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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

837 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

837

Décisions totales

383 581

Ordonnances

265 067

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BONEffacer tout
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2101690

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de la SCI PAVEY, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au titre de la période 2016-2017. Ces rappels faisaient suite à la conservation par la SCI d'un dépôt de garantie de 115 000 euros après la liquidation judiciaire de sa locataire. Le tribunal a jugé que cette conservation constituait la contrepartie d'une prestation de service soumise à la TVA, et non une simple indemnité réparant un préjudice, en application de l'article 256 du code général des impôts. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : SELARL LABONNE & ACDP

20 juin 2025• Chambre 1
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207996

Le tribunal administratif de Lille a examiné la demande de Mme A, qui soutenait que le centre hospitalier de Maubeuge avait commis des fautes lors de sa cholécystectomie le 2 février 2021, notamment dans la prise en charge d’une plaie des voies biliaires, entraînant une perte de chance de 50 % d’éviter une éventration. La juridiction a retenu un défaut de prise en charge de cette plaie, engageant la responsabilité de l’hôpital sur le fondement des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et 1240 du code civil. Elle a condamné le centre hospitalier à verser à Mme A une indemnité limitée à 2 220,60 euros après application du taux de perte de chance, et à la CPAM du Hainaut la somme de 14 595,87 euros au titre de ses débours, avec intérêts au taux légal à compter de la notification du jugement. Les frais d’expertise ont été mis à la charge de l’établissement.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELAS TAMBURINI-BONNEFOY

11 juin 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302829

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Béthune-Beuvry à lui verser 60 000 euros en réparation du préjudice subi suite au décès de sa mère, survenu après une prise en charge pour un hématome cérébral le 26 janvier 2023. La requérante invoquait un défaut de surveillance et une absence de prise en compte du traitement habituel de la patiente. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que Mme A ne produisait aucune pièce médicale à l'appui de ses allégations et ne rapportait pas la preuve d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'établissement, conformément aux articles L. 1110-5 et L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : SELAS TAMBURINI-BONNEFOY

11 juin 2025• 6ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403687

Le Tribunal Administratif de Montpellier (juge unique) a rejeté la requête de M. B contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression définitive de ses allocations par France Travail. Le tribunal a d'abord requalifié les conclusions dirigées contre la décision initiale du 21 février 2024 comme étant dirigées contre la décision du 11 avril 2024 prise sur recours préalable obligatoire, seule susceptible de recours. Sur le fond, le juge a estimé que la décision de France Travail était légale et que les moyens soulevés par M. B n'étaient pas fondés. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes de frais de justice.

Avocat : BONOMO FAY

6 juin 2025• Vice-président CORNELOUP
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418263

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société SIFER d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 68 000 euros au titre de l’année 2022. L’administration fiscale ayant procédé au remboursement de cette somme le 29 avril 2025, le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Les demandes d’intérêts moratoires sont rejetées comme irrecevables en l’absence de litige né et actuel. Enfin, la demande de frais de justice est rejetée.

Avocat : BONIN

6 juin 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2302012

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par les fils d’une patiente décédée à l’hôpital Nord Franche-Comté, qui demandaient réparation pour un préjudice moral lié à un manquement au devoir d’information de la famille. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital pour avoir violé les articles L. 1110-4 et R. 1112-69 du code de la santé publique, en ne fournissant pas aux requérants des informations suffisantes sur l’aggravation continue de l’état de leur mère entre le 23 et le 28 mars 2022. La solution retenue est donc une condamnation de l’établissement à indemniser le préjudice moral subi par les consorts B.

Avocat : TAMBURINI-BONNFOY

6 juin 2025• 1ère chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301772

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le litige opposant M. B, pêcheur de homards, à l'administration fiscale concernant la qualification de ses revenus pour les années 2015 à 2020. Le requérant contestait leur rattachement à la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) non professionnels et l'application du régime micro-BNC, soutenant exercer une activité commerciale professionnelle relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que l'activité de pêche, bien que professionnelle, ne présentait pas un caractère commercial au sens fiscal en raison de son exercice à titre individuel et de l'absence d'actes de commerce caractérisés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la distinction entre BIC et BNC, ainsi que sur la jurisprudence constante en la matière.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BONDIGUEL & ASSOCIES

4 juin 2025• 2ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302006

Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné la demande de M. B, brigadier-chef de police municipale, qui sollicitait la condamnation de la commune de Palavas-les-Flots pour l'avoir maintenu en activité au-delà de la limite d'âge par des arrêtés jugés inexistants, entraînant une perte de droits à pension. Le tribunal a rejeté les demandes d'indemnisation pour perte de pension et remboursement de cotisations, estimant que les services accomplis après la limite d'âge ne pouvaient ouvrir de droit à pension et que les retenues prélevées étaient légales en application des articles L. 63 et L. 64 du code des pensions civiles et militaires de retraite. En revanche, il a reconnu un préjudice moral évalué à 1 000 euros, en raison de l'erreur induite par les mentions des arrêtés, et a condamné la commune à verser cette somme, ainsi que 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI CARBONE AVOCATS

30 mai 2025• 3ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301239

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de Mme A, qui imputait sa chute sur le parking de la maison médicale de Morteau le 5 janvier 2021 à un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. La juridiction a estimé que le centre hospitalier de Morteau, gestionnaire du parking, avait prouvé avoir effectué une intervention de déneigement le matin même, conformément à son organisation interne, et que les conditions météorologiques ne justifiaient pas le recours à un prestataire extérieur. En conséquence, la responsabilité du centre hospitalier n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires de Mme A, ainsi que celles de la CPAM et de la SUVA, ont été rejetées. Cette solution s'appuie sur le principe de responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics, tel que rappelé dans les considérants du jugement.

