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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411469

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les recours de M. B, ressortissant serbe, contre deux arrêtés du préfet du Nord du 9 novembre 2024 : l'un l'assignant à résidence en vue de son éloignement, l'autre lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a joint les deux affaires et, après avoir constaté un vice de forme majeur (absence de signature de l'auteur sur les arrêtés, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration), a annulé l'ensemble des décisions attaquées. Cette annulation est fondée sur le non-respect des formalités substantielles prévues par le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

10 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303313

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B et Mme D, qui contestaient l'arrêté du maire de Dampierre-en-Yvelines du 10 mars 2023 s'opposant à leur déclaration préalable de travaux. Le tribunal accueille la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que le recours pour excès de pouvoir est irrecevable. En effet, le projet étant situé dans le périmètre des abords du château de Dampierre, classé monument historique, les requérants auraient dû, avant de saisir le juge, contester le refus d'accord préalable de l'architecte des Bâtiments de France auprès du préfet de région, conformément aux articles L. 632-2 du code du patrimoine et R. 423-54 du code de l'urbanisme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET INDIVIDUEL LE BAUT

10 janvier 2025• 3ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300122

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire tacite et un arrêté municipal autorisant la construction d'une maison individuelle à Bangor. Après examen, le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, les requérants ne justifiant pas d'un intérêt à agir suffisant au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens soulevés. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : CABINET BUSSON

10 janvier 2025• 1ère Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2218174

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, commandant de gendarmerie, qui contestait son absence d'inscription au tableau d'avancement au grade de lieutenant-colonel pour 2022. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car dirigée contre le tableau d'avancement dans son ensemble, lequel a un caractère indivisible, et non contre la seule omission du requérant. La solution retenue est fondée sur l'article L. 4136-4 du code de la défense et le décret n° 2012-1456 du 24 décembre 2012.

Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)

10 janvier 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2302557

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la société La Barrière automatique visant à obtenir la communication de documents relatifs à deux marchés publics de la SNCF (contrats, rapports d'analyse, plannings et listes d'emplacements). Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les documents demandés, bien que détenus par la SNCF, ne se rapportaient pas à l'exercice de sa mission de service public au sens des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le moyen subsidiaire tiré de l'atteinte au secret des affaires.

Avocat : Cabinet PALMIER & Associé

10 janvier 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2212921

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A, agent du ministère de l'éducation nationale, contestant la décision du 15 décembre 2021 la plaçant en congé de longue maladie à demi-traitement et un décompte de trop-perçu d'octobre 2021. Le tribunal a rejeté les conclusions contre le décompte d'octobre 2021 comme irrecevables, car il avait été remplacé par un décompte de mars 2022 antérieur à la requête. Il a également jugé inopérant le moyen tiré du retard de la décision de placement en mi-temps thérapeutique. Enfin, la demande d'indemnisation pour préjudice moral a été rejetée, l'administration n'ayant commis aucune faute. La solution s'appuie sur la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n° 86-442 du 14 mars 1986.

Avocat : CABINET ACCANTO AVOCATS (SELARL)

10 janvier 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224855

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la Société Claclé contestant le refus de permis de construire pour un hôtel à Paris. La société invoquait l'incompétence de l'autorité signataire, un vice de procédure lié à l'avis de la commission de sécurité, et une erreur de fait sur le caractère incomplet du dossier. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a également écarté le motif de refus fondé sur l'absence de signature du formulaire CERFA, la ville n'ayant pas demandé sa régularisation dans le délai légal. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, en application des articles R.423-22 et R.423-38 du code de l'urbanisme.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

10 janvier 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2204040

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme A, professeure, contestant la fixation de la date de consolidation de son accident de service au 27 juillet 2021 et son taux d'incapacité permanente partielle à 5 %, ainsi que son placement en congé de maladie ordinaire. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, et l'absence de saisine de la commission de réforme. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, jugeant que l'administration avait méconnu les dispositions de l'article 13 du décret du 14 mars 1986 en ne consultant pas la commission de réforme avant de statuer sur la consolidation et le taux d'incapacité.

Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS

10 janvier 2025• 3ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2219175

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la SAS Contexte et M. F d’une demande d’annulation du refus implicite du ministre de l’économie de leur communiquer un rapport sur la sécurisation de l’approvisionnement en matières premières minérales. Le tribunal a jugé la requête recevable, considérant que le délai de recours n’avait pas couru en raison de l’absence d’indication des voies et délais de recours sur l’accusé de réception. Sur le fond, il a estimé que le rapport, bien qu’achevé, constituait un document préparatoire à des décisions administratives non encore toutes mises en œuvre, et que sa communication était en partie couverte par le secret des affaires. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande de communication intégrale, mais a ordonné la communication des informations relatives à l’environnement contenues dans le rapport, après occultation des secrets protégés, en application du code de l’environnement et du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : CABINET LAPISARDI AVOCATS

10 janvier 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2206144

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme F contre le permis de construire délivré le 7 juin 2022 par le maire de Saint-Gildas-de-Rhuys pour la surélévation et l'extension d’une maison. La requérante invoquait notamment l’insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme. Le tribunal a jugé que les documents fournis, bien qu’imparfaits, permettaient à l’administration d’apprécier la conformité du projet à la réglementation applicable. En conséquence, la demande d’annulation a été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY

10 janvier 2025• 1ère Chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT01091

Avocat : CABINET FRANCOIS PINET

10 janvier 2025• 4ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411592

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de M. B, ressortissant kosovar, contre les décisions du préfet du Pas-de-Calais du 12 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Kosovo comme pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Après avoir examiné les moyens soulevés, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, considérant que les décisions attaquées étaient légales et fondées sur les dispositions applicables du CESEDA.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

10 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411771

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet du Nord du 12 novembre 2024 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. Il a également rejeté l’exception d’illégalité de la mesure d’éloignement sous-jacente, au motif que cette dernière avait été jugée régulière par un jugement du 14 novembre 2024 revêtu de l’autorité de la chose jugée. La solution s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le code de justice administrative.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

10 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411576

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 7 novembre 2024 par laquelle le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. B, ressortissant guinéen, aux autorités espagnoles. Le tribunal a relevé que cette nouvelle décision de transfert, prise sans nouvel entretien individuel, méconnaissait l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 27 septembre 2024, qui avait déjà annulé une première décision similaire. En conséquence, la requête de M. B a été accueillie sur ce fondement, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

10 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2206395

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de la société Financo, qui contestait les refus de l'inspection du travail d'autoriser le licenciement pour faute de Mme F, une salariée protégée. La société invoquait notamment une insuffisance de motivation des décisions, une incompétence de l'auteur de l'acte et une erreur manifeste d'appréciation quant à la matérialité et à la gravité des faits reprochés (harcèlement moral et manquement à la loyauté). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les décisions de l'administration. Cette solution s'inscrit dans le cadre des articles L. 2411-1 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés mandatés.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZE CALVEZ & ASSOCIES

10 janvier 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411528

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté du préfet du Nord l’assignant à résidence pour 45 jours en vue de son éloignement. Le tribunal a jugé l’arrêté suffisamment motivé et a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il a également considéré que les contraintes liées à la vie familiale et professionnelle de M. B n’étaient pas incompatibles avec les modalités de l’assignation à résidence. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-3 et R. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

10 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411407

Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du préfet du Nord du 2 novembre 2024 assignant à résidence M. A, un étudiant algérien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire. Le juge estime que cette mesure, qui limitait les déplacements de l'intéressé à l'arrondissement de Valenciennes et l'obligeait à se présenter trois fois par semaine au commissariat, était disproportionnée car elle l'empêchait de poursuivre ses études à l'Université de Lille. Cette décision est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur la situation personnelle de M. A, en application des principes généraux du droit administratif et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal enjoint au préfet de mettre fin immédiatement aux mesures de surveillance et condamne l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

10 janvier 2025• Reconduite à la frontière
CAA44Décision• plein contentieux

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT02430

Avocat : CABINET LEXCAP RENNES

10 janvier 2025• 4ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433181

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi en référé suspension par M. A, ressortissant bangladais, contestant le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet de police. En cours d'instance, le préfet a délivré un récépissé de demande de titre de séjour à M. A, ce qui a conduit ce dernier à se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 1 300 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

10 janvier 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426648

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 30 mai 2024 du préfet de police lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours de quarante-huit heures pour contester une obligation de quitter le territoire sans délai n'ayant pas été respecté, la notification postale de l'arrêté étant réputée régulière. Le tribunal s'est fondé sur les articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET SELARL LEVY AVOCAT

10 janvier 2025• 4e Section - 2e Chambre