mardi 2 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-25MA02544 |
| Type | Ordonnance |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SBAI BAALBAKI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société civile immobilière (SCI) Finim Méditerranée a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler la décision du 23 février 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes (direction départementale des territoires et de la mer des Alpes-Maritimes) a rejeté sa réclamation formée le 14 décembre 2022 contre deux titres de perception émis le 2 juillet 2021 relatifs à la taxe d'aménagement, pour un montant total de 85 235 euros et la décision du 23 février 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes (direction départementale des territoires et de la mer des Alpes-Maritimes) a rejeté sa réclamation formée le 14 décembre 2022 contre le titre de perception émis le 2 juillet 2021 relatif à la redevance d'archéologie préventive, d'un montant de 4 546 euros.
Par un jugement nos 2302145-2306509 du 30 juin 2025, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande.
Procédures devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 28 août 2025, la SCI Finim Méditerranée, représentée par Me Bai Baalbaki, demande à la Cour d'annuler le jugement du 30 juin 2025, de faire droit à sa demande de première instance et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. La société civile immobilière (SCI) Finim Méditerranée a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler la décision du 23 février 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes (direction départementale des territoires et de la mer des Alpes-Maritimes) a rejeté sa réclamation formée le 14 décembre 2022 contre deux titres de perception émis le 2 juillet 2021 relatifs à la taxe d'aménagement, pour un montant total de 85 235 euros et la décision du 23 février 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes (direction départementale des territoires et de la mer des Alpes-Maritimes) a rejeté sa réclamation formée le 14 décembre 2022 contre le titre de perception émis le 2 juillet 2021 relatif à la redevance d'archéologie préventive, d'un montant de 4 546 euros. Par un jugement du 30 juin 2025, dont elle relève appel, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande.
2. Aux termes de l'article R. 811-1 du code de justice administrative : " () le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort : / () 4° Sur les litiges relatifs aux impôts locaux () ".
3. Aux termes de l'article R. 351-2 du même code : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'Etat qui poursuit l'instruction de l'affaire () ".
4. En l'espèce, le litige soulevé par la SCI Finim Méditerranée en première instance en tant qu'il tend à l'annulation des titres de perception du 2 juillet 2021 par lesquels la direction départementale des finances publiques du Vaucluse a mis à sa charge le paiement de la taxe d'aménagement pour des montants de 85 235 euros, et à la décharge de ladite somme, constitue un litige relatif aux impôts locaux, au sens du 4° de l'article R. 811-1 du code de justice administrative précité. Il en résulte que le tribunal administratif a statué en premier et dernier ressort sur ces conclusions. En conséquence, les conclusions de sa requête d'appel concernant l'annulation des titres de perception émis au titre de la taxe d'aménagement et la décharge du paiement des sommes correspondantes, présentées devant la Cour administrative d'appel de Marseille, ressortissent à la compétence du Conseil d'Etat, juge de cassation. Par suite, il y a lieu de transmettre ces conclusions au Conseil d'Etat, en application des dispositions de l'article R. 351-2 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : En tant qu'elles concernent l'annulation des titres de perception du 2 juillet 2021 émis au titre de la taxe d'aménagement et la décharge du paiement des sommes correspondantes, les conclusions de l'affaire enregistrée sous le n° 25MA02544 sont renvoyées au Conseil d'Etat.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête nO 25MA02544 est réservé.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Finim Méditerranée et au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Copie en sera adressée au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, à la direction départementale des finances publiques de Vaucluse et au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Marseille, le 2 septembre 2025.
No 25MA02544
jpl
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026