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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

375 085

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2106741

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme Séverine Gereral, greffière des services judiciaires, d’une demande d’annulation d’un arrêté du Garde des Sceaux du 31 janvier 2021 la plaçant en congé parental, ainsi que des décisions des 31 mars et 27 mai 2021 refusant le report de ses congés annuels. La requérante soutenait notamment l’incompétence des signataires, un défaut de motivation et une méconnaissance de l’article 54 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la requête en excès de pouvoir était irrecevable pour tardiveté. En conséquence, la demande indemnitaire liée à l’illégalité alléguée de ces décisions a également été rejetée.

Avocat : CABINET CASSEL

15 avril 2025• 6ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509497

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 7 avril 2025 par lequel le ministre de l'intérieur a refusé l'entrée en France au titre de l'asile à M. C, ressortissant iranien. Le tribunal estime que la demande d'asile de M. C, fondée sur sa conversion au protestantisme et les menaces subies en Iran, n'est pas manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il retient que le récit du requérant est sincère et précis, et que le ministre a commis une erreur d'appréciation en rejetant sa demande. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. C au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

15 avril 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508601

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 26 mars 2025 par lequel le préfet de police avait maintenu M. A, ressortissant bangladais, en rétention administrative. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que la demande d'asile de l'intéressé, présentée après son placement en rétention, visait uniquement à faire échec à son éloignement, alors que M. A invoquait des éléments nouveaux. Cette décision est fondée sur l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

15 avril 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433491

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 7 novembre 2024 par lequel le préfet de police avait refusé l'admission au séjour de M. C, ressortissant algérien, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence continue en France depuis 2021, de son mariage avec une ressortissante française en 2022 et de son insertion professionnelle. L'arrêté a été annulé pour méconnaissance de ces stipulations conventionnelles et pour erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

15 avril 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433487

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 13 novembre 2024 par lequel le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, l'a obligé à quitter le territoire et a fixé le pays de destination. Le tribunal retient un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. C justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C dans un délai de trois mois, après avis de la commission, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. C au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

15 avril 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432437

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, ressortissant russe, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 4 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant car cet article ne s'adresse pas aux États membres. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CABINET LFMA (SELARL)

15 avril 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305477

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne une demande de décharge de rappels de TVA formulée par la SARL Travaux Bâtiments Electricité Sécurité pour la période du 1er janvier 2015 au 30 novembre 2017. Le tribunal a examiné la contestation de la société relative à la remise en cause par l'administration fiscale de la déductibilité de la TVA sur des dépenses de communication événementielle (abonnements sportifs, tickets cadeaux, dîners-spectacles). L'administration soutenait que ces dépenses étaient utilisées à plus de 90 % à des fins étrangères à l'entreprise, sur le fondement des articles 271 du code général des impôts et 205-206 de l'annexe II. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait, mais le raisonnement indique qu'il appartient à l'administration d'établir les faits justifiant le rejet de la déduction.

Avocat : CABINET GINESTIE MAGELLAN PALEY-VINCENT (SELAS)

15 avril 2025• 1re Section - 2e Chambre
CAA13Décision

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA02742

Avocat : CABINET DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

14 avril 2025• Juge des référés
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503110

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. G, ressortissant marocain, contestant l’arrêté du préfet du Nord du 29 mars 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la même convention, ainsi que l’erreur d’appréciation sur le risque de fuite et la durée de l’interdiction de retour. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

14 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504783

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, le requérant s'est désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, le préfet ayant indiqué qu'une carte de séjour était en cours de fabrication. Le juge a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions relatives aux frais d'instance. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

14 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430556

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 16 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant à l'encontre d'une décision de police administrative prise par une autorité nationale. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

14 avril 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504954

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l’Université Paris 8 maintenant l’organisation en présentiel des examens du second semestre 2024/2025 pour les étudiants en psychologie et droit de l’IED. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérantes n’établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, et que les intérêts publics liés à l’organisation des examens s’y opposaient. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET SAIDJI & MOREAU AVOCATS

14 avril 2025• Juge des référés
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308450

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B d’une demande d’annulation des rapports provisoire et définitif de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR) concernant le pilotage de la Fédération française de football, ainsi que de la synthèse publiée par le ministère des sports. Le requérant invoquait notamment une procédure irrégulière, un défaut d’impartialité et des erreurs de fait. Par un mémoire du 20 mars 2025, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 14 avril 2025, sans examiner le fond du litige.