Avocat : TAMBURINI-BONNFOY

27 mai 2025• 1ère chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310028

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille concerne un recours en injonction déposé par M. B, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 9 mars 2023, au motif qu'aucune offre de logement adaptée ne lui a été faite dans le délai légal. Le tribunal, statuant seul sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constate que l'État n'a pas satisfait à son obligation de résultat. Il enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement à M. B dans un délai de quatre mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte. La demande de frais de justice est rejetée, M. B bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale.

Avocat : GIBON

23 mai 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301223

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par les consorts K d’une demande d’indemnisation après le décès de l’enfant C K, survenu le 9 février 2020 au CHU de Dijon à la suite de complications lors de l’accouchement. Les requérants soutenaient que le déclenchement tardif de l’accouchement constituait une faute médicale engageant la responsabilité de l’établissement. Le tribunal a jugé que le CHU de Dijon avait commis une faute en ne pratiquant pas une césarienne en urgence face à des signes d’anoxo-ischémie fœtale, entraînant une perte de chance d’éviter le décès. Il a condamné l’établissement à verser diverses sommes aux requérants en réparation des préjudices subis par la victime directe et par ses proches, sur le fondement des articles L. 1142-1 et R. 4127-32 du code de la santé publique.

Avocat : BONDUEL AURORE

22 mai 2025• 3ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301358

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société singapourienne Chemical et Fertilizer Industry Holding (CFIh) contestant les cotisations de contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) qui lui ont été réclamées pour les années 2010 à 2016. Le tribunal a jugé que l'administration avait établi que le siège de direction effective de la société était situé en France et qu'elle y exerçait une activité professionnelle non salariée occulte, justifiant l'application de la procédure de rectification prévue à l'article L. 174 du livre des procédures fiscales. La solution retenue confirme l'assujettissement de la société à la CVAE, en application des dispositions du code général des impôts relatives à cet impôt.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BONDIGUEL & ASSOCIES

21 mai 2025• 2ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 470567

Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES

16 mai 2025ECLI:FR:CECHR:2025:470567.20250516• 4ème et 1ère chambres réunies
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301906

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la demande de M. B, qui imputait au Centre Hospitalier Sud Essonne (CHSE) des fautes dans sa prise en charge, notamment l'absence d'examen urinaire préopératoire et une surveillance infectieuse défaillante, ayant conduit à une infection nosocomiale et un choc septique. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHSE pour ces fautes, ouvrant droit à une indemnisation sur la base d'une perte de chance de 70 % d'éviter l'infection. Il a condamné le CHSE à verser à M. B une somme totale de 64 568,54 euros au titre des divers préjudices (dont dépenses de santé, tierce personne, déficit fonctionnel), avec intérêts au taux légal à compter du 17 novembre 2020 et capitalisation. En application des articles L. 376-1 du code de la sécurité sociale et L. 761-1 du code de justice administrative, le CHSE a également été condamné à rembourser à la CPAM de l'Essonne ses débours s'élevant à 243 007,51 euros, ainsi qu'à verser une indemnité forfaitaire de gestion et 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY

15 mai 2025• 6ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301403

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C, agent contractuel de la commune de L'Haÿ-les-Roses, d'une demande d'indemnisation pour le non-respect du délai de prévenance d'un mois avant le terme de son engagement, en application de l'article 38-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988. La commune a opposé une fin de non-recevoir, que le tribunal a écartée en considérant que la demande verbale de Mme C lors d'un entretien, suivie d'un rejet écrit, liait le contentieux. Sur le fond, le tribunal a jugé que la commune avait méconnu le délai de prévenance en notifiant le non-renouvellement le 30 juin 2022 pour un contrat expirant le 3 juillet 2022, constituant une faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, il a condamné la commune à verser à Mme C une somme de 1 500 euros en réparation de ses préjudices matériel et moral, et a rejeté le surplus des conclusions.

Avocat : BONET

15 mai 2025• 5ème chambre, JU
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 499428

Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES

13 mai 2025ECLI:FR:CECHS:2025:499428.20250513• 8ème chambre jugeant seule
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2209796

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société SANEF, qui sollicitait l'indemnisation de ses préjudices subis lors du mouvement des "gilets jaunes" (17 novembre 2018 au 28 juin 2019) sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a reconnu que les actions de blocage et de filtrage constituaient des délits d'entrave à la circulation imputables à un attroupement. Cependant, il a estimé que le simple fait d'empêcher le paiement du péage, sans autre entrave caractérisée, ne constituait pas un délit au sens de l'article L. 412-1 du code de la route, et que la responsabilité de l'État n'était donc pas engagée pour ce motif. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES

13 mai 2025• 8ème Chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2201068

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SA Orange, qui demandait la condamnation de la SASU Eurovia Alsace Lorraine à l’indemniser pour des dommages causés à ses câbles de télécommunication lors de travaux publics réalisés pour le compte d’une commune. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l’entreprise de travaux publics, la SA Orange ayant la qualité de tiers par rapport aux travaux et établissant un lien de causalité direct entre les travaux et le dommage accidentel subi. Il a écarté l’existence d’une faute de la victime, la SA Orange ayant fourni les plans de son réseau conformément à la réglementation. En conséquence, le tribunal a condamné la SASU Eurovia Alsace Lorraine à verser à la SA Orange la somme de 10 155,50 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 14 janvier 2019 et de leur capitalisation, sur le fondement des principes de responsabilité pour dommages de travaux publics.

Avocat : SCP LEBON & ASSOCIES

13 mai 2025• Chambre 1
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 492921

Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES

12 mai 2025ECLI:FR:CECHS:2025:492921.20250512• 6ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 496935

Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES

9 mai 2025ECLI:FR:CECHR:2025:496935.20250509• 8ème et 3ème chambres réunies