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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 655

Décisions totales

383 581

Ordonnances

377 812

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426822

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 7 septembre 2024 par lequel le préfet de police obligeait M. B à quitter le territoire français. La solution retenue se fonde sur l’article 29 du règlement (UE) n° 604/2013, dit « Dublin III », et l’article L. 541-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a constaté que le transfert de M. B vers la Slovénie, accepté le 22 juillet 2022, n’avait pas été exécuté dans le délai de six mois, rendant la France responsable de l’examen de sa demande d’asile et lui conférant un droit au maintien sur le territoire. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

27 mars 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505384

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. C, ressortissant malien, afin d’annuler l’arrêté du 24 février 2025 par lequel le préfet de police a ordonné son transfert aux autorités belges, responsables de l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et l’insuffisance de motivation, en se fondant sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
27 mars 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506684

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante sénégalaise, pour suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la requérante s'est désistée de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction après avoir obtenu l'accord du préfet de police pour la délivrance d'une carte de séjour temporaire. Le juge a donné acte de ce désistement, admis provisoirement Mme A à l'aide juridictionnelle, et rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

27 mars 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506757

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle et sa radiation des cadres par la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (erreur d'appréciation, incompétence, irrégularité de procédure) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le décret n°91-1025 du 7 octobre 1991.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

27 mars 2025
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2201613

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, attaché d'administration hospitalière, contestant son licenciement par le centre hospitalier du Sud Seine-et-Marne et le montant de son indemnité de licenciement. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des décisions, faute de délégation de signature régulièrement publiée sur le site internet de l'établissement, en application des articles D. 6143-33, D. 6143-35 et R. 6143-38 du code de la santé publique. Le tribunal a retenu ce moyen, jugeant que la délégation de signature, bien que notifiée, n'avait pas été publiée sur le site internet, ce qui l'empêchait d'entrer en vigueur. En conséquence, les décisions de licenciement et de fixation de l'indemnité ont été annulées pour incompétence de leur auteur.

Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS

27 mars 2025• 9ème chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313167

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé le titre exécutoire émis par le SDIS de Seine-et-Marne à l'encontre de la société CDT SECURITE pour le recouvrement de 131 euros. Le tribunal a jugé que l'intervention des secours au domicile d'une personne ayant déclenché son alarme de téléassistance constituait une opération de secours d'urgence aux personnes, se rattachant directement aux missions de service public du SDIS définies à l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, cette intervention ne pouvait pas être facturée à la société bénéficiaire sur le fondement de l'article L. 1424-42 du même code. La société CDT SECURITE a été déchargée de l'obligation de payer la somme réclamée.

Avocat : CABINET ARCO-LEGAL

27 mars 2025• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2212978

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société SPIE Batignolles génie civil, mandataire d’un groupement, afin de condamner la RATP au paiement du solde du lot n° T03 du marché de prolongement de la ligne 14, pour un montant total de 1 166 767,49 euros HT. Le litige portait principalement sur le paiement d’une somme de 64 487,15 euros HT issue d’un protocole transactionnel de novembre 2020, et sur une retenue de 916 336,10 euros HT que la RATP justifiait par des réserves non levées à la réception, liées à des défauts d’étanchéité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les réserves n’avaient pas été levées et que les désordres étaient imputables au groupement, et a fixé le montant total du décompte à 91 061 369,25 euros HT, condamnant le groupement à verser 42 192,45 euros HT à la RATP. La décision applique les stipulations du CCAG travaux de la RATP et les principes du droit des marchés publics, notamment en matière de réception et de responsabilité contractuelle.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

27 mars 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308946

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société Volotea SA contestant une décision de l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) du 6 décembre 2022 lui infligeant 19 amendes totalisant 290 000 euros pour non-respect de l’interdiction de décoller entre 0h et 6h à l’aérodrome de Nantes-Atlantique, ainsi que le titre de perception correspondant. Le tribunal a jugé que les manquements étaient constitués, que l’interprétation des « raisons indépendantes de la volonté du transporteur » par l’ACNUSA était fondée sur l’article L. 6361-12 du code des transports et l’arrêté du 28 septembre 2021, et que la procédure avait respecté le contradictoire. Il a également estimé que le montant des amendes n’était pas disproportionné, rejetant l’ensemble des moyens soulevés par la société.

Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)

27 mars 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308459

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 28 août 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

27 mars 2025• 4ème Chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204242

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, conseiller municipal de Vern-sur-Seiche, qui contestait l'arrêté du 13 mai 2022 par lequel le maire lui avait retiré sa délégation de fonction et de signature en matière d'urbanisme. Le tribunal a jugé que le retrait de délégation, fondé sur l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, relève du pouvoir discrétionnaire du maire et ne nécessite aucune délibération préalable du conseil municipal. Il a également estimé que la décision était justifiée par la rupture du lien de confiance résultant de la candidature de M. A aux élections législatives et de son manque d'investissement, et non par un motif étranger à la bonne marche de l'administration communale. Par conséquent, les conclusions en annulation, injonction et indemnisation ont été rejetées.

