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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 943 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 943

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 356

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BONEffacer tout
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303713

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 900 euros à M. B pour carence fautive dans son obligation de relogement, après que la commission de médiation l'a reconnu prioritaire et urgent le 22 septembre 2021. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de la situation de logement précaire (hébergement chez un particulier) au-delà du délai de six mois imparti au préfet. Le tribunal a estimé que cette carence, depuis le 22 mars 2022, causait des troubles dans les conditions d'existence, justifiant une indemnisation de 900 euros.

Avocat : BONNIN

22 septembre 2025• 7ème Chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303714

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 500 euros à Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation en novembre 2021 mais non relogée dans le délai de six mois. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, causant des troubles dans les conditions d'existence de la requérante et de ses deux enfants. Le tribunal a fixé l'indemnité en fonction de la durée de la carence et des charges de logement excessives, rejetant le surplus de la demande.

BONNIN

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
22 septembre 2025• 7ème Chambre (J.U)
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201522

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2016 à 2019. Le litige portait sur le rattachement au foyer fiscal de Mme B C, personne handicapée hébergée par les requérants, en application de l'article 196 A bis du code général des impôts. Le tribunal a estimé que l'administration était fondée à remettre en cause ce rattachement, car la curatrice de Mme B C avait déposé des déclarations de revenus distinctes pour celle-ci, établissant l'existence de deux foyers fiscaux distincts. Les requérants n'ont pas apporté d'éléments suffisants pour contester cette situation, et la doctrine administrative invoquée n'a pas été jugée plus favorable.

Avocat : SELARL LABONNE & ACDP

19 septembre 2025• Chambre 1
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505063

Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 3 avril 2025 par lequel la préfète de l'Essonne a refusé l'admission au séjour de M. B, ressortissant congolais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge estime que cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence continue en France depuis 2001 et de sa vie familiale établie avec sa compagne et leurs deux enfants. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de délivrer à M. B une carte de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : LEBON

19 septembre 2025• 3ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501655

Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni le 4) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les moyens soulevés contre les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour ont également été écartés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté dans son ensemble.

Avocat : LEBON-MAMOUDY

19 septembre 2025• Chambre 2
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505993

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Cellnex France d'une demande de suspension de l'arrêté du maire de Saint-Quentin-de-Baron du 29 avril 2025, qui s'opposait à sa déclaration préalable pour le rehaussement d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société n'a pas démontré concrètement l'insuffisance de la couverture locale par les réseaux de téléphonie mobile, ni l'impact immédiat et grave du refus sur l'intérêt public ou ses intérêts propres. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative, qui exigent une justification concrète de l'urgence.

Avocat : BON-JULIEN

17 septembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301553

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme A contestant la requalification en salaires de la plus-value réalisée en 2015 lors de la cession d'actions de la société Envivio Inc. La juridiction a estimé que l'administration avait démontré que le gain, issu de plans d'intéressement réservés aux cadres dirigeants, constituait un avantage accordé en contrepartie des fonctions de salarié de M. A, et non le fruit d'un investissement personnel. En conséquence, le tribunal a confirmé l'imposition de cette somme dans la catégorie des traitements et salaires sur le fondement des articles 79 et 82 du code général des impôts, rejetant l'application du régime des plus-values de cession de valeurs mobilières.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BONDIGUEL & ASSOCIES

17 septembre 2025• 2ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505999

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Saint-Romain-la-Virvée refusant un permis de construire pour une antenne de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à un intérêt public, notamment au regard de la couverture locale des réseaux. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BON-JULIEN

17 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401435

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) concerne une action en responsabilité pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prise au titre du droit au logement opposable (DALO). Mme A..., reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 15 avril 2020, n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction judiciaire, demeurant hébergée chez sa fille. Le tribunal a jugé que cette carence engageait la responsabilité de l'État pour faute, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme A... en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, une somme inférieure aux 5 000 euros demandés.

Avocat : RIMBON

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202625

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. et Mme F contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Les requérants contestaient la mise en œuvre du droit de suite par l'administration fiscale et le refus du report d'imposition des plus-values d'apport prévu à l'article 150-0 B ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement exercé son droit de contrôle à l'égard des associés, en raison des liens d'intérêts existant entre les sociétés concernées. Il a également estimé que la condition de réinvestissement économique n'était pas remplie, justifiant ainsi la remise en cause du report d'imposition et le maintien des impositions supplémentaires.

Avocat : LABONNE & ACDP

17 septembre 2025• 3ème chambre
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA01567

Avocat : SELARL CABINET PAUL-VICTOR BONAN

17 septembre 2025• 4ème chambre-formation à 3
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405103

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation le 13 octobre 2021, qui n'a pas reçu de proposition de logement. La carence de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité pour faute. Le tribunal condamne l'État à verser à Mme A... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, résultant du maintien dans un logement suroccupé de 42 m² avec ses trois enfants. Cette décision est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : RIMBON

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403503

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A... pour la carence fautive à assurer son relogement, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis depuis le 19 septembre 2018. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de conditions de logement indignes (hébergement chez un particulier, sur-occupation, handicap) pendant plus de cinq ans. Le tribunal a évalué le préjudice à 3 000 euros, rejetant le surplus de la demande de 5 000 euros, et a mis à la charge de l'État 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : RIMBON

17 septembre 2025• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401421

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme B... épouse C... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 1er décembre 2021. La carence du préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas proposé de logement dans les délais légaux ni exécuté l'injonction du tribunal, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : RIMBON

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL00703

Avocat : BONOMO FAY

16 septembre 2025• 2ème chambre
CAA54Décision• plein contentieux

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-23NC03753

Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES

16 septembre 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501372

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 2 décembre 2024 par lequel le préfet de la Marne avait rejeté la demande de regroupement familial de M. B pour sa conjointe et ses enfants. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur les réponses de M. B lors d’un entretien, qui ne démontraient pas un refus de se conformer aux principes essentiels de la vie familiale en France au sens de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer l’autorisation de regroupement familial sollicitée.

Avocat : GABON

16 septembre 2025• 3ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504804

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 10 avril 2025 refusant son admission au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de sa situation. Il a jugé que la demande de titre de séjour fondée sur les articles L. 424-9 et L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ne pouvait aboutir, la protection subsidiaire et le statut de réfugié ayant été refusés à l'intéressé. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : TAMBA MBUMBA SALAMBONGO

15 septembre 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2409897

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé le permis de construire tacitement accordé le 31 décembre 2022 par le maire de Morsang-sur-Orge à la société Immobilière 3F pour un ensemble de 35 logements. La juridiction a retenu que le projet méconnaissait plusieurs dispositions du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), notamment les articles UVB 7, UVB 8, UVB 9, UVB 10 et UVB 11. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pendant cinq mois pour permettre une éventuelle régularisation, mais la société pétitionnaire a indiqué ne pas pouvoir modifier son projet. La solution s'appuie sur les règles du PLU de Morsang-sur-Orge et les articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme.

Avocat : LABONNELIE

12 septembre 2025• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502715

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme B A, ressortissante haïtienne, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation, estimant que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit ce refus en cas de demande de réexamen d'asile. La décision a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, la vulnérabilité de la requérante ayant été prise en compte. Aucune violation de la directive 2003/09/UE ou de la Convention européenne des droits de l'homme n'a été retenue.

Avocat : BONNEAU

12 septembre 2025• étrangers JU