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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

170 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

170

Décisions totales

383 581

Ordonnances

260 868

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BERNEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312949

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... B..., qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 10 000 euros pour absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a estimé que le requérant n’avait pas justifié de la régularité et de la permanence de sa présence sur le territoire français, condition nécessaire pour bénéficier du droit au logement garanti par l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, il ne pouvait se prévaloir d’une carence fautive de l’État, et sa demande indemnitaire a été rejetée.

Avocat : BERNARD

5 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306629

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. D... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Montreuil-sur-Mer (CHAM) en mars 2020, à la suite d'une opération de prothèse de hanche ayant entraîné une paralysie du nerf sciatique poplité externe. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHAM pour faute, en raison d'un problème technique imputable au chirurgien lors de l'intervention du 2 mars 2020, conformément aux conclusions de l'expertise. Il a condamné l'établissement à verser à M. D... une indemnité de 187 629,01 euros en réparation de ses préjudices, incluant notamment le déficit fonctionnel permanent et l'assistance par tierce personne, ainsi que 10 574,57 euros à la CPAM au titre de ses débours. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la responsabilité médicale pour faute.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DE BERNY

3 décembre 2025• 6ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501994

Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi par la société Chantier Catana, qui demandait la condamnation de la SPL Sillages, gestionnaire du port de plaisance, à l’indemniser pour un défaut d’entretien d’un ponton ayant causé un accident à un client. Le tribunal a rejeté la requête en se déclarant incompétent, estimant que le litige entre un usager et le gestionnaire d’un service public industriel et commercial relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. Cette solution s’appuie sur les principes de répartition des compétences entre les ordres de juridiction, en particulier l’article L. 2331-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : SELARL BERNIE MONTAGNIER AVOCATS ASSOCIES

27 novembre 2025• 4ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213554

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A... contestant les retraits de points consécutifs à deux infractions routières (excès de vitesse) commises les 3 et 30 septembre 2020, ainsi que la décision « 48SI » du 23 juin 2022 constatant la perte de validité de son permis. Le tribunal a rappelé que l'administration doit prouver qu'elle a délivré au conducteur l'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle pour contester l'infraction. En l'espèce, il a été établi que les amendes forfaitaires majorées avaient été payées, ce qui, selon la jurisprudence, présume que l'information a été régulièrement délivrée, sauf preuve contraire non apportée par le requérant. Par conséquent, la requête de M. A... a été rejetée.

Avocat : SELARL BERNARD AVOCAT

26 novembre 2025• Magistrat : Mme. KUBOTA - R. 222-13
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313013

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par la commission de médiation le 24 avril 2019, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai de six mois engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a estimé que cette carence, à compter du 24 octobre 2019, a causé à M. B... des troubles dans ses conditions d'existence, même s'il a trouvé un logement privé en juin 2022, car ce logement était inadapté à sa situation financière et à son handicap. La solution retenue est la condamnation de l'État à indemniser M. B... pour la période allant du 24 octobre 2019 au 5 avril 2023, date de la proposition de logement adapté.

Avocat : BERNARD

20 novembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311161

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 10 000 euros à Mme B..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 27 novembre 2019, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille (huit personnes) logées dans un logement sur-occupé et menacées d'expulsion. Le tribunal a retenu une période de responsabilité allant de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission jusqu'au relogement effectif le 26 avril 2024.

Avocat : BERNARD

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309263

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 8 000 euros à Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 9 octobre 2019, en raison de l’absence de relogement. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, causant des troubles dans les conditions d’existence. Le préjudice a été évalué en fonction de la durée de la carence (plus de trois ans) et de la situation de l’intéressée, hébergée chez son conjoint dans un logement inadapté.

Avocat : BERNARD

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419990

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu. Le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de l’administration fiscale statuant sur sa réclamation préalable ou la preuve du dépôt de cette réclamation, comme l’exigent les articles R. 412-1 du code de justice administrative et R. 190-1 du livre des procédures fiscales. La production d’une simple réponse aux observations du contribuable dans le cadre de la procédure de rectification ne constitue pas une réclamation préalable recevable.

Avocat : CABINET MARC BERNAVILLE

17 novembre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512372

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester le refus implicite du ministre de l’intérieur d’enregistrer son apprentissage anticipé de la conduite (AAC) au fichier national des permis de conduire. En cours d’instance, le ministre a procédé à cet enregistrement le 5 août 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte. Par ordonnance, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : SELARL BERNARD AVOCAT

12 novembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411255

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme H... B... et M. E... C..., concernant la prise en charge de leur fille à l’hôpital Bicêtre puis à l’hôpital Armand-Trousseau à compter du 22 mars 2019. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, pour déterminer les responsabilités et évaluer le préjudice. La demande de pré-rapport a été rejetée, et la question des frais d’expertise a été jugée prématurée. L’ONIAM et l’AP-HP ne se sont pas opposés à l’expertise, sous réserves.

