4 803 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 803
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 667
Avec résumé IA
Avocat : BEN MOUSSA
Avocat : BENHAMIDA
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 17 novembre 2022 par lequel le préfet du Var a retiré la carte de résident de M. A..., ressortissant tunisien, pour lui délivrer une carte de séjour temporaire d'un an. Le tribunal juge que les faits reprochés au requérant, bien que graves, ne correspondent pas aux infractions limitativement énumérées par l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pouvant justifier un tel retrait. La décision est donc entachée d'une erreur d'appréciation. L'exécution du jugement implique que le préfet restitue à M. A... sa carte de résident.
Avocat : BEN HASSINE
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 700 euros à M. A... pour carence fautive dans son obligation de relogement. La commission de médiation avait reconnu M. A... comme prioritaire et urgent le 19 janvier 2022 en raison de la suroccupation de son logement avec un enfant mineur. En l'absence de proposition de relogement, la responsabilité de l'État a été engagée à compter du 19 juillet 2022 sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice subi du fait des troubles dans les conditions d'existence à 3 700 euros pour la période allant du 19 juillet 2022 à la date du jugement.
Avocat : BEN-SAADI
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à indemniser M. A... pour les troubles dans ses conditions d’existence résultant de l’absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire. La carence fautive de l’État a été retenue à compter du 25 mai 2021, date d’expiration du délai de six mois imparti au préfet pour proposer un logement, jusqu’au relogement effectif le 26 juillet 2024. Cette solution s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de visa de long séjour pour sa fille Kerene B... au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence de caractère probant des documents d'état civil, ne permettant pas d'établir l'identité de l'enfant ni le lien de filiation. Le tribunal a jugé cette motivation suffisante et a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 561-2 à L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : BENVENISTE
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait refusé des visas de long séjour aux enfants mineurs C... A... et D... B... au titre du regroupement familial. La commission a commis une erreur de droit en examinant les demandes sous l’angle d’un visa de « visiteur » (article L. 426-20 du CESEDA), alors que les enfants sollicitaient un visa d’établissement pour regroupement familial. Cette erreur a entaché la décision d’illégalité, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Avocat : SELARL BENGONO
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. E..., ressortissant camerounais, qui contestait l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 23 novembre 2023 refusant le renouvellement de sa carte de séjour temporaire. Le tribunal a d’abord écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour ne valant pas retrait de l’arrêté attaqué. Sur le fond, il a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé, que la signataire disposait d’une délégation de signature régulière, et que le préfet avait pu légalement refuser le titre sur le fondement de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la menace pour l’ordre public constituée par les condamnations pénales de l’intéressé.
Avocat : MBENOUN JEANNE-CÉLINE
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... contre le rejet de sa demande de logement prioritaire et urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis. Le requérant contestait la décision du 13 mars 2024 rejetant son recours gracieux, invoquant notamment un défaut de motivation et une erreur de fait. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la commission de médiation avait valablement fondé son refus sur l'absence de transmission de pièces complémentaires obligatoires, ce qui ne permettait pas d'établir le caractère prioritaire et urgent de sa situation au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : BEN GADI
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de la préfète du Loiret d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement opposé la tardiveté de la demande, en application de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que le requérant n'avait pas invoqué de circonstance nouvelle justifiant un nouvel examen après l'expiration du délai imparti lors de sa demande d'asile. La solution retenue confirme que l'intégration professionnelle alléguée ne constitue pas une circonstance nouvelle au sens de ces dispositions.
Avocat : BENAROCH
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Sarthe refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant béninois, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'exerçant aucune activité professionnelle à la date de la décision et ne justifiant pas d'une situation personnelle particulière. Par ailleurs, la requête en annulation de l'obligation de quitter le territoire français suspendait déjà son exécution, rendant les conclusions sur ce point sans objet. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de M. et Mme D... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour les années 2016 à 2018. Les requérants invoquaient notamment l'insuffisance de motivation des propositions de rectification, le manque d'impartialité de la vérificatrice, et contestaient le bien-fondé des rehaussements ainsi que la majoration pour manquement délibéré. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que la procédure d'imposition était régulière et que les rectifications étaient fondées, tant sur le principe que sur les pénalités appliquées. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
Avocat : BENSAID
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B... visant le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité par le CNAPS. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas établi la réalité de la décision de refus du 14 juillet 2025, ni démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré la suspension de son contrat de travail et sa charge parentale. La requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BENABDESSADOK
Avocat : BENMANSOUR
Avocat : TOURIRINE-BENATMANE
Avocat : ALAIN GALISSARD & BENEDICTE CHABROL
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du préfet de la Sarthe du 15 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Elle a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée très récente du séjour en France et de l'absence d'attaches familiales établies. Le moyen tiré de l'article 3 de la même Convention a été déclaré inopérant à l'encontre de la seule obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision du 15 septembre 2025 par laquelle le directeur territorial de l’OFII de Strasbourg avait refusé à M. C... A..., demandeur d’asile soudanais, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par l’OFII, à savoir une fraude pour demandes d’asile multiples sous différentes identités, relevait des cas de cessation prévus à l’article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du refus prévu à l’article L. 551-15. En conséquence, la décision était entachée d’une erreur de droit, et la substitution de base légale sollicitée par l’administration était impossible en l’absence de respect de la procédure contradictoire prévue pour la cessation.
Avocat : GUEDDARI BEN AZIZA