2 266 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 266
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 868
Avec résumé IA
Avocat : BLANC
Avocat : MAINNEVRET - MALBLANC
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet de la Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car M. B n'a pas démontré que son dossier était complet et qu'il pouvait effectuer son stage à la Commission européenne avec une simple pièce d'identité. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie du 11 mars 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour deux ans. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a été saisi par M. A et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés du préfet du Bas-Rhin ordonnant leur transfert aux autorités allemandes (en application du règlement UE n° 604/2013) et leur assignation à résidence. Le préfet ayant retiré les arrêtés de transfert concernant M. A, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l’exception d’illégalité des assignations à résidence, et a rejeté la requête.
Avocat : SELARL BLANC-TARDIVEL-BOCOGNANO
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l’arrêté du 20 juin 2025 du ministre de l’Intérieur lui refusant l’entrée sur le territoire au titre de l’asile. Le juge a estimé que la demande d’asile était manifestement infondée au sens des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les moyens soulevés (non-respect de la confidentialité, conditions d’entretien, défaut d’interprète, absence de tiers, erreur de droit et de fait, violation du principe de non-refoulement) n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision ministérielle, en application de la convention de Genève et de la convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : GATEAU-LEBLANC
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du ministre de l'Intérieur du 20 juin 2025 lui refusant l'entrée sur le territoire au titre de l'asile. Le juge a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de la demande d'asile n'était pas méconnue et que les conditions matérielles de l'entretien n'avaient pas entravé le récit du requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision ministérielle fondée sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP CELICE - BLANCPAIN - SOLTNER;CAPIAUX
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision du préfet de la Marne refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant béninois. Le tribunal juge que ce refus, motivé par la seule existence d'une obligation de quitter le territoire français non exécutée, est entaché d'une erreur de droit. En effet, la demande de M. B, fondée sur les articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et appuyée par des éléments nouveaux concernant sa fille, n'était ni abusive ni dilatoire, et son dossier était complet. Le tribunal enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement de la demande et de délivrer un récépissé à M. B.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du ministre de l'Intérieur du 19 juin 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le juge a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de la demande d'asile n'était pas méconnue et que les conditions matérielles de l'entretien n'avaient pas entravé le récit du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au refus d'entrée pour demande d'asile manifestement infondée.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, un ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 16 juin 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le juge a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de la demande d'asile n'était pas méconnue et que les conditions matérielles de l'entretien n'avaient pas entravé le récit du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent le refus d'entrée pour demande d'asile manifestement infondée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 9 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu de M. B n'avait pas été méconnu et que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie notamment sur les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant l'entrée irrégulière et le défaut de titre de séjour de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en tant que travailleur salarié. Le tribunal a jugé que la décision de la commission se substituait à celle du consul, rendant inopérant le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité consulaire. Il a également estimé que la commission n'était pas tenue de motiver sa décision implicite de rejet, celle-ci étant réputée rejetée pour les mêmes motifs que la décision consulaire initiale. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre de l'intérieur justifiait légalement le refus par un risque de détournement de l'objet du visa, fondé sur l'inadéquation entre l'expérience du requérant et le poste proposé, ainsi que sur la viabilité financière douteuse de l'employeur. La décision s'appuie sur les articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 211-2
Avocat : SCP BLANCHET-DELORD-RODRIGUEZ
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal a rappelé que la décision de la commission se substitue à celle du consul, rendant inopérant le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision consulaire. Il a également jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée était inopérant, car la commission n'a pas à motiver sa décision de rejet implicite au-delà des motifs de la décision consulaire initiale. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête de M. B.
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 10 février 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant gambien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas suffisamment compte de la progression scolaire sérieuse de l'intéressé, de l'avis favorable de sa structure d'accueil et de l'absence de liens familiaux dans son pays d'origine. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 10 décembre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie obligeait M. A, ressortissant russe, à quitter le territoire français et lui interdisait le retour pour un an. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du mariage de l'intéressé avec une ressortissante ukrainienne titulaire d'un titre de séjour et de la grossesse de son épouse. Le tribunal a également enjoint au préfet de supprimer le signalement de M. A dans le système d'information Schengen.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de Mme A, ressortissante nigériane, contre un arrêté préfectoral du 19 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'asile et de son droit à être entendue. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'arrêté attaqué, une demande d'asile de Mme A avait été enregistrée le 17 avril 2025, lui conférant un droit de se maintenir sur le territoire en application de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'arrêté initial est devenu caduc, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a enjoint à la préfète de supprimer le signalement de Mme A dans le système d'information Schengen et a condamné l'État à verser 900 euros à son avocat au titre des frais de justice.