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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

401 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

401

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 217

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BALEffacer tout
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601725

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour. La requérante, de nationalité tunisienne, avait sollicité le renouvellement de sa carte de séjour "salarié" et s'était vu remettre un dernier récépissé valable jusqu'au 31 décembre 2025. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a considéré que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : BALDÉ

6 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205462

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Pharmacie Rebiai, qui demandait le remboursement d'un crédit de TVA déductible au titre de mars 2022. La juridiction a jugé que la société n'avait pas apporté les précisions suffisantes pour démontrer le bien-fondé de sa demande et a rappelé que, selon les articles 271 et 278 du code général des impôts, les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro de la COVID-19 étaient soumis à un taux de TVA de 0% pendant la période concernée, ce qui exclut tout droit à déduction. La demande de condamnation de l'État aux frais de procédure a également été rejetée au regard des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GUEY-BALGAIRIES

6 février 2026• 7ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 504107

Avocat : BALAT

5 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:504107.20260205• 7ème chambre jugeant seule
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303769

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu de prime d'activité de 918,87 euros notifié par la CAF de la Drôme. Le juge a estimé que la requête était tardive, car la décision du 10 mai 2022 et la décision implicite de rejet du recours préalable du 22 juin 2022 n'avaient pas été contestées dans le délai de deux mois. Par conséquent, les conclusions dirigées contre la mise en demeure du 9 décembre 2022 et la décision du 14 avril 2023 étaient également irrecevables. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

4 février 2026• Juge unique 5
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600273

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise initialement ordonnée le 17 novembre 2025 à Mme A... C..., propriétaire de la parcelle voisine de celle de M. B.... Cette extension vise à rendre l'expertise contradictoire à l'égard de cette dernière, afin de faciliter l'accès au terrain et d'assurer une bonne administration de la justice. La décision se fonde sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet d'étendre une expertise à des personnes non initialement parties.

Avocat : BALTAZAR

3 février 2026
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600753

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'Association Utopia 56. Celle-ci contestait la décision de la maire de Rennes du 28 janvier 2026, qui avait refusé l'occupation du domaine public pour l'installation d'un village de tentes sur une esplanade. Le juge a estimé que cette décision ne constituait pas une interdiction de manifester, mais un simple refus d'occupation du domaine public motivé par des considérations de sécurité et de conservation du domaine. En conséquence, l'association n'a pas démontré l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, permettant de rejeter la requête sans examiner la condition d'urgence.

Avocat : BALLOUL

31 janvier 2026
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 504508

Avocat : BALAT

26 janvier 2026• 8ème chambre
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400428

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par l’association Reeflex d’une demande en décharge de la taxe d’habitation pour les années 2019 et 2020. En cours d’instance, l’administration a prononcé des dégrèvements partiels. Le tribunal a constaté que l’association, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, il a donc donné acte du désistement de la requête.

Avocat : GUEY-BALGAIRIES

26 janvier 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508911

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône d’assurer l’hébergement de M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 26 septembre 2024, dans un délai d’un mois. La solution retenue se fonde sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le préfet n’ayant pas contesté l’absence de proposition d’hébergement dans le délai réglementaire de six semaines. Aucune astreinte n’a été prononcée, mais l’État a été condamné à verser 1 100 euros à l’avocate de M. B... au titre de l’aide juridictionnelle.

Avocat : BOULAHBAL

26 janvier 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302209

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis lors d’une chute de cheval en août 2014, lors d’un stage équestre organisé par la commune de Lanester. La requérante soutenait que la commune avait commis une faute en confiant l’encadrement à une personne mineure et non qualifiée. Le tribunal a rejeté la demande, jugeant que l’activité équestre présente des risques intrinsèques excluant la responsabilité sans faute, et que le lien de causalité direct entre la faute d’encadrement alléguée et la chute n’était pas établi. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’éducation et du code du sport.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BAILLEUX - BALK-NICOLAS - DOUBLET

23 janvier 2026• 1ère Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412369

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 28 juin 2012 en raison de la suroccupation de son logement. La carence de l'État à exécuter cette décision constitue une faute engageant sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros à M. A... pour les troubles dans ses conditions d'existence subis entre le 28 octobre 2022 et la date du jugement.

Avocat : BALBO

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400430

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par l’association Reeflex d’une demande en décharge d’une cotisation foncière des entreprises de 4 662 euros pour 2016. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement total de cette imposition. Le tribunal, constatant que les conclusions principales étaient devenues sans objet, a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à l’association au titre des frais de justice.

Avocat : GUEY-BALGAIRIES

19 janvier 2026
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203493

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A..., militaire de la Marine nationale, et sa mère, Mme C..., d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’un accident de jet-ski survenu le 24 janvier 2016 lors d’une escale du porte-avions Charles-de-Gaulle. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’accident n’était pas imputable au service au sens de l’article L. 121-1 du code des pensions civiles et militaires d’invalidité et des victimes de guerre. Il a jugé que la chute de jet-ski, survenue pendant un temps de loisir lors d’une escale, ne constituait pas un accident survenu par le fait ou à l’occasion du service, ni un accident d’entraînement ou de mission opérationnelle. Par conséquent, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée et les demandes indemnitaires des requérantes ont été rejetées.

