3 582 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 582
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 217
Avec résumé IA
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Avocat : BELIGON
Avocat : BELAÏCHE
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 10 février 2025 fixant le pays de destination de son interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, condamné pour violence en état d'ivresse, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : LABELLE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, un ressortissant centrafricain, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 mars 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que le requérant n'avait pas fourni les informations nécessaires à l'instruction de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : DAVID-BELLOUARD
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C, ressortissant bulgare, contestant l’arrêté préfectoral du 11 février 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de l’absence de liens familiaux stables et de la situation de détention du requérant. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation et à l’erreur manifeste d’appréciation, ont été écartés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1 et suivants du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 7 février 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait interdit le retour sur le territoire français de M. C, ressortissant géorgien, pour une durée d'un an. Le juge a estimé que cette décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de la présence continue de l'intéressé en France depuis 2017, de ses problèmes de santé et de la scolarisation de ses deux enfants. En conséquence, il a enjoint au préfet d'effacer le signalement de M. C dans le système d'information Schengen et a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : SEGUIER-BONNET ISABELLE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 7 novembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de fait, de l'erreur de droit, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Avocat : BELLA ETOUNDI
Avocat : DAMIANO ISABELLE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 20 décembre 2024 par laquelle le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) s'est déclaré incompétent pour examiner la demande d'asile de M. A, au motif que cette compétence relèverait des autorités allemandes. Le juge des référés estime que la contestation de cette décision, fondée sur l'article L. 531-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relève de la compétence exclusive de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) en vertu de l'article L. 532-1 du même code, et non du juge administratif de droit commun. Par conséquent, la requête est rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : BELOTTI