Avocat : CABINET GERVAISE DUBOURG

27 mars 2025• 3ème Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302893

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la contestation de la SA Société Fermière du Château de Camensac relative à une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés. Le litige portait sur deux points : la méthode de calcul d'une provision pour dépréciation de stocks de vin en bouteilles non habillées, et la qualification d'acte anormal de gestion pour l'absence de facturation de frais de stockage à des sociétés liées. Le tribunal a donné raison à la société sur le premier point, jugeant qu'elle pouvait se référer au prix de vente des bouteilles habillées, diminué des frais d'habillage, pour évaluer la provision, en l'absence de marché pour le vin en bouteilles non étiquetées. La solution retenue s'appuie sur l'article 38 du code général des impôts et le décret n° 2012-655 du 4 mai 2012.

Avocat : CABINET FIDAL

27 mars 2025• 3ème Chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205196

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 5 juillet 2022 par lequel le maire de Blaye-les-Mines s'est opposé à la déclaration préalable de la société Hivory pour l'édification d'une antenne-relais de radiotéléphonie. Le tribunal a jugé que le motif d'opposition fondé sur l'article UB5 du plan local d'urbanisme, tiré d'une atteinte au caractère des lieux avoisinants, était entaché d'une erreur d'appréciation. La solution retenue est l'annulation de la décision contestée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Avocat : CABINET LABRY - NORAY ESPEIG

27 mars 2025• 3ème Chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202929

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. E, agent territorial, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant du manquement de la communauté de communes Cagire Garonne Salat à son obligation de sécurité en n’aménageant pas son poste de travail malgré les préconisations médicales depuis 2013, en lien avec une maladie professionnelle reconnue. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’employeur sur le fondement de l’article 23 de la loi du 13 juillet 1983 (repris à l’article L. 136-1 du code général de la fonction publique). La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision semble avoir ordonné une expertise médicale pour évaluer l’étendue des préjudices, comme le demandait le requérant et comme le proposait la défense.

Avocat : SCP CABINET MOUNIELOU

27 mars 2025• 6ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2201054

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la demande de M. B visant à obtenir réparation des préjudices subis du fait de l’implantation irrégulière d’une canalisation d’eaux de ruissellement sur sa propriété, relevant du syndicat mixte du Rieu Foyro (aujourd’hui la communauté de communes Aygues Ouvèze en Provence). Le tribunal a rappelé que, en cas d’emprise irrégulière sans extinction du droit de propriété, l’indemnisation doit réparer intégralement le préjudice résultant de l’occupation illicite, en tenant compte de l’intérêt général justifiant le maintien de l’ouvrage. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour emprise irrégulière, sans application directe de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale, celle-ci n’étant pas discutée en l’espèce.

Avocat : CABINET GIL CROS

27 mars 2025• 4ème Chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403174

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d'Or. Le tribunal a jugé que M. B, marié à une ressortissante marocaine titulaire d'un titre de résident, relevait des catégories ouvrant droit au regroupement familial, ce qui excluait l'application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la saisine de la commission du titre de séjour n'était pas obligatoire, et le refus de séjour n'a pas violé l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 432-13 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CLEMANG

27 mars 2025• 1ère chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502291

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme C B, ressortissante congolaise et mère d’un enfant français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors qu’un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu’au 12 juin 2025 lui avait été délivré entre-temps, régularisant provisoirement sa situation.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

27 mars 2025
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501673

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B A d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’un refus de délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle « salarié détaché » pris par le préfet du Nord. La requérante s’est désistée de ses conclusions après que le préfet lui a délivré un nouveau récépissé de séjour. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme B A au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

27 mars 2025
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308034

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du sous-préfet de Valenciennes du 25 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation des articles L. 423-7 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées, en application des textes précités.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

27 mars 2025• 4ème Chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307456

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 19 juillet 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation régulière. Il a estimé que le refus de titre de séjour était fondé, la communauté de vie avec l'épouse française n'étant pas stable et sincère en raison d'actes de violence conjugale ayant conduit à un contrôle judiciaire interdisant tout contact. La solution retenue s'appuie sur l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

27 mars 2025• 4ème Chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306859

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant libyen, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Nord. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que le préfet avait pu légalement refuser le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère non sérieux et de l'absence de progression des études de l'intéressé. Enfin, la décision n'a pas été considérée comme portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

27 mars 2025• 4ème Chambre