Avocat : CABINET BIBAL

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2409178

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. et Mme C... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires de contributions sociales pour les années 2017 à 2020. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement intégral des impositions et pénalités en litige. Par ordonnance du 8 janvier 2026, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GUEY-BALGAIRIES

8 janvier 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2207401

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SELAS Egide, agissant en tant que liquidateur de la SASU Swing kids, qui demandait la décharge de rappels de TVA d’un montant total de 72 627 euros pour la période du 1er juillet 2015 au 31 mars 2019. La société soutenait que son activité de spectacle vivant était éligible au taux réduit de TVA de 5,5 %, mais le tribunal a jugé, sur le fondement des articles 256, 278 et 278-0 bis du code général des impôts, que les recettes relevaient du taux normal de 20 %. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la péremption du droit à déduction, au droit à compensation et à la majoration pour manquement délibéré, ont également été écartés comme non fondés.

Avocat : BOUBAL

30 décembre 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306210

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par les sociétés SNCF Réseau et SNCF Voyageurs d'une demande de condamnation solidaire des sociétés Enedis et Autoroutes du Sud de la France (ASF) à réparer les préjudices matériels résultant de l'effondrement d'un pylône sur les voies ferrées le 12 mars 2018. Le tribunal a jugé que le pylône, dont le socle était situé sur le domaine public autoroutier, constituait un ouvrage public dont la société ASF, en tant que concessionnaire et gardienne, était responsable. En conséquence, le tribunal a condamné la société ASF à verser 30 136,68 euros à SNCF Réseau et 15 773,50 euros à SNCF Voyageurs, rejetant les conclusions dirigées contre Enedis, et a mis à sa charge les frais de procédure. Cette décision applique le régime de responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public pour les dommages causés aux tiers par un ouvrage public.

Avocat : SCP LEVY-BALZARINI-SAGNES-SERRE

30 décembre 2025• 4ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2306457

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société d'HLM Seqens contestant un avis à tiers détenteur émis pour le recouvrement d'un trop-perçu de 3 225,43 euros. Cette somme résultait d'une indemnisation versée par l'État pour le défaut de concours de la force publique lors d'une expulsion, suivie d'une action subrogatoire contre les locataires ayant partiellement remboursé leur dette. Le tribunal a jugé que la prescription quadriennale prévue à l'article L. 274 du livre des procédures fiscales n'était pas acquise, le délai ayant commencé à courir à compter de la notification du titre de perception le 27 novembre 2020, et non de la transaction de 2013. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de limitation de la créance.

Avocat : BALADINE

29 décembre 2025• 1ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404890

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le refus de l'administration fiscale de leur accorder une remise gracieuse de 13 514 euros d'impôt sur le revenu. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions des requérants visant à obtenir directement la remise gracieuse, le juge ne pouvant pas accorder une telle faveur. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus n'avait pas à être motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales, compte tenu des revenus et du patrimoine élevés des contribuables.

Avocat : BALI NADIA

19 décembre 2025• Juge Unique 1
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2303580

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande d'indemnisation de M. D... et Mme C..., qui contestaient le retrait de leurs conditions matérielles d'accueil par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Les requérants sollicitaient 44 604,80 euros pour préjudices matériel et moral, invoquant des fautes de l'OFII liées à une décision annulée et à un retard d'exécution. Le tribunal a jugé que l'annulation de la décision de retrait pour vice de procédure ne suffisait pas à établir une faute, car une décision identique aurait pu être prise légalement. Il a également estimé que le délai de six mois pour le réexamen n'était pas déraisonnable et que les requérants n'avaient pas droit à l'allocation pour demandeur d'asile après le 27 août 2020, faute de justifier de leur éligibilité. La requête a été rejetée, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CHEBBALE

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306444

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation pour le préjudice moral subi, ainsi que celui de ses deux filles, en raison de la suspension fautive des conditions matérielles d'accueil entre le 1er mars 2019 et le 1er juillet 2020, et du retard dans l'exécution du jugement annulant cette suspension. Le tribunal a reconnu que la décision de suspension du 22 juillet 2019, annulée pour illégalité par un jugement du 21 juillet 2022, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Il a également jugé que le délai excessif mis par l'OFII pour réexaminer la situation de la requérante après cette annulation était constitutif d'une faute. En conséquence, le tribunal a condamné l'OFII à verser à Mme B... la somme de 1 500 euros au titre de son préjudice moral et celle de 500 euros pour chacune de ses deux filles, en application des principes de responsabilité pour faute et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHEBBALE

15 décembre 2025• 1ère chambre