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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2220931

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la société Loire Valley Lodge, qui contestait un titre de perception de 52 424 euros émis par la direction régionale des finances publiques pour le recouvrement d’un trop-perçu d’aides du fonds de solidarité pour les mois de novembre et décembre 2020. La société soutenait que son chiffre d’affaires déclaré était exact. Le tribunal a appliqué les dispositions des articles 3-14 et 3-15 du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, qui imposent aux entreprises créées entre le 1er mars et le 1er juillet 2020 de justifier leur perte de chiffre d’affaires par rapport à une période de référence. Constatant que la société n’avait pas produit les justificatifs nécessaires pour établir l’exactitude de ses déclarations, le tribunal a rejeté sa requête.

Avocat : CABINET FIELDFISHER

4 février 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303089

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Air France d’un recours contre une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l’intérieur pour avoir débarqué un passager marocain muni d’un passeport italien contrefait. Le tribunal a jugé que l’anomalie relevée sur le document (une faute d’orthographe) n’était pas manifeste, car les pièces produites par l’administration ne permettaient pas de la détecter par un examen normalement attentif. En conséquence, il a annulé la décision attaquée, appliquant les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201290

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par une agente du centre hospitalier d'Aubusson contestant un blâme qui lui avait été infligé. La requérante invoquait un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 133-2 et L. 133-3 du code général de la fonction publique, et le caractère disproportionné de la sanction. En cours d'instance, l'agente s'est désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions du centre hospitalier au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL Cabinet CABANES - CABANES NEVEU Associés

4 février 2025• JUGE UNIQUE JB BOSCHET
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305384

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France, qui contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager muni d’un passeport péruvien manifestement contrefait. Le tribunal a jugé que le procès-verbal, bien qu’établi trois jours après les faits, n’était pas irrégulier, aucune disposition légale n’imposant un délai précis pour sa rédaction. Il a également estimé que la falsification du document était manifeste et décelable par un examen normalement attentif, ce qui engageait la responsabilité du transporteur en vertu des articles L. 821-6 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La demande de décharge de l’amende et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2200904

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contre l'arrêté du 12 février 2022 par lequel la préfète de la Creuse s'est opposée à sa déclaration préalable de démolition d'une rampe d'accès. Le tribunal a relevé d'office que la préfète se trouvait en situation de compétence liée, car les travaux, situés dans les abords de l'église Saint-Martin (monument historique), relevaient du permis de démolir (article R. 421-28 du code de l'urbanisme) et non de la déclaration préalable. Par conséquent, l'opposition était légalement justifiée, et les moyens de la requérante ont été écartés.

Avocat : CABINET COUDRAY

4 février 2025• 2ème chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409904

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Bouygues Travaux Publics sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative. La société sollicitait une expertise avant des travaux de génie civil liés à l'aménagement de la ligne 15, prévus en février 2025, afin de constater l'état actuel de plusieurs immeubles et ouvrages à Aubervilliers. Le juge a estimé cette mesure utile et a désigné un expert pour décrire contradictoirement l'état des lieux avant le début des travaux.

Avocat : CABINET LEGABAT

4 février 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409906

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Bouygues Travaux Publics fondée sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative. La société sollicitait la désignation d'un expert pour constater l'état actuel de trois immeubles à Aubervilliers avant le début de travaux de génie civil liés à l'aménagement de la ligne 15, prévus en mars 2025, et susceptibles de causer des désordres. Le juge a estimé cette demande utile et a désigné un expert avec pour mission de décrire précisément l'état des immeubles, d'entendre les parties et de déposer son rapport sous deux mois.

Avocat : CABINET LEGABAT

4 février 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2200659

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C et Mme A, propriétaires d’un terrain à Agincourt, qui demandaient l’annulation du refus de la société Enedis de déplacer un poste de distribution électrique et un poteau, ainsi que l’injonction de procéder à ce déplacement. Le tribunal a examiné la demande comme un recours de plein contentieux visant à faire cesser un préjudice lié à l’implantation d’un ouvrage public. Il a constaté que l’implantation du transformateur était régie par une convention de servitude annexée à l’acte d’acquisition du terrain, conclue en application du décret du 6 octobre 1967 et des articles L. 323-3 et L. 323-4 du code de l’énergie, et que les requérants n’établissaient pas d’irrégularité dans l’implantation de l’ouvrage. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens, et les requérants sont condamnés à verser 1 500 euros à Enedis au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

4 février 2025• Chambre 1
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300863

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 3 janvier 2023 par laquelle le président de la CCI Centre-Val de Loire avait révoqué Mme B, agent public. La juridiction a jugé que la procédure disciplinaire avait méconnu le droit de l'agent de se taire, découlant de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, car Mme B n'avait pas été informée de ce droit avant d'être entendue. Cette irrégularité a été considérée comme substantielle, entraînant l'annulation de la sanction, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal a également enjoint à la CCI de réintégrer Mme B et de reconstituer sa carrière, et a condamné la CCI à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

4 février 2025• 1ère chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305911

