mardi 10 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2201431 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 30 mai 2022 et le 19 décembre 2023, Mme A B, représentée par Me Lhotellier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 octobre 2021 par laquelle le maire de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer a délivré un permis de construire n° PC 083 112 21 O 0016 à la SAS Kami - Hôtel Bagatelle, sur un terrain sis 34 avenue de la mer et 157 chemin des pradeaux (CM0056, CM0057), ensemble la décision du 3 février 2022 portant rejet implicite de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Une mise en demeure a été adressée le 26 janvier 2023, sur le fondement de l'article R.612-3 du code de justice administrative à la commune de Saint-Cyr-sur-Mer et à la SAS Kami - Hôtel Bagatelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mars 2023, la SAS Kami - Hôtel Bagatelle, représentée par Me Lopasso, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire au rejet de la requête et demande de mettre à la charge de Mme B la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juillet 2024, la SAS Kami - Hôtel Bagatelle, représentée par Me Lopasso, conclut au non-lieu à statuer suite au retrait du permis de construire n° PC 083 112 21 O 0016.
Par un courrier en date du 18 juillet 2024, le tribunal a invité Mme B, compte tenu de l'état du dossier, à produire, soit un mémoire, soit une lettre confirmant expressément le maintien de ses conclusions, soit une lettre de désistement pur et simple, dans un délai d'un mois, ce courrier lui précisant qu'à défaut de réception d'une telle confirmation de maintien de ses conclusions dans le délai imparti, elle serait réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions en application des dispositions de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 juillet 2024, la commune de Saint- Cyr-sur-Mer informe le tribunal du retrait du permis de construire n° PC 083 112 21 O 0016 et conclut au non-lieu à statuer.
Par une lettre enregistrée le 8 août 2024, Mme B, représentée par Me Lhotellier, doit être regardée comme se désistant de ses conclusions aux fins d'annulation, tout en déclarant maintenir ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () ; 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par une lettre, enregistrée le 8 août 2024, Mme B doit être regardée comme se désistant de ses conclusions aux fins d'annulation. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions que Mme B a présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au même titre par la SAS Kami - Hôtel Bagatelle doivent, en revanche, être rejetées.
ORDONNE
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme B.
Article 2 : La somme de 1 000 euros est mise à la charge de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
Article 3 : Les conclusions présentées par la SAS Kami - Hôtel Bagatelle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à la commune de Saint-Cyr-sur-Mer et à la SAS Kami - Hôtel Bagatelle.
Fait à Toulon, le 10 septembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
signé
JF. SAUTON
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier.
N°2201431
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026