n'ont pas été relogés par l'État. Le tribunal a jugé que la carence du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter cette décision constitue une faute engageant la responsabilité de l'État, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Cependant, la solution retenue est que cette faute n'ouvre droit à réparation que si le logement actuel est inadapté, ce qui n'est pas établi en l'espèce, car la reconnaissance du caractère prioritaire reposait uniquement sur un délai d'attente excessif. Par conséquent, la demande indemnitaire de 11 000 euros a été rejetée.

Avocat : LUBAKI

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402291

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. et Mme A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation du droit au logement opposable le 10 mars 2021. La carence de l'État, qui n'a proposé aucun relogement avant le 5 avril 2023, constitue une faute engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros à M. A... et 1 000 euros à Mme A... en réparation des troubles dans leurs conditions d'existence, incluant le préjudice moral et les difficultés liées au logement insalubre puis à l'hébergement à l'hôtel.

Avocat : LUBAKI

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401617

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) concerne un recours en plein contentieux indemnitaire formé par M. et Mme B... contre l'État. Les requérants, reconnus prioritaires par la commission de médiation du droit au logement opposable le 24 juillet 2019, demandaient 24 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que si la carence de l'État à exécuter la décision de la commission constitue une faute engageant sa responsabilité à compter du 24 janvier 2020, cette faute n'ouvre droit à réparation que si le logement occupé est inadapté. En l'espèce, les requérants louent un appartement de type T3 qui n'est pas sur-occupé, et ils ne démontrent pas que ce logement serait inadapté au regard de leurs capacités financières et de leurs besoins, la décision de la commission de médiation ayant été prise au seul motif de l'ancienneté de leur demande de logement social.

Avocat : LUBAKI

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514725

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par transmission du Tribunal administratif de Nice d’une requête de la société Leroy Merlin France contestant des impositions de taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour les années 2017 à 2020, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 351-6 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du Tribunal administratif de Nice, car les avis de mise en recouvrement ont été émis par des comptables publics des Alpes-Maritimes. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État pour qu’il règle la question de compétence.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

15 septembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505754

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé-suspension par une ressortissante marocaine contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait l'urgence, liée à l'interruption de sa formation et de son contrat d'apprentissage, et soulevait plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu et une erreur manifeste d'appréciation. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LOUBAKI MBON

5 septembre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506996

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A B pour irrecevabilité manifeste. Le requérant avait adressé un courrier au tribunal sans exposer ses conclusions ni ses moyens, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Les pièces jointes ne suffisaient pas à pallier cette absence de motivation.

Avocat : BAKAYOKO

4 septembre 2025
CAA13Ordonnance

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA02544

Avocat : SBAI BAALBAKI

2 septembre 2025• Juge des référés
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405080

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société Areva, en qualité de société tête de groupe fiscalement intégré, d’une demande de rétablissement d’un déficit d’ensemble de 14 475 432 euros pour l’exercice clos en 2016. La société s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 26 décembre 2024. Par ordonnance du 29 août 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

29 août 2025
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503027

Le Tribunal Administratif de Nice, saisi par la société Leroy Merlin France d’un recours en décharge de la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour les années 2017 à 2020, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que le litige relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Montreuil, car les avis d’imposition contestés avaient été établis par la direction des vérifications nationales et internationales, située en Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, combinés à l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, le dossier a été transmis au tribunal compétent.

Avocat : SCP BAKER & MC KENZIE

26 août 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500280

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la société Electricité de France (EDF) d’un litige portant sur le paiement d’avoirs dus au titre d’un contrat de complément de rémunération, pour un montant de plus de 13 millions d’euros. Par un mémoire du 22 août 2025, EDF s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également rejeté les conclusions de la société Fibre Excellence Saint-Gaudens au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

26 août 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509806

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de clôture de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir qu'il bénéficiait d'un droit au séjour antérieur, dès lors qu'il faisait l'objet d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.

Avocat : BAKAYOKO

13 août 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503896

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A, ressortissant ivoirien, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que la carence de l'administration empêchait l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour et d'exercer son activité professionnelle. Cette décision s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAKARY AFISSOU

7 août 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519379

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi par transmission du tribunal de Poitiers, se déclare incompétent pour connaître du recours de M. A contre un arrêté du préfet de la Vienne lui interdisant le retour sur le territoire français. En application des articles R. 922-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 312-1 du code de justice administrative, la compétence territoriale revient au tribunal dans le ressort duquel l'autorité signataire a son siège, soit le Tribunal Administratif de Poitiers. Par conséquent, le dossier est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour régler la question de compétence.

Avocat : BAKAYOKO

25 juillet 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 475956

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

24 juillet 2025ECLI:FR:CECHR:2025:475956.20250724• 5ème et 6ème chambres réunies
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2101820

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 5ème chambre, a été saisi par la société Chantier naval de l'Esterel de plusieurs recours contestant les redevances d'occupation du domaine public mises à sa charge par la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes pour les années 2017 à 2023. La société invoquait notamment la méconnaissance des principes du droit des entreprises en difficultés (articles L. 622-17 et L. 622-24 du code de commerce) et le caractère excessif et discriminatoire de la redevance au regard de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a partiellement fait droit aux demandes de la société en réduisant le montant de la redevance pour l'année 2018 à 20 275 euros, tout en maintenant les montants réclamés pour les années 2019 et 2020, et en rejetant les conclusions relatives à l'application du plan de redressement judiciaire.

Avocat : BOUBAKER SOUFIANE

24 juillet 2025• 5ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501569

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C D, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que les conditions de notification de l'arrêté, bien qu'omettant les voies de recours gracieux et hiérarchique, sont sans incidence sur sa légalité et n'ont pas violé le droit au recours effectif. Il a également estimé que les autres moyens soulevés, notamment l'erreur de droit, l'insuffisance de motivation et le défaut de procédure contradictoire, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : BAKARY

18 juillet 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306142

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société CPV Labecede, qui contestait une facture de 838 062,92 euros émise par EDF au titre d’un avoir de rattrapage pour 2022. Le tribunal a jugé que cette facture constituait une mesure d’exécution du contrat administratif de complément de rémunération conclu entre les parties, et non une décision administrative détachable. En conséquence, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables, seul un recours indemnitaire étant envisageable. La décision s’appuie sur les articles L. 311-12 et L. 311-13-4 du code de l’énergie.

Avocat : BAKER & MCKENZIE

15 juillet 2025• 3ème chambre