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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 209 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 209

Décisions totales

383 581

Ordonnances

243 521

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BESEffacer tout
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508545

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 10 novembre 2025 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante nigériane. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Avocat : TREBESSES

24 décembre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403235

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme E... demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 8 janvier 2024 par le maire de Rouen à M. A..., autorisant la création de lucarnes, l'installation de vélux et le remplacement de volets. Le tribunal a jugé que les éventuelles erreurs dans l'intitulé de l'arrêté sont sans incidence sur sa légalité, et que le moyen tiré d'un préjudice lié à la perte de vue sur la cathédrale relève du droit des tiers, non de la légalité de l'acte. Il a également estimé que le moyen fondé sur la méconnaissance de l'article 4.1 de la zone UAA du PLUi n'était pas fondé. La décision s'appuie sur les articles A. 424-1, A. 424-2 et A. 424-8 du code de l'urbanisme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LENGLET, MALBESIN & ASSOCIES

23 décembre 2025• 2 ème Chambre
TA64Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2502622

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A..., agent du département des Landes, d’une requête en paiement d’un rappel de nouvelle bonification indiciaire. Par une ordonnance, le tribunal a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir justifié de l’accomplissement de la procédure de médiation préalable obligatoire prévue par le code de justice administrative et le décret n°2022-433 du 25 mars 2022. Le tribunal a également ordonné la transmission du dossier au médiateur compétent.

Avocat : SOURBES

23 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511090

Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a annulé l'arrêté du 3 octobre 2025 par lequel la préfète de la Savoie obligeait M. B..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français. La décision initiale, fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était entachée d'erreur de droit car M. B. justifiait d'une entrée régulière sous couvert d'un visa long séjour. Le tribunal a procédé à une substitution de base légale, retenant le 2° du même article, et a rejeté le moyen d'incompétence. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et l'injonction de réexamen de la situation de l'intéressé.

Avocat : BESSON

23 décembre 2025• 6ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508482

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde du 8 décembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, l'erreur de compétence liée, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 752-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, après avoir admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : TREBESSES

23 décembre 2025• Eloignement 72 heures
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536921

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de la SARL Sati visant à suspendre un arrêté préfectoral de fermeture administrative de neuf jours. Le juge estime que la condition d’urgence particulière n’est pas démontrée, faute pour la société requérante de justifier de conséquences économiques irréparables ou mettant en péril la pérennité de son activité. En conséquence, la requête est rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’atteinte à la liberté du commerce et de l’industrie.

Avocat : DESCOUBES

20 décembre 2025
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA01129

Avocat : BESSE

19 décembre 2025• 3ème chambre
CAA13Ordonnance

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-23MA02129

Avocat : BESSON

19 décembre 2025• Juge des référés
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516266

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la Société Triadou Haussmann d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision de la Ville de Paris du 2 avril 2025 et à être déchargée de droits de voirie d’un montant de 11 682,30 euros. La société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance par un acte enregistré le 19 juin 2025. Par une ordonnance du 19 décembre 2025, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.

Avocat : BESSA

19 décembre 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529895

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait pas un défaut d'examen particulier de sa situation. Il a estimé que le requérant, qui ne justifiait pas d'une insertion professionnelle stable ou de liens personnels intenses en France, ne pouvait se prévaloir d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie notamment sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BESSE

19 décembre 2025• Section 8 - Chambre 1
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400379

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme E... et autres demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire des Gets pour un chalet hôtelier. Les requérants, voisins immédiats, ont été jugés recevables à agir en raison de l’atteinte directe à leurs conditions de jouissance (perte de vue). Cependant, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 2 du règlement de la zone UC du PLU (hauteur maximale de 15 mètres pour les hébergements hôteliers) n’était pas fondé, la construction respectant cette limite. Les autres moyens (violation des articles 1 et 3 du règlement, insuffisance du dossier) ont également été écartés, conduisant au rejet de la demande.

