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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

577 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

577

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 517

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BASEffacer tout
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503874

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’amende administrative de 61 500 euros infligée à M. A... par le ministre de l’intérieur pour emploi de travailleurs étrangers sans titre. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car les difficultés financières invoquées par le requérant n’étaient pas suffisamment établies pour caractériser un préjudice grave et immédiat. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles R. 8253-4 du code du travail.

Avocat : MARMIN SÉBASTIEN

4 novembre 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508446

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté par ordonnance la requête de M. B... contestant le refus du préfet du Nord d’accorder un regroupement familial. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision était manifestement infondé, celle-ci étant suffisamment circonstanciée. Le moyen de fond, invoquant la méconnaissance des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a été écarté car non assorti de précisions ou de pièces justificatives. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Avocat : BASILI

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
3 novembre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2301009

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C..., professeur certifié, qui contestait l'avis « à consolider » du 10 juin 2023 et l'arrêté du 20 juin 2023 portant tableau d'avancement au grade hors classe. Le tribunal a jugé que l'avis du 10 juin 2023 constituait un acte préparatoire insusceptible de recours. Concernant l'arrêté du 20 juin 2023, le tribunal a relevé un vice de procédure lié à l'incompétence du signataire, mais a estimé que ce vice n'était pas de nature à entraîner l'annulation de la décision dans les circonstances de l'espèce. La solution s'appuie sur le décret n°72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés.

Avocat : SELARL BASIC ROUSSEAU AVOCATS

30 octobre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2504348

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Oise du 11 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que la décision était légalement justifiée, compte tenu du refus définitif d'asile opposé à M. A... et de l'absence de risque réel en cas de retour en Turquie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : YESILBAS

29 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309483

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B..., infirmière libérale, qui contestait la décision de mise hors convention prononcée à son encontre par la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines pour la durée de la convention nationale. Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'incompétence soulevée par la CPAM, jugeant que le contentieux des sanctions de déconventionnement relève bien de la juridiction administrative. Sur le fond, il a considéré que la sanction était légale et proportionnée au regard des manquements constatés, en application des articles L. 162-12-2 et L. 162-34 du code de la sécurité sociale ainsi que de la convention nationale des infirmiers. La demande d'injonction et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : BASRAOUI

23 octobre 2025• 6ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523671

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, plutôt que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A..., incluant les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : NALLAN-POULBASSIA

22 octobre 2025• Section 8 - Chambre 1
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509845

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'association One Voice visant 111 décisions individuelles d'attribution de plans de chasse au tétras-lyre et à la perdrix bartavelle pour la campagne 2025-2026. Le juge a relevé que la requête était irrecevable en raison de l'absence de recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 425-9 du code de l'environnement. Par conséquent, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions n'ont pas été examinées au fond. L'intervention de la préfète de la Savoie a également été jugée irrecevable.

Avocat : CABINET BASTILLE AVOCATS

17 octobre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509898

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par l'association One Voice pour suspendre 69 décisions individuelles d'attribution de plans de chasse au tétras-lyre et un arrêté préfectoral fixant un prélèvement maximal pour la perdrix bartavelle. L'association s'est désistée de sa demande concernant l'arrêté préfectoral, désistement dont il a été donné acte. Pour les décisions relatives au tétras-lyre, le juge a relevé que la requête était irrecevable en raison de l'absence de recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 425-9 du code de l'environnement. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée.

Avocat : CABINET BASTILLE AVOCATS

17 octobre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505687

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. D..., ressortissant capverdien, a examiné la légalité de l'arrêté préfectoral du 24 septembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'acte bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a rappelé les critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour fixer la durée de l'interdiction, et a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse juridique porte sur la proportionnalité de la mesure au regard de la vie privée et familiale du requérant, notamment sa qualité de parent d'un enfant français.

Avocat : ABASSIT

16 octobre 2025• Magistrat Mme Moutry
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502409

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 29 avril 2025 par lequel le préfet de l'Eure refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant turc entré en France à 13 ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne prenant pas en compte les efforts d'intégration scolaire et professionnelle du requérant, ainsi que sa présence continue depuis 2016. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. A... un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale ».

