246 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
246
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 771
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. C..., ressortissant camerounais, d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions du préfet de la Vienne du 19 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour « salarié », l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant soutenait notamment que le refus de titre était illégal faute de mention de la décision de rejet de l’autorisation de travail, et que l’obligation de quitter le territoire méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’absence de visa de la décision de l’autorité de travail n’affectait pas la légalité du refus et que la décision d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé. La solution s’appuie sur la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994, les articles L. 421-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et les articles R. 5221-1 et R.
Avocat : BONNET
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion de M. A... et de la société AIR CONCEPT LTD du hangar qu’ils occupent sans droit ni titre sur l’aérodrome de Saint-Rambert-d’Albon, après l’expiration de la convention d’occupation de 2007. La solution retenue fait droit à la demande de la communauté de communes Porte de DrômArdèche, en raison de l’urgence caractérisée par l’obstacle au service public aérien et à un projet d’intérêt général, et de l’absence de contestation sérieuse sur l’occupation illicite. Le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai de huit jours, et a autorisé le recours à la force publique en cas de besoin. Les textes appliqués incluent l’article L. 521-3 du code de justice administrative et les principes régissant l’occupation du domaine public.
Avocat : BONNET