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A B, candidat aux élections législatives de 2022, qui contestait la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) refusant de réintégrer certaines dépenses dans son compte de campagne. Le tribunal a d'abord jugé inopérant le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, car le litige relève du plein contentieux. Sur le fond, il a estimé que les frais de déplacement de représentants d'un parti politique et les frais de soirées électorales ne constituent pas des dépenses électorales remboursables au sens des articles L. 52-4, L. 52-11-1 et L. 52-12 du code électoral. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET L.V.I AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

4 février 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2306011

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B A, candidat aux élections législatives de 2022, qui contestait la décision de la CNCCFP ayant refusé de réintégrer dans son compte de campagne des dépenses de 712 euros (174 euros d'intérêts d'emprunt et 538 euros pour l'habillage d'une permanence). Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'une insuffisance de motivation était inopérant dans le cadre d'un recours de plein contentieux. Sur le fond, il a estimé que les intérêts d'emprunt afférents à la partie non utilisée du prêt ne constituaient pas une dépense électorale remboursable, et que les frais d'habillage de la permanence relevaient de l'affichage prohibé par l'article L. 51 du code électoral.

Avocat : CABINET L.V.I AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

4 février 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500017

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de la décision implicite du préfet du Nord refusant de lui délivrer une carte de résident en qualité de membre de la famille d’un réfugié. M. A s’est désisté de ses conclusions principales en référé, ne maintenant que ses demandes relatives aux frais de justice. En conséquence, le tribunal a pris acte de ce désistement et a radié l’affaire du rôle de l’audience publique.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

4 février 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 494180

Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE

4 février 2025ECLI:FR:CECHR:2025:494180.20250204• 1ère et 4ème chambres réunies
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2203403

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les recours de la société Compagnie des Eaux et de l'Ozone contre des titres exécutoires émis par la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Malo pour des pénalités liées à un contrat de délégation de service public pour l'eau et l'assainissement. La société contestait la régularité des titres, notamment l'absence de procédure contradictoire et le bien-fondé des pénalités. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les titres étaient réguliers et que les pénalités étaient justifiées par les manquements contractuels. Il a également condamné la société à verser les intérêts sur les sommes dues et à payer 4 000 euros à la communauté d'agglomération au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS FRECHE & ASSOCIES

3 février 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204916

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de la société Aire de Pub, qui contestait l'arrêté du 28 juillet 2022 de la maire d’Auray lui ordonnant de supprimer un panneau publicitaire. Le tribunal écarte le moyen de caducité du règlement local de publicité (RLP) de 2011, car ce dernier, adopté après la loi du 12 juillet 2010, n’est pas soumis à la limite de validité de dix ans et six mois prévue à l’article L. 581-14-3 du code de l’environnement. En conséquence, la maire était compétente pour exercer la police de la publicité en vertu de l’article L. 581-14-2 du même code. La solution retenue confirme la légalité de la mise en demeure fondée sur l’interdiction de publicité dans un site patrimonial remarquable (article L. 581-8).

Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY

3 février 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300601

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. Luneau dirigée contre la délibération du conseil municipal de Carnac approuvant le programme du nouveau musée de Préhistoire. Le tribunal a jugé que la délibération était suffisamment motivée et que le maire n'avait pas induit le conseil municipal en erreur sur la participation financière de la communauté de communes. Il a également écarté les moyens tirés de l'irrégularité du compte-rendu et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 2121-15 du code général des collectivités territoriales et L. 2421-3 du code de la commande publique.

Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY

3 février 2025• 3ème Chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500702

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 23 janvier 2025 fixant le pays d'éloignement suite à une interdiction de territoire français de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut de notification dans une langue comprise, et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

3 février 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500723

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B, ressortissant algérien, pour contester un arrêté du préfet du Nord du 24 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. En cours d'instance, le préfet a pris un nouvel arrêté ordonnant le transfert de M. B vers l'Allemagne, pays où il avait demandé l'asile, ce qui a implicitement abrogé les décisions initiales. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

3 février 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500280

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur la demande du préfet du Nord, a examiné la légalité du permis de construire délivré le 16 septembre 2024 par le maire de Comines à la société McDonald's France pour un restaurant. Le préfet invoquait notamment une méconnaissance du principe de réciprocité prévu à l'article L. 111-3 du code rural et de la pêche maritime, le projet étant situé à moins de 100 mètres d'une exploitation agricole classée pour la protection de l'environnement. Le tribunal a pris acte de la délivrance d'un permis modificatif le 23 janvier 2025, accordant une dérogation à cette règle, mais a relevé que cette dérogation n'avait pas été précédée de la consultation obligatoire de la chambre d'agriculture. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de consultation est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté initial, justifiant la suspension de son exécution.

Avocat : CABINET REINHART MARVILLE TORRE

3 février 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2413053

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait la décision du préfet du Nord ordonnant son transfert aux Pays-Bas, responsables de l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. Il a estimé que la procédure d’information et l’entretien individuel avaient été réguliers, et que la situation familiale et la vulnérabilité de l’intéressé ne justifiaient pas l’application de la clause discrétionnaire prévue à l’article 17 du même règlement. En conséquence, la décision de transfert a été validée.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

31 janvier 2025• Reconduite à la frontière