Avocat : CABINET FREGET GLASER & ASSOCIES

14 avril 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2200840

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la SMABTP, subrogée dans les droits de la société Ecrin des sables, pour obtenir la condamnation de la commune d'Anglet à l'indemniser des préjudices résultant de l'annulation d'un permis de construire. La SMABTP soutenait que l'annulation était due à une faute de la commune, qui avait passé outre l'avis de l'architecte des bâtiments de France, et non à une violation des règles d'urbanisme. La commune d'Anglet a contesté la recevabilité de la requête, invoquant notamment la nullité du contrat d'assurance pour défaut d'aléa et l'absence de lien direct entre les préjudices et l'illégalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SMABTP, considérant que la société Ecrin des sables avait commis une faute en débutant la commercialisation des lots avant que le permis ne soit définitif, ce qui exonérait partiellement la commune de sa responsabilité, et que les préjudices invoqués n'étaient pas suffisamment établis. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : CABINET PARTHEMA AVOCATS

14 avril 2025• CHAMBRE 1
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227087

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Nangi contestant un titre exécutoire émis par la maire de Paris pour le paiement de droits de voirie additionnels 2022 liés à des dispositifs de protection de terrasse. La société soutenait avoir démonté ces équipements en mai 2020, mais n'a pas apporté de preuve suffisante de cette date, les constats municipaux n'attestant d'un retrait qu'en novembre 2022. Le tribunal a appliqué l'arrêté municipal du 24 décembre 2021, qui prévoit que ces droits additionnels sont forfaitaires et annuels, sans abattement pour démontage en cours d'année. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge.

Avocat : CABINET REVEL-BASUYAUX, POURRE - RBP (SELARL)

14 avril 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303262

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires et de plusieurs habitants du 30, rue de Turbigo à Paris, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 10 octobre 2022 autorisant le changement de destination de locaux commerciaux en hébergements hôteliers. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la maire ayant délégué sa signature à la cheffe de circonscription compétente. Il a également jugé que le moyen de fraude n'était pas fondé, rappelant que l'administration n'a pas à vérifier la validité de l'attestation du pétitionnaire sur sa qualité pour déposer la déclaration préalable, sauf en cas d'informations manifestes établissant une fraude, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur la base des articles R. 423-1 du code de l'urbanisme et des principes régissant l'instruction des déclarations préalables.

Avocat : CABINET BOUYEURE, BAUDOUIN, DAUMAS, CHAMARD, BENSAHEL(SCP)

14 avril 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315530

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait son expulsion du territoire français et la fixation du pays de renvoi, décidées par le ministre de l'intérieur le 27 novembre 2022. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur de droit, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également estimé que la situation de M. D, notamment son état de santé et la durée de son séjour, ne faisait pas obstacle à l'expulsion au regard des articles L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET COUDERC, ZOUINE (SCP)

14 avril 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419531

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par l'association Creative Cluster d'une demande de provision de 48 750 euros, assortie d'intérêts et d'une indemnité forfaitaire, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, en raison du non-paiement d'une facture par l'établissement public Campus France. Le tribunal a rejeté la demande de mise hors de cause de Campus France, estimant que ce dernier, en tant que mandataire chargé du règlement des prestations, pouvait être recherché en paiement par le créancier. Cependant, le tribunal a considéré que l'obligation de paiement était sérieusement contestable, dès lors que Campus France soutenait ne pas avoir entendu conclure de contrat avec l'association requérante. Par conséquent, la demande de provision a été rejetée.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

14 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508411

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B ne démontrait pas avoir été dans l'impossibilité de solliciter un rendez-vous par une solution alternative proposée par la préfecture, se plaçant ainsi lui-même dans la situation d'urgence invoquée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

14 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509642

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, ressortissante nigériane, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire français au titre de l’asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité de la demande d’asile, estimant que le ministre pouvait légalement avoir accès au compte-rendu de l’entretien avec l’OFPRA. Il a également jugé que les conditions matérielles de cet entretien n’étaient pas établies comme ayant été défaillantes. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sur le fondement des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

14 avril 2025• 8e Section - MESD