1 319 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 319
Décisions totales
383 581
Ordonnances
293 612
Avec résumé IA
Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A épouse E, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 février 2024 refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé la procédure de consultation du collège de médecins de l'OFII régulière. Il a estimé que le refus de séjour, fondé sur l'avis médical indiquant qu'elle pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Tunisie, ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Rhône d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a estimé que le préfet n’avait commis ni erreur de fait ni violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en se fondant sur l’insuffisance des ressources du demandeur, inférieures au SMIC, conformément à l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue confirme la légalité du refus, et l’ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d’injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins d’exécution d’un jugement du 26 décembre 2023. La préfète du Rhône ayant conclu à l’entière exécution de ce jugement, le tribunal a mis à la charge de l’État une somme de 600 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1 (1° et 5°) du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Rhône. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Sur le fond, il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni ne méconnaissait l’intérêt supérieur de ses enfants protégé par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 6 mars 2023 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant albanais. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en estimant que la fille de M. B, ressortissante grecque mineure, ne pouvait pas bénéficier du droit de séjour en tant que citoyenne de l'Union européenne. Il a rappelé que, selon l'interprétation de la Cour de justice de l'Union européenne, un parent ressortissant d'un État tiers qui assume la charge d'un enfant citoyen de l'Union a droit au séjour, sous réserve que l'enfant soit couvert par une assurance maladie appropriée et que le parent dispose de ressources suffisantes. La décision a été annulée sur le fondement des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Rhône d’autoriser le regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le logement de 50 m² (T3) était insuffisant pour accueillir le couple et trois enfants, conformément à l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et à l’article R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le moyen tiré de l’atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) a également été rejeté, la décision n’étant pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le refus du préfet du Rhône de fixer un rendez-vous à un ressortissant tunisien pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal juge que seul un caractère abusif ou dilatoire de la demande de rendez-vous peut justifier un tel refus, et non l’appréciation du fond de la demande. Il enjoint à la préfète de convoquer l’intéressé dans un délai d’un mois et condamne l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La décision s’appuie sur les articles L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 6 mars 2023 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante albanaise. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en refusant le séjour sur le fondement des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans vérifier si la fille de Mme B, citoyenne grecque mineure, remplissait les conditions pour ouvrir un droit de séjour à sa mère. La solution retenue s'appuie sur l'interprétation de la Cour de justice de l'Union européenne relative au droit de séjour des citoyens de l'Union et de leurs parents ressortissants de pays tiers.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui remettre son titre de séjour et d'enregistrer sa demande de renouvellement. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative de refus de titre, ce que prohibe l'article L. 521-3, et qu'aucun péril grave n'était établi. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Refus de renouvellement de titre de séjour. Tribunal Administratif de Lyon. Désistement d'office de M. A pour défaut de réponse à une demande de confirmation de maintien des conclusions, en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, rendue en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B qui demandait à se voir fixer un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que l’urgence n’est pas établie, le requérant n’ayant pas justifié de diligences récentes auprès des services préfectoraux permettant de caractériser une situation d’urgence. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré les relances infructueuses du requérant depuis mars 2023, au motif qu’il ne justifiait pas d’une situation d’urgence particulière. En conséquence, l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’enregistrement de la demande et aux frais de justice, ont été rejetées.