7 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 962
Décisions totales
383 581
Ordonnances
307 256
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... demandant l’annulation du permis de construire délivré par le maire de L’Île-d’Olonne pour l’extension d’une habitation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’absence d’avis du service d’incendie, estimant qu’aucune disposition législative ou réglementaire n’imposait cette consultation. Il a également jugé que le moyen fondé sur l’article 3 du règlement de la zone UC du plan local d’urbanisme communal n’était pas fondé. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 423-50 du code de l’urbanisme et le règlement du PLU.
Avocat : SELARL GAUVIN-ROUBERT ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 28 juillet 2022 qui ajournait à deux ans la demande de naturalisation de Mme A.... Le ministre s'était fondé sur un motif erroné, à savoir que le compagnon de la requérante ne possédait qu'un récépissé de demande de titre de séjour, alors qu'il était titulaire d'une carte de résident de dix ans. Le tribunal juge que Mme A., réfugiée, travaillant en CDI depuis 2019 et ayant fixé durablement le centre de ses intérêts familiaux en France, remplit les conditions de l'article 21-16 du code civil. La décision est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : SCALBERT
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que les moyens soulevés contre le refus de titre de séjour, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Avocat : AUBERTIN
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B... d’une requête en plein contentieux visant à contester un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 19 048,99 euros. Postérieurement à l’introduction de la requête, le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique a soldé cet indu par une décision du 29 avril 2025, devenue définitive. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Les conclusions relatives aux frais d’instance sont rejetées.
Avocat : HUBERT VEAUVY
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande d'indemnisation de M. B..., policier municipal, qui estimait avoir été victime de harcèlement moral de la part de ses collègues et supérieurs au sein de la commune de Toulouse. Le tribunal a jugé que les éléments de fait présentés par le requérant, tels que des intimidations, insultes ou inscriptions simultanées à des formations, n'étaient pas suffisamment étayés pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. En l'absence de preuves établissant des agissements répétés constitutifs de harcèlement, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, ni pour faute, ni du fait de son obligation de protection de la santé des agents. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS
Avocat : BERTE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du préfet de l’Hérault refusant le renouvellement du titre de séjour « étudiant » de Mme A..., ressortissante sénégalaise. La juge a retenu que la condition d’urgence était présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L’administration n’a pas produit de mémoire en défense.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 28 mars 2023 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes, lui interdisant d'en acquérir ou détenir, l'inscrivant au fichier national des interdits d'armes et retirant la validation de son permis de chasse. Le tribunal a relevé que le préfet était en situation de compétence liée pour prendre ces mesures, en application des articles L. 312-3 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, dès lors que le casier judiciaire de l'intéressé mentionnait des condamnations pour vol et recel de vol. Par conséquent, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation a été écarté, et la requête de M. B... a été rejetée.
Avocat : REMBERT
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour les enfants D... et C... A... au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas justifié de circonstances particulières rendant indispensable une intervention rapide, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et des articles L. 561-4 et L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet des Hautes-Pyrénées de lui délivrer une carte de résident de dix ans, au profit d’un simple renouvellement d’un an de son titre « vie privée et familiale ». Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement fonder son refus sur la réserve d’ordre public, en raison de la gravité et de la réitération des condamnations pénales de M. A... entre 2002 et 2022, ainsi que des procédures en cours. Il a précisé que l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régit la délivrance des cartes de résident de dix ans aux ressortissants tunisiens, sans exiger la condition d’intégration républicaine prévue à l’article L. 413-7 du CESEDA. La demande d’annulation et les conclusions aux fins d’injonction ont donc été rejetées.
Avocat : BERTRAND
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de Mme B... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré la situation personnelle et médicale de la requérante et de sa fille handicapée, en raison de la gravité et du caractère répété des sept infractions au code de la route commises entre 2021 et 2025, incluant des excès de vitesse et l'usage du téléphone. Cette appréciation objective de l'urgence a conduit au rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : GIBERT JORDAN
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant malien, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Val-de-Marne a mis en fabrication une carte de séjour temporaire pour l'intéressé. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension, cette mesure ayant rendu le litige sans objet. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL GAILLARD ROBERT
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS
Avocat : ALBERTIN
Avocat : BERTHELOT
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante équatorienne, qui contestait l'arrêté du 8 juin 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que le refus de séjour n'était pas entaché d'erreur de fait concernant son intégration professionnelle et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de démontrer une vie privée et familiale stable en France. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été jugées légales.
Avocat : IMBERT & ASSOCIES