7 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 962
Décisions totales
383 581
Ordonnances
278 865
Avec résumé IA
Avocat : LAMBERT
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Avocat : SELARL MARY & INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de Mme B..., salariée protégée, visant à annuler les décisions de l'inspecteur du travail et du ministre ayant autorisé son licenciement disciplinaire pour manquements lors de deux accidents de bus. La requérante contestait la matérialité des faits, leur qualification de faute grave et invoquait un lien avec son mandat de représentante du personnel. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les faits étaient établis et suffisamment graves pour justifier le licenciement, sans lien avec le mandat. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés et sur le règlement intérieur de l'entreprise.
Avocat : SELARL BERTHELON & TIROLE AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C..., ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet ne s'était pas fondé sur une menace pour l'ordre public. Il a estimé que la délivrance d'une carte de séjour "salarié" était subordonnée à une autorisation de travail préalable, que le requérant ne détenait pas, en application de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, les éléments personnels invoqués n'ont pas été jugés suffisants pour caractériser une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un mois. Le tribunal a jugé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais d'avocat. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6) et les conventions internationales précitées.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a constaté que le recours, introduit le 29 octobre 2025 contre une décision notifiée le 21 octobre 2025, était tardif car présenté après l'expiration du délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond.
Avocat : SCALBERT
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision du 21 octobre 2025 lui a été notifiée le même jour avec mention des voies et délais de recours. Or, sa requête n'a été enregistrée que le 29 octobre 2025, soit après l'expiration du délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce délai, jugé non franc, court du lendemain de la notification et expire à minuit le septième jour, sans prorogation pour les jours non ouvrables. La requête étant tardive et manifestement irrecevable, l'ensemble des conclusions de Mme A... a été rejeté.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de la société Facility Park contestant la passation d’un marché public de gestion de parkings par la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, attribué à la société Indigo Park. La requérante invoquait notamment l’absence de détection d’une offre anormalement basse, l’irrégularité de l’offre retenue et une rupture d’égalité de traitement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Facility Park, incluant l’annulation du marché et l’indemnisation de son préjudice, en considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Il a également mis à sa charge les frais de justice réclamés par la communauté urbaine et la société Indigo Park.
Avocat : SELARL GOUTAL & ALIBERT
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... contre le refus de permis de construire une maison individuelle à Maisons-Laffitte. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car la décision attaquée du 3 février 2023 était confirmative d'une précédente décision de rejet devenue définitive, faute de recours dans le délai raisonnable d'un an. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées, de même que les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision du 3 novembre 2025 par laquelle le directeur général de l’OFII a refusé à Mme A..., ressortissante burkinabée, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal estime que l’OFII a commis une erreur manifeste d’appréciation en ne tenant pas compte de la vulnérabilité particulière de la requérante, liée à une grossesse, une IVG et un suivi médical, justifiant un motif légitime pour le dépôt tardif de sa demande d’asile. La décision est fondée sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du CESEDA.
Avocat : HUBERT
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A..., salarié protégé, d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions de l’inspectrice du travail et de la ministre du travail autorisant son licenciement pour faute disciplinaire par la société Suez RV Ouest. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure, l’absence de respect du contradictoire, le caractère infondé des griefs, et une discrimination liée à son mandat syndical. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés et à la procédure d’autorisation administrative de licenciement.
Avocat : CEDRIC ROBERT
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par M. C... A..., fonctionnaire hospitalier, visant à contester le refus de prolongation d'activité au-delà de la limite d'âge et la décision l'autorisant à faire valoir ses droits à la retraite. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la privation de rémunération invoquée étant inhérente à l'application de la limite d'âge et ne constituant pas une urgence particulière justifiant la suspension. Par conséquent, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article L. 556-3 du code général de la fonction publique), les requêtes ont été rejetées.
Avocat : SCP LANCELIN & LAMBERT
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant syrien, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs ordonnant sa remise aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé, en application de l'article L. 752-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 603/2013 et n° 604/2013, en l'absence de défaillances systémiques en Croatie. En conséquence, la légalité de l'assignation à résidence n'étant pas contestée indépendamment, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : BERTIN BRIGITTE
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant n’ayant pas répondu à la demande de maintien de sa requête formulée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 19 décembre 2025, le président de la 2ème chambre donne acte de ce désistement d’instance.
Avocat : CHABBERT-MASSON
Le Tribunal administratif de Nîmes a constaté le désistement d’office de M. A..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet du Gard. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit qu’un requérant invité à confirmer le maintien de ses conclusions et ne répondant pas dans le délai d’un mois est réputé s’être désisté. En l’absence de réponse de M. A..., le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la sanction d’avertissement infligée le 15 mai 2023 par la section disciplinaire de l’université de Montpellier à un étudiant, M. B..., pour des faits de violences. Le tribunal a jugé que la matérialité des faits reprochés n’était pas établie, en se fondant notamment sur la relaxe pénale de l’étudiant par le tribunal correctionnel de Nîmes et l’absence de preuves suffisantes. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 811-6 et R. 811-11 du code de l’éducation, qui régissent le régime disciplinaire des usagers de l’enseignement supérieur. L’université a été condamnée à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : SCP CHRISTOL & INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Montpellier, par un jugement avant dire droit du 26 novembre 2024, avait sursis à statuer sur les requêtes en annulation de deux permis de construire délivrés à la SCCV Rue des Balances Vendargues, après avoir constaté que ces permis méconnaissaient l’article UA11 du règlement du plan local d'urbanisme en raison d’une rupture avec l’identité du centre ancien de Vendargues. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal avait accordé un délai de six mois pour notifier un permis de régularisation. Les requérants ont produit le permis modificatif délivré le 13 octobre 2025, mais ils en demandent également l’annulation, soutenant que le projet conserve un aspect massif incompatible avec les exigences d’harmonie des volumes et de préservation du caractère patrimonial du centre ancien.
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN
Le Tribunal Administratif de Montpellier, par un jugement avant dire droit du 26 novembre 2024, avait déjà constaté que deux permis de construire délivrés par le maire de Vendargues à la SCCV Rue des Balances Vendargues méconnaissaient l'article UA11 du règlement du plan local d'urbanisme, créant une rupture avec l'identité du centre ancien. Il avait alors sursis à statuer pour permettre une régularisation. Après notification d'un permis modificatif le 13 octobre 2025, les requérants maintiennent leur demande d'annulation, arguant que le nouveau projet, bien que modifié, conserve un aspect massif incompatible avec les exigences d'harmonie des volumes et de préservation du caractère patrimonial du centre ancien, désormais régies par le PLUi de Montpellier Méditerranée Métropole. Le tribunal doit donc se prononcer sur la légalité des permis initiaux et du permis modificatif au regard de ces règles d'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Bouches-du-Rhône du 30 septembre 2025 clôturant la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante russe. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car il s'agissait d'un refus d'admission au séjour et non d'un refus de renouvellement ou d'un retrait, et que la requérante n'apportait pas la preuve de circonstances particulières justifiant une urgence, malgré ses problèmes de santé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : GILBERT