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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 783 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 783

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 867

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BALEffacer tout
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2303392

Le Tribunal Administratif de Strasbourg annule la décision du 28 septembre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil de Mme B... pour la période du 2 avril 2019 au 18 octobre 2021. Le tribunal retient que cette décision, prise en exécution d'un précédent jugement annulant le retrait initial des conditions matérielles d'accueil, constitue une erreur de droit en ne satisfaisant pas à l'injonction de réexamen. La solution s'appuie sur l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable, relatif au rétablissement des conditions matérielles d'accueil après suspension.

Avocat : CHEBBALE

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400861

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que le requérant n'avait pas démontré avoir déposé un dossier complet auprès de la préfecture, condition nécessaire pour faire naître une décision implicite susceptible de recours. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la production de pièces justificatives complètes pour l'enregistrement d'une demande de titre de séjour.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CHEBBALE

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511848

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la suspension du permis de construire délivré par la commune d'Annecy à la société MGM pour la rénovation et l'extension d'une habitation. Les requérants, voisins immédiats, invoquaient notamment l'incomplétude du dossier de demande et la méconnaissance de plusieurs articles du plan local d'urbanisme (PLU), ainsi que de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué, et a donc rejeté la demande de suspension. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BALLALOUD-ALADEL

18 décembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300955

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l’association « Le collectif de sauvegarde du littoral de Valras-Plage, Sérignan et Vendres » qui demandait l’annulation du permis de construire délivré le 29 août 2022 par le maire de Valras-Plage à la SCI Elysées Casino pour la destruction/reconstruction d’un casino et la création de 150 places de stationnement. Le tribunal a d’abord jugé la requête irrecevable en application de l’article L. 600-1-1 du code de l’urbanisme, les statuts de l’association ayant été déposés moins d’un an avant l’affichage de la demande de permis. À titre subsidiaire, il a également écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incomplétude du dossier, de l’absence d’avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites, et de la méconnaissance des règles relatives au recul du trait de côte.

Avocat : BALAGUER

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2303580

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande d'indemnisation de M. D... et Mme C..., qui contestaient le retrait de leurs conditions matérielles d'accueil par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Les requérants sollicitaient 44 604,80 euros pour préjudices matériel et moral, invoquant des fautes de l'OFII liées à une décision annulée et à un retard d'exécution. Le tribunal a jugé que l'annulation de la décision de retrait pour vice de procédure ne suffisait pas à établir une faute, car une décision identique aurait pu être prise légalement. Il a également estimé que le délai de six mois pour le réexamen n'était pas déraisonnable et que les requérants n'avaient pas droit à l'allocation pour demandeur d'asile après le 27 août 2020, faute de justifier de leur éligibilité. La requête a été rejetée, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CHEBBALE

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2203217

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de non-opposition à déclaration préalable pour une division de terrain à Bruges. Les requérants contestaient notamment l’absence d’évaluation environnementale et la méconnaissance du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, y compris les questions préjudicielles à la Cour de justice de l’Union européenne, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative, sans faire application de la directive 2011/92/UE.

Avocat : BALTAZAR

17 décembre 2025• 2ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501190

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 30 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde avait rejeté la demande de regroupement familial de M. A... pour son épouse et ses deux enfants. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l’insuffisance de ressources était entaché d’une erreur de fait, les revenus du requérant dépassant le seuil requis par les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d’accorder l’autorisation de regroupement familial sollicitée.

Avocat : BALDE

17 décembre 2025• 2ème Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502076

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 9 septembre 2025 par lequel le préfet de la Guyane a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante haïtienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de sa présence en France depuis 2017, de sa vie familiale et de la naissance de son enfant en 2025. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Avocat : BALIMA

17 décembre 2025
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-25BX01362

Avocat : BALIMA CHRIST ERIC

16 décembre 2025• 4ème chambre (formation à 3)
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521294

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... tendant à la suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante disposant d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 2 mars 2026, et qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision contestée. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

Avocat : BALLU

16 décembre 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510274

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France de l'inscrire aux épreuves de vérification des connaissances pour la profession de médecin. Le requérant n'avait pas transmis la copie de son diplôme de docteur en médecine sur la plateforme d'inscription, comme l'exige l'arrêté du 27 juin 2025 pris pour l'application du code de la santé publique. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par M. A..., notamment la possession d'une attestation d'exercice provisoire, étaient manifestement inopérants. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans instruction complémentaire.