Avocat : CABINET RIBES & ASSOCIES

19 décembre 2025• 2ème Chambre
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503908

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par Mme C... d’une demande de suspension de la décision du 30 septembre 2025 par laquelle la direction régionale des douanes avait ordonné la fermeture conservatoire pour un an de son débit de tabac, en raison de son incapacité de travail consécutive à un accident. La requérante invoquait une erreur de droit, une erreur manifeste d’appréciation et une atteinte disproportionnée à sa liberté économique. Toutefois, Mme C... s’est désistée de sa requête par un mémoire du 16 décembre 2025, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 19 décembre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé de la demande de suspension.

Avocat : BESSEDE CHRISTOPHE

19 décembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304739

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant deux arrêtés du préfet du Gard refusant le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet concernant le premier arrêté du 17 novembre 2023, au motif que cet acte avait reçu exécution. Sur le fond, le juge a rappelé que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière complète les conditions de séjour des Algériens, et que le motif de refus tiré de la non-conformité aux principes essentiels de la vie familiale, prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'est pas opposable à ces ressortissants. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté du 17 novembre 2023 pour erreur de droit.

Avocat : SELARL BESCOU ET SABATIER

19 décembre 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503367

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 24 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle résultait d'un examen particulier de la situation du requérant et que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : BESSE

18 décembre 2025• 7ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301599

Le Tribunal administratif de Paris a examiné les requêtes de Mme B... C..., fonctionnaire de la Ville de Paris, contestant l'arrêté du 1er décembre 2022 lui ouvrant une période préparatoire au reclassement et le courrier du 18 octobre 2024 constatant l'impossibilité de son reclassement. Le tribunal a rejeté la requête contre l'arrêté de 2022, considérant que cette décision ne faisait pas grief et était insusceptible de recours. Concernant le courrier de 2024, il a été jugé qu'il ne constituait pas une décision faisant grief, car il se bornait à informer l'agente de la procédure à venir, sans préjudice immédiat. Les demandes d'annulation ont donc été rejetées comme irrecevables, sur le fondement des principes généraux du contentieux administratif et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET KCP KARBOWSKI CASANOVAS-VESCHEMBES DE PRITTWITZ (AARPI)

18 décembre 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302634

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A..., ingénieure de l’industrie et des mines, qui contestait son absence d’inscription au tableau d’avancement au grade d’ingénieur divisionnaire pour 2022 et demandait réparation. La requérante soutenait qu’un critère de date de mobilité (avant le 1er octobre 2022) appliqué par le ministre de l’Économie était illégal et violait les principes d’égalité de traitement et de mérite, ainsi que les lignes directrices de gestion. Le tribunal a jugé que l’administration n’avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation, l’inscription à un tableau d’avancement ne constituant pas un droit et le critère litigieux visant à garantir une répartition équitable des promotions entre les voies de mobilité et d’expertise. En conséquence, la demande indemnitaire fondée sur une faute de l’État a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.

Avocat : SELARL BESTAUX BONVOISIN MATRAY

18 décembre 2025• 2ème chambre
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508631

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde refusant à Mme A... C... l'intégration dans un parcours de sortie de la prostitution. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré l'instabilité de son hébergement et les risques pour son enfant. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens tirés du code de l'action sociale et des familles ou de la convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : TREBESSES

17 décembre 2025
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-25BX01128

Avocat : TREBESSES

16 décembre 2025• 4ème chambre (formation à 3)
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2502528

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant les décisions du 20 janvier 2025 par lesquelles la préfète de l’Ain l’a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal a jugé que le droit d’être entendu n’avait pas été méconnu, l’intéressé ayant été auditionné par les services de police et ayant pu faire valoir sa situation professionnelle. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, incluant les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont l’article 41 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme, et les articles L. 612-6 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : BESSE

16 décembre 2025• 4ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501713

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans sa 5ème chambre, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France et de ses attaches conservées en Guinée.

Avocat : TREBESSES

16 décembre 2025• 5ème Chambre