Avocat : YESILBAS

16 octobre 2025• 2 ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2207109

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la société Oppizi France, qui contestait le refus du maire de Toulouse d’abroger un arrêté de 2012 restreignant la distribution de prospectus. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions directes contre l'arrêté de 2012, le délai de recours étant expiré, et a estimé que la demande d'abrogation ne relevait pas de son office dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, il a considéré que la décision de refus d'abrogation était légale, les restrictions étant justifiées par des motifs d'ordre public et de salubrité, et proportionnées au regard des pouvoirs de police du maire. La décision s'appuie notamment sur le code général des collectivités territoriales et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : GALLO SÉBASTIEN

16 octobre 2025• 4ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300836

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. D... qui demandait l’annulation de la décision du 1er décembre 2022 par laquelle l’inspecteur du travail avait autorisé son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir soulevée par la société Auchan, jugeant la requête suffisamment motivée au regard de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Sur le fond, il estime que les faits reprochés au salarié protégé sont établis et d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement, sans lien avec ses mandats. La demande de la société Auchan au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative est également rejetée.

Avocat : AARPI BEYLOUNI CARBASSE GUENY VALOT VERNET

13 octobre 2025• 1ère chambre
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502840

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.

Avocat : BASILI

13 octobre 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506206

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme A... comme manifestement irrecevable. La demande d'annulation de l'arrêté du 6 février 2018 était tardive, car cet acte se bornait à corriger une erreur matérielle et ne rouvrait pas le délai de recours contre le retrait du titre de séjour. Les décisions d'éloignement et de maintien en rétention du 6 avril 2018, notifiées le même jour, étaient également contestées hors délai. Enfin, le tribunal s'est déclaré incompétent pour statuer sur l'interdiction du territoire français prononcée par une juridiction judiciaire. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : BENKHELOUF BASMA

10 octobre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508793

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant la décision du directeur de l'OFII du 4 septembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision mentionnait les éléments de droit et de fait. Il a ensuite appliqué les articles L. 551-15 et L. 531-27 du CESEDA, constatant que M. A... avait sollicité l'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, sans motif légitime. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus de l'OFII.

Avocat : BASILI

10 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509183

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé-suspension par la société Property Investment Holding France PM, voisine immédiate, afin de suspendre l’exécution d’un permis de construire délivré le 3 avril 2025 par le maire de Calais à la société Akkus pour la création de 12 logements. La requérante invoquait plusieurs moyens sérieux, notamment l’incompétence du signataire, la méconnaissance des règles de stationnement (article UC 12 du PLU) et d’accès (article UC 3 du PLU), ainsi que l’insuffisance du dossier de demande. Après examen, le juge des référés a rejeté la requête, estimant qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, et a mis à la charge de la société requérante une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BAS

9 octobre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310505

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... contre le refus de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait légalement pu refuser le rétablissement en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par le demandeur des exigences des autorités chargées de l'asile (absence aux convocations). La solution retenue confirme que le rétablissement n'est pas automatique et que l'administration peut prendre en compte le comportement passé du demandeur.

Avocat : BASILI

9 octobre 2025• 4ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512493

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de M. C..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé bénéficiait d'une autorisation provisoire de séjour et qu'aucune mesure d'éloignement n'était engagée. La solution retenue écarte l'application de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au profit des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, mais sans remettre en cause le refus préfectoral à ce stade.

Avocat : BASMADJIAN

8 octobre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2409540

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante ivoirienne, qui demandait l'annulation de la décision du préfet des Yvelines fixant la Côte d'Ivoire comme pays de renvoi. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison des risques de traitements inhumains liés à sa séropositivité. Le tribunal a estimé que Mme B... n'apportait pas d'éléments probants établissant la réalité et la gravité des risques allégués. En conséquence, la demande a été rejetée, de même que les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BASSET

7 octobre 2025• 4ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501504

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'illégalité, privant ainsi de base légale les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et les décisions subséquentes. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.

Avocat : BASSALER

7 octobre 2025• 1ère chambre