Avocat : BALME LEYGUES

16 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2304925

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL De Fontaillon, qui demandait l'annulation du refus du maire de Ségny de dresser un procès-verbal d'infractions urbanistiques à l'encontre de M. A.... Le tribunal a jugé que les infractions alléguées, relatives à un permis de construire délivré en 2012, étaient prescrites en application de l'article 8 du code de procédure pénale, ce qui ôtait à l'autorité administrative l'obligation de dresser procès-verbal prévue à l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la décision de refus du maire n'était pas entachée d'illégalité.

Avocat : SCP BALLALOUD ALADEL

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502015

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé malgré une référence erronée à l'accord franco-algérien. Saisi sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de l'état de santé de la requérante. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : BALDE

16 décembre 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304491

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes des syndicats de copropriétaires des résidences « Les Patios de la Massane » et « Atoll » contestant les arrêtés préfectoraux des 13 juin et 25 juillet 2023. Ces arrêtés, pris sur le fondement des articles L. 211-1 et L. 211-3 du code de l’environnement, imposaient des restrictions provisoires des usages de l’eau en raison de la sécheresse, notamment l’interdiction de remplir les piscines privées. Le tribunal a jugé que la distinction entre piscines privées et collectives, fondée sur la nature des lieux et non sur l’usage, ne méconnaissait pas le principe d’égalité et que les mesures étaient proportionnées à l’état de crise de la ressource en eau.

Avocat : CABINET MARTY BENEDETTI-BALMIGERE BREUIL

16 décembre 2025• 5ème Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502152

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 juillet 2025 par lequel le préfet de la Guyane a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant haïtien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé que M. B., entré en France à 46 ans, célibataire et sans enfant à charge, ne justifiait pas d'une insertion personnelle ou professionnelle suffisamment ancienne et stable pour bénéficier d'un droit au séjour.

Avocat : BALIMA

16 décembre 2025
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500589

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... qui contestait un refus de séjour. En effet, postérieurement à l'introduction du recours pour excès de pouvoir, le préfet a délivré à l'intéressé une carte de séjour temporaire, rendant les conclusions en annulation et en injonction sans objet. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : BALIMA

16 décembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304072

Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté les requêtes du Syndicat des copropriétaires des résidences « Les Patios de la Massane » et « Atoll » demandant l’annulation des arrêtés préfectoraux des 13 juin et 25 juillet 2023. Ces arrêtés, pris sur le fondement des articles L. 211-1 et L. 211-3 du code de l’environnement, interdisaient le remplissage des piscines privées en période de sécheresse. Le tribunal a jugé que la distinction entre piscines privées et collectives, fondée sur la nature des lieux et non sur l’usage, ne méconnaissait pas le principe d’égalité et que la mesure n’était pas disproportionnée.

Avocat : CABINET MARTY BENEDETTI-BALMIGERE BREUIL

16 décembre 2025• 5ème Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524713

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant un arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux, étaient manifestement infondés. Le moyen lié à la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme concernant le pays de destination a été jugé insuffisamment précis. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, sans admission à l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : COULIBALY

15 décembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2303827

Le Tribunal Administratif de Strasbourg annule l'arrêté du 3 octobre 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C..., ressortissant arménien. Le tribunal juge que la délivrance ultérieure d'une autorisation provisoire de séjour ne prive pas le litige d'objet, car ce titre n'offre pas des conditions équivalentes à un titre de séjour "vie privée et familiale". Il estime que la préfète n'a pas procédé à un examen particulier de la demande, celle-ci étant accompagnée d'arguments et de pièces justificatives. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet du Bas-Rhin de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de deux mois.

Avocat : CHEBBALE

15 décembre 2025• 3ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306444

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation pour le préjudice moral subi, ainsi que celui de ses deux filles, en raison de la suspension fautive des conditions matérielles d'accueil entre le 1er mars 2019 et le 1er juillet 2020, et du retard dans l'exécution du jugement annulant cette suspension. Le tribunal a reconnu que la décision de suspension du 22 juillet 2019, annulée pour illégalité par un jugement du 21 juillet 2022, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Il a également jugé que le délai excessif mis par l'OFII pour réexaminer la situation de la requérante après cette annulation était constitutif d'une faute. En conséquence, le tribunal a condamné l'OFII à verser à Mme B... la somme de 1 500 euros au titre de son préjudice moral et celle de 500 euros pour chacune de ses deux filles, en application des principes de responsabilité pour faute et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHEBBALE

15 décembre 2025• 1ère chambre