Avocat : BERNFELD ASSOCIES

23 octobre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500060

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B... pour la carence fautive de l'administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 12 octobre 2022 la reconnaissant prioritaire pour un logement, ainsi que l'ordonnance du 31 mai 2023 enjoignant son relogement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille (sur-occupation, insalubrité) jusqu'à leur relogement le 5 novembre 2024. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros en réparation de ces préjudices, rejetant le surplus des conclusions indemnitaires.

Avocat : CAMBONIE BERNARD

14 octobre 2025• Pole Social (JU)
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306312

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’une requête en annulation du refus du maire d’Arès de lui communiquer le « budget culture » de la ville, sur le fondement des articles L. 2121-26 du code général des collectivités territoriales et L. 311-9 du code des relations entre le public et l’administration. En cours d’instance, la commune a communiqué à l’intéressé les dépenses culturelles pour la période concernée. Le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SELARL BERNADOU AVOCATS

8 octobre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303271

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... épouse D... d'une demande d'indemnisation de 2 500 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 25 janvier 2019. La carence fautive de l'État a été retenue à compter du 25 juillet 2019, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que le maintien dans un logement sur-occupé avec un enfant à charge a causé des troubles dans les conditions d'existence jusqu'au relogement en octobre 2020. Il a condamné l'État à verser à la requérante une somme de 2 500 euros en réparation de son préjudice, ainsi que 1 500 euros à son avocat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : BERNARD

1 octobre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302323

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., propriétaire d'un mur d'enceinte effondré le long de la route départementale 429, qui recherchait la responsabilité sans faute du département des Vosges. Le requérant n'a pas apporté la preuve d'un lien de causalité entre les désordres et la présence ou l'exécution de travaux sur l'ouvrage public (le fossé), le département ayant opposé l'antériorité du fossé et un défaut d'entretien du mur. Par conséquent, le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires et la demande d'expertise, sans faire droit aux frais de justice demandés par les parties.

Avocat : SELARL BEGEL - GUIDOT-MANGEOT - BERNARD - JUREK

30 septembre 2025• Chambre 1
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509120

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... contestant le retrait de trois points sur son permis de conduire. En effet, le ministre de l'intérieur a, postérieurement à l'introduction du recours, supprimé les mentions de l'infraction et restitué les points litigieux. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

Avocat : SELARL BERNARD AVOCAT

26 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303066

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 15 avril 2020, qui n'a reçu aucune proposition de relogement. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 5 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, mais a tenu compte de la suspension des délais due à l'état d'urgence sanitaire (ordonnance du 25 mars 2020). La solution retenue est que l'État est condamné à verser à Mme B... une somme de 1 500 euros, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : BERNARD

26 septembre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510315

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... pour contester une décision de retrait de six points sur son permis de conduire, prise par le ministre de l'intérieur suite à une infraction routière. En cours d'instance, le ministre a supprimé les mentions de l'infraction et restitué les points litigieux. Le tribunal, appliquant l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions en annulation et injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant.

Avocat : SELARL BERNARD AVOCAT

25 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404811

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 7 631 euros à M. A... pour le préjudice subi suite au refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de prêter le concours de la force publique pour exécuter un jugement d'expulsion. La responsabilité de l'État a été engagée à compter du 1er octobre 2022, après un délai de deux mois suivant la demande, jusqu'à la libération des lieux le 10 mai 2023. Le tribunal a retenu une perte de loyers de 6 631 euros et un préjudice moral de 1 000 euros, rejetant les autres demandes faute de preuve. Cette solution s'appuie sur les principes de responsabilité des personnes publiques et l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : BERNARD

17 septembre 2025• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402696

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. C... pour son absence de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation en décembre 2021, vivait avec sa famille de sept personnes dans un logement de 20 m², ce qui constitue une situation de suroccupation engageant la responsabilité de l'État. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, retenant une carence fautive de l'État. Il a accordé 6 000 euros de dommages et intérêts pour les troubles subis jusqu'au relogement en septembre 2024, ainsi que 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BERNARD

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502632

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. et Mme C... et de leurs enfants majeurs du logement qu'ils occupaient dans le cadre du dispositif d'hébergement pour demandeurs d'asile à Epinal. La solution retenue est fondée sur le constat que le droit au maintien sur le territoire des intéressés avait pris fin suite au rejet de leurs demandes d'asile, et que leur maintien dans les lieux compromettait le fonctionnement normal du dispositif d'accueil. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la fin de l'hébergement au terme du mois suivant la perte du droit au maintien.

Avocat : SELARL BEGEL - GUIDOT-MANGEOT - BERNARD - JUREK

12 septembre 2025