458 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
458
Décisions totales
383 581
Ordonnances
302 507
Avec résumé IA
Avocat : AARPI BARATA CHARBONNEL;CABINET VEIL JOURDE
Avocat : BARA CARRE
Avocat : SCP ASTIE-BARAKE-POULET-MEYNARD
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. A B contestant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la procédure d'audition a respecté les garanties prévues à l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'assistance d'un interprète. Il juge également que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, n'a pas été violé. Enfin, il constate que la décision n'est entachée ni d'erreur de fait ni de défaut d'examen.
Avocat : BOAMAH BARBARA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l'EURL Acym et de M. B, qui demandaient réparation du préjudice subi du fait de la loi PACTE du 22 mai 2019. Cette loi a relevé les seuils de désignation obligatoire des commissaires aux comptes, entraînant une perte de clientèle pour les requérants. Le tribunal a jugé que les conditions d'engagement de la responsabilité de l'État pour rupture d'égalité devant les charges publiques n'étaient pas réunies, le préjudice allégué ne présentant pas un caractère grave et spécial. La décision s'appuie sur le principe de responsabilité du fait des lois et les dispositions du code de commerce modifiées par la loi PACTE.
Avocat : CABINET ALDEBARAN
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la demande de Mme D, attachée territoriale, qui contestait le refus implicite du maire de Lunel de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas d'éléments de fait suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral, et que l'administration justifiait ses décisions par des considérations étrangères à tout harcèlement. Par conséquent, la décision de refus de protection fonctionnelle a été jugée légale, et les conclusions indemnitaires de Mme D ont été rejetées. La décision s'appuie sur les articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
Avocat : SELARL VINCKEL - ARMANDET - LE TARGAT - BARAT BAIER
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, rejette la requête de M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 009,59 euros pour la période de juillet 2020 à décembre 2022. Le tribunal constate que la décision initiale de la CAF du Bas-Rhin du 6 juin 2023 a été substituée par la décision explicite de la Collectivité européenne d'Alsace du 29 juillet 2024, rendant irrecevable le recours contre la première. Sur le fond, le juge écarte le moyen de prescription, car une amende administrative pour fraude a été prononcée contre M. C, portant le délai de prescription à cinq ans en application de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : BARANOWSKA ANGELIKA
Le Tribunal Administratif de Caen a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet du Calvados refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C, un ressortissant béninois en contrat d'apprentissage. La condition d'urgence a été présumée, le refus risquant de compromettre sa scolarité et son embauche future. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de ce refus sur la situation personnelle de l'intéressé était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. C un récépissé l'autorisant à travailler, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI Dassi Vanni contestant l'exercice du droit de préemption urbain par l'EPF PACA sur un immeuble situé à Marseille. Le tribunal a jugé que la délégation du droit de préemption de la métropole à l'EPF était régulière, le signataire étant compétent et la décision de délégation ayant été transmise au contrôle de légalité. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés d'un vice de procédure, d'une insuffisance de motivation et de l'illégalité de la convention d'intervention foncière. La solution retenue est fondée sur les articles L. 213-3 et L. 321-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : AARPI BARATA CHARBONNEL
Avocat : VINCKEL-ARMANDET-LE TARGAT-BARAT BAIER
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait le refus de visa de long séjour pour sa fille, Mme H G, au titre de la réunification familiale. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision consulaire, celle-ci ayant été remplacée par la décision implicite de rejet de la commission de recours. Sur le fond, le tribunal a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite n'était pas fondé, la requérante n'ayant pas demandé la communication des motifs dans les délais requis. Enfin, les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés comme non fondés.
Avocat : SCP AMBRY - BARAKE - ASTIE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. et Mme F D, ressortissants congolais, contestant les arrêtés du 21 décembre 2023 par lesquels la préfète du Loiret leur a refusé un titre de séjour et les a obligés à quitter le territoire. M. F D invoquait notamment un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à l'état de santé, tandis que Mme F D se prévalait de sa qualité d'accompagnante et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des requérants, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et que les conditions légales pour l'obtention d'un titre de séjour n'étaient pas remplies.
Avocat : IBARA
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension par la société Brenntag SA, contestant la décision du maire de Houilles du 21 janvier 2025 d'exercer le droit de préemption urbain sur un bien au prix d'un euro, en refusant la prise en charge des travaux de dépollution. La société invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour incompétence, défaut de motivation et absence de projet d'aménagement. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension par la société Brenntag SA, contestant la décision de préemption urbain du 30 janvier 2025 prise par la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine pour acquérir une parcelle à Sartrouville au prix d'un euro. La société invoquait l'urgence et plusieurs moyens sérieux, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'absence de projet d'aménagement au sens des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de la société Brenntag SA a donc été rejetée, et elle a été condamnée à verser 5 000 euros aux défendeurs au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par plusieurs propriétaires et une association contre six arrêtés préfectoraux du 13 janvier 2025 autorisant l'occupation temporaire de parcelles privées pour des sondages et forages, sur le fondement de la loi du 29 décembre 1892. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, les atteintes à la biodiversité et à la qualité des terres agricoles invoquées n'étant pas suffisamment caractérisées pour justifier une suspension. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, vice de procédure, méconnaissance de la Charte de l'environnement et du code de l'environnement) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés.
Avocat : CABINET BARATA CHARBONNEL
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de la société Tepac visant à annuler l'arrêté du maire de Limay du 21 novembre 2023 lui refusant un permis d'aménager pour la création de quinze lots. La commune opposait une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Le tribunal a rappelé les règles de délai de recours contentieux, notamment qu'en l'absence de mention des voies et délais de recours dans la notification, le délai raisonnable ne peut excéder un an. Il a jugé que la requête, enregistrée le 7 juin 2024, soit dans le délai d'un an suivant la notification de la décision du 21 novembre 2023, était recevable. La solution retenue est donc le rejet de la fin de non-recevoir, sans se prononcer sur le fond du litige, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative et du principe de sécurité juridique.
Avocat : SELARL OLIVIER BARATELLI
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet du Calvados. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais d'instance ont été rejetées par voie de conséquence.