35 655 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 655
Décisions totales
383 632
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de contributions sociales au titre de l'année 2017. Ces impositions résultaient de la réintégration dans ses revenus de sommes regardées comme distribuées par les sociétés Verdant Pub et avosboites.com, dont il était dirigeant et associé. Le tribunal a notamment jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, que M. A devait être regardé comme le seul maître de l'affaire pour la société Verdant Pub et qu'il n'était pas fondé à contester l'application du coefficient de 1,25 prévu à l'article 158-7 2° du code général des impôts. La décision s'appuie sur les articles 109-1-1° et 158-7-2° du code général des impôts.
Avocat : CABINET F NAIM
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 7 000 euros à M. B pour carence fautive dans son relogement, reconnu prioritaire par une commission de médiation le 11 février 2021. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, faute d'offre de relogement dans le délai de six mois. Le tribunal a estimé que le logement de 25 m² partagé avec sa famille ne constituait pas un relogement adapté, justifiant une indemnisation pour troubles dans les conditions d'existence. L'État a également été condamné à payer 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET SCHAEFFER AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par l'établissement public territorial Grand Paris Grand Est d'une demande de remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 989 210 euros pour la période de septembre 2021. Le tribunal a fait droit à la demande concernant la reprise d'un report de crédit de TVA de 935 437 euros, l'administration ayant admis ce montant sous réserve du dépôt d'une déclaration rectificative, ce qui a été justifié. En revanche, le tribunal a rejeté la demande relative à la déductibilité d'une TVA de 2 176,25 euros pour juillet 2020, faute pour le requérant de justifier de la possession d'une facture conforme aux exigences de l'article 271 du code général des impôts. La solution retenue s'appuie sur les articles 271 et 269 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 208 de l'annexe II au même code.
Avocat : CABINET GOUTAL, ALIBERT & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car l'instruction du dossier de demande n'était pas close et le préfet avait sollicité des pièces complémentaires, ce qui excluait l'existence d'une décision de refus implicite faisant grief. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 35 072,22 euros présentée par la société CM-CIC Leasing Solutions contre la commune de Maslives. Le juge a estimé que l'obligation de paiement invoquée par la société, fondée sur un contrat de location de photocopieur résilié, était sérieusement contestable. Cette contestation résultait notamment de l'argument de la commune selon lequel le contrat était entaché d'irrégularité et avait été résilié pour faute de la société. La demande a été examinée sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui exige une obligation non sérieusement contestable pour l'octroi d'une provision.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de la commune de Bastia concernant les désordres affectant le cheminement piéton "l'Aldilonda" (garde-corps métalliques et éclairage public encastré). La solution retenue est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, l'expertise étant jugée utile pour déterminer l'origine et les causes des désordres apparus après la réception des travaux en 2020. L'expert désigné devra notamment convoquer l'ensemble des parties, dont les constructeurs et leurs assureurs, et pourra étendre ses opérations à toute autre partie intéressée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS NABA & ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait à la préfète de l'Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née le 5 décembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui contrevient à la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Avocat : CABINET IVAN ROMERO
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de police du 30 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le demandeur d'asile ayant vu sa demande définitivement rejetée. Il a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen particulier, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 15 000 euros à Mme A, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 12 décembre 2019, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral subis par la requérante, hébergée avec ses trois enfants dans une résidence sociale et menacée d'expulsion, en lui allouant cette somme. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet de police le 10 octobre 2024 sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'implique pas systématiquement une audition préalable lorsque la décision est prise en raison du rejet d'une demande d'asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) ni l'article 3 de la même convention, et que le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination était infondé.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, contestant l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de police le 25 octobre 2024. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur l’article L. 611-1 1° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’absence de justificatif d’entrée régulière. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, la demande d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri lankais, contestant l'arrêté du préfet de police du 6 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement était légalement fondée sur l'article L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet définitif de ses demandes d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, inopérant contre l'obligation de quitter le territoire et non étayé pour la fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 4 novembre 2024 par lequel le préfet de police refusait un titre de séjour à M. D, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son mariage avec une Française et de sa présence en France depuis 2017. En conséquence, les décisions d'éloignement ont également été annulées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme D, adjointe administrative, pour contester son arrêté de révocation du 6 octobre 2023 et son arrêté de radiation des cadres du 16 novembre 2023, pris par le ministre de l'intérieur. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure disciplinaire et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a joint les deux requêtes et a examiné le bien-fondé de la sanction, qui reposait sur des manœuvres frauduleuses dans le traitement d'une demande de titre de séjour. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été jugée sur le fondement du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A B, adjointe administrative, contestant deux décisions de la préfète du Rhône modifiant son affectation. La juridiction a jugé que ces changements d'affectation, bien que modifiant ses tâches, n'ont entraîné ni perte de responsabilités ni de rémunération, et ne constituent pas une sanction déguisée ou un harcèlement moral. En conséquence, ces mesures ont été qualifiées de mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours. La requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 133-2 et L. 133-3 du code général de la fonction publique et du décret n° 2006-760 du 23 décembre 2006.
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 2 000 euros à M. A pour carence fautive dans son relogement. M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 25 mars 2021, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai de six mois, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que son préjudice moral et ses troubles dans les conditions d'existence, résultant de son expulsion et de l'absence d'hébergement, justifiaient cette indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme B, agent de préfecture, qui sollicitait l'annulation du refus implicite puis exprès du ministre de l'intérieur de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la préfète du Rhône, celle-ci étant incompétente pour statuer sur cette demande, qu'elle avait transmise au ministre compétent. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision ministérielle du 13 juin 2023, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.