2 022 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 022
Décisions totales
383 581
Ordonnances
292 113
Avec résumé IA
Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER
Avocat : CABINET INDIVIDUEL LE BAUT
Avocat : THEBAULT
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du 14 juin 2024 par laquelle le président du conseil départemental du Var avait suspendu l'agrément d'assistant familial de M. et Mme A. Le juge a reconnu l'urgence, les requérants subissant une perte de revenus mensuels d'environ 3 000 euros malgré le maintien partiel de leur rémunération. Cependant, la condition de doute sérieux sur la légalité de la décision n'étant pas établie en l'état de l'instruction, la demande de suspension a été rejetée. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme A, assistants familiaux, pour suspendre la décision du président du conseil départemental du Var du 14 juin 2024 suspendant leurs agréments. Le juge a reconnu l'urgence, caractérisée par une perte de revenus mensuels d'environ 3 000 euros malgré le maintien partiel de la rémunération, face à des charges incompressibles. La solution retenue est la suspension des décisions attaquées, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison d'un doute sérieux sur leur légalité. Les textes appliqués incluent le code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 421-6, L. 422-1 et L. 423-8.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de radiation du tableau de l'ordre des experts-comptables de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé n'établissant pas que la décision litigieuse portait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de démonstration de conséquences irréversibles sur son activité professionnelle. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, et les conclusions relatives aux frais irrépétibles ont été écartées.
Avocat : SCP PEIGNOT, GARREAU, BAUER-VIOLAS
Avocat : BILLEBAULT
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de deux ressortissants érythréens, enfants d’un réfugié, contestant les refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, une erreur d’appréciation des risques de persécution, et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les décisions de la commission de recours étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans retenir l’exception d’inconventionnalité soulevée.
Avocat : GUILBAUD
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A F et de ses filles alléguées, Mme B A et Mme D A, demandant l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté leurs demandes de visa de long séjour en France en tant que membres de famille de réfugié. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la commission avait valablement refusé les visas, notamment pour Mme B A en raison de sa majorité au moment de la demande et pour Mme D A en raison de son âge et de l'absence de preuve d'un état de dépendance, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 561-2 et D. 312-8-1 du même code, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans que les requérants aient démontré une erreur de droit ou une méconnaissance de ces textes.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B, qui contestait la décision implicite de fin de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) prise par le département de l'Hérault. Le désistement est intervenu après que le département a retiré sa décision et que la caisse d'allocations familiales a notifié un réexamen des droits à compter de septembre 2023, rendant la requête sans objet. Aucune audience publique n'a été tenue, le juge ayant constaté le désistement pur et simple.
Avocat : BAUTES
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour pour un enfant, opposé par la commission de recours. En cours d’instance, le visa a été délivré le 25 mars 2024, rendant la décision attaquée caduque. Par ordonnance, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de l’arrêté du préfet de l’Hérault refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, car le recours en annulation de l’arrêté était déjà fixé à l’audience du 11 octobre 2024 et que la mesure d’éloignement avait été exécutée. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires et la demande d’aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Bastia a pris acte, par ordonnance du 20 août 2024, du désistement pur et simple de M. B A de ses conclusions tendant à l’annulation du refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de la Haute-Corse et aux injonctions associées. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête ne présentait plus à juger d’autres questions que celle des frais de justice. Il a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI
Le Tribunal Administratif de Bastia a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions en annulation, injonction et astreinte, dans le cadre de son recours contre le refus implicite du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer un titre de séjour. La requérante a maintenu sa demande de frais de justice. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à lui verser 1 000 euros.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation, injonction et astreinte), désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais exposés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation, injonction et astreinte, dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a constaté que le désistement était pur et simple, et a donc donné acte de ce désistement. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais exposés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, par une ordonnance du 19 août 2024, a pris acte du désistement pur et simple de M. B, agissant en qualité de tuteur de Mme C, de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre le rejet d'une demande de bourse sur critères sociaux. Le requérant demandait l'annulation de la décision du 2 mai 2022 et l'octroi de la bourse par le CROUS de Poitiers. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance met ainsi fin à l'instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Dijon a donné acte du désistement de la requête de la SCI Mère et Filles, qui contestait les décisions du maire de Saint-Martin-du-Tertre relatives à la conformité des travaux à un permis de construire. La société avait été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions après la conclusion d’un protocole d’accord, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée.
Avocat : BAUDUCCO-ROTA
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour et de fixation du pays de renvoi, constate que le requérant a été assigné à résidence à Laval (Mayenne). En application des articles R. 922-2, R. 922-4 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Nantes, dans le ressort duquel se situe le lieu d'assignation à résidence.
Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS
Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH