7 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 962
Décisions totales
383 581
Ordonnances
279 465
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... D..., ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 17 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour six mois. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a estimé que la décision de refus de séjour était légale, entraînant le rejet des exceptions d'illégalité soulevées contre les autres décisions. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Avocat : SCP FLORA GILBERT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le préfet des Yvelines a obligé M. B., ressortissant malien, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour d'un an. La juridiction retient que le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé, en mentionnant à tort qu'il n'avait pas sollicité de titre de séjour, alors qu'il avait déposé une demande pour soins. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B. dans un délai de deux mois. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 423-23 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : HUBERT
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 3 novembre 2025 par lequel le préfet de l'Essonne ordonnait le transfert de Mme A... aux autorités allemandes. La requérante, ressortissante congolaise, contestait cet arrêté pris dans le cadre du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a retenu que le préfet n'avait pas apporté la preuve de la compétence de l'agent ayant mené l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement, méconnaissant ainsi les droits de la demanderesse. En conséquence, l'arrêté a été annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Avocat : SCALBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 1er février 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien âgé de 75 ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'état de santé grave du requérant (démence sévère avec dépendance totale), attesté par plusieurs certificats médicaux, et de sa situation familiale (présence indispensable de sa fille de nationalité française). Cette décision a été prise sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A... un certificat de résidence algérien d'un an mention "vie privée et familiale" sous un mois.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la SCI l’Alycastre et autres d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 29 janvier 2024 par la maire d’Aix-en-Provence à la SAEM Sacogiva pour 23 logements sociaux et des commerces, ainsi que contre un arrêté rectificatif du 30 avril 2025. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance de plusieurs articles du code de l’urbanisme, dont l’article R. 431-32 relatif à l’absence de servitude de cours communes. Le tribunal a informé les parties de la possibilité de régulariser ce vice sur le fondement de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la procédure indique que le tribunal a examiné la recevabilité de la requête au regard de l’intérêt à agir des requérants, conformément à l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI l’Alycastre et autres, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré le 13 février 2024 par la maire d’Aix-en-Provence à la société Prométhée pour 24 logements et des commerces, ainsi que d’un arrêté rectificatif du 7 avril 2025. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, la méconnaissance des articles R. 423-53, R. 423-50 et R. 111-2 du code de l’urbanisme, et l’absence d’avis conforme défavorable de l’architecte des bâtiments de France. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT
Le tribunal administratif de Toulouse a annulé la délibération du 30 avril 2024 de la commune de Plaisance-du-Touch instaurant un congé menstruel pour ses agentes. Il a jugé que ce dispositif, créant une nouvelle autorisation spéciale d'absence, relevait du statut des fonctionnaires et ne pouvait être édicté par une collectivité territoriale en l'absence de tout fondement législatif ou réglementaire. La solution retenue est fondée sur les articles L. 1, L. 9 et L. 622-1 du code général de la fonction publique, ainsi que sur l'article 72 de la Constitution.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la délibération du 24 juin 2024 du conseil d’administration du CCAS de Plaisance-du-Touch créant une autorisation spéciale d’absence pour congé menstruel. Le tribunal a jugé que ce nouveau régime d’absence, en tant qu’élément du statut des fonctionnaires, ne pouvait être légalement édicté par une collectivité territoriale ou un établissement public local. Il a relevé que ce congé n’entre dans aucune des catégories légales d’autorisations spéciales d’absence prévues par le code général de la fonction publique. La décision se fonde sur les articles L. 1, L. 9 et L. 622-1 du code général de la fonction publique.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la délibération du 30 mai 2024 de la communauté de communes du Grand Ouest Toulousain instaurant une autorisation spéciale d'absence pour congé menstruel. Le tribunal a jugé que ce dispositif, relevant du statut des fonctionnaires, ne pouvait être créé par une collectivité territoriale sans fondement législatif ou réglementaire, en application des articles L. 1 et L. 9 du code général de la fonction publique. Il a également estimé que ce congé n'entrait dans aucune des catégories légales d'autorisations spéciales d'absence et qu'il méconnaissait l'obligation de temps de travail annuel de 1607 heures. La solution retenue est l'annulation partielle de la délibération, faisant droit au déféré du préfet de la Haute-Garonne.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de la 2ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de la société Free Mobile contre deux arrêtés de la maire d’Aix-en-Provence (1er juin et 27 octobre 2022) s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’antennes relais intégrées dans des fausses cheminées sur un immeuble situé 18 cours Mirabeau. La société invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, et une erreur de droit ou d’appréciation au regard du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV). Le tribunal a fait droit aux demandes d’annulation, en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative, et a enjoint à la maire de délivrer l’autorisation sollicitée sous un mois, avec astreinte. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme et le code du patrimoine.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A..., agent de la commune de Lucé, contestant plusieurs décisions du maire qui lui ont retiré ses fonctions de responsable de la commande publique et réduit ses primes (NBI, IFSE, CIA). La commune soutenait que ces mesures constituaient de simples mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours. Le tribunal a jugé que ces décisions, qui modifiaient substantiellement les responsabilités et la rémunération de l'agent, étaient de nature à lui faire grief et donc recevables. Sur le fond, le tribunal a considéré que la commune justifiait ces mesures par l'intérêt du service, en raison d'erreurs commises par Mme A..., et que la procédure avait été régulière. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation de Mme A....
Avocat : ROBERT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 octobre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 435-3, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Sans se prononcer sur l'urgence, la requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SCALBERT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les circonstances invoquées (présence en France depuis sept ans, situation familiale et professionnelle) ne justifiaient pas un traitement prioritaire de sa demande par rapport à d'autres étrangers dans une situation similaire. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : BERTEAUX
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour prise par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait notamment une présomption d’urgence et un risque de perte d’emploi, mais le tribunal a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en raison du dépôt tardif de sa demande de renouvellement. La solution retenue est fondée sur l’absence d’urgence justifiant la suspension, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : BERTHIER
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. A... pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le dysfonctionnement persistant de la plateforme ANEF, empêchant l'étranger de déposer sa demande en ligne, le plaçait dans une situation d'urgence et de précarité administrative et financière. La solution retenue impose à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur la demande de correction du site. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les principes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BERTE
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de M. A..., qui contestait l'interdiction temporaire d'exercer une activité de sécurité privée pendant trois ans. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 6 février 2023 par laquelle le conseil municipal de Marly-le-Roi a approuvé la modification n°2 de son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment la procédure suivie (révision vs modification), l'absence de concertation et d'évaluation environnementale, ainsi que la légalité des servitudes « cœurs d’îlots paysagers à protéger » créées sur leurs parcelles, qu'ils estimaient disproportionnées et attentatoires au droit de propriété. La commune de Marly-le-Roi a conclu au rejet de la requête. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la procédure de modification était adaptée, que les servitudes étaient fondées sur l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme et proportionnées aux objectifs de protection paysagère, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée.
Avocat : SELARL GOUTAL & ALIBERT
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B..., ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet de police du 17 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant soutenait notamment que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et était entachée d'un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français a été rejetée.
Avocat : HUBERT
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné deux requêtes de M. A..., contestant d'une part le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour (n° 2403251) et d'autre part l'arrêté préfectoral du 27 mars 2025 lui refusant un titre, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour (n° 2503013). Le requérant invoquait notamment un vice de procédure pour absence de saisine du collège de médecins de l'OFII, une méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA relatif aux étrangers malades, et une violation de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Avocat : MARY-INQUIMBERT