jeudi 3 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2504110 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL ADRIEN BONNET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 24 juin et 2 juillet 2025, M. B D, représenté par Me Bonnet, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la délibération du 17 février 2025 par laquelle le conseil municipal de Saint Sulpice et Cameyrac a décidé l'échange de la parcelle cadastrée section A n°1252 appartenant à Mme C A avec la parcelle cadastrée section A n° 1253 appartenant à la commune et le versement d'une soulte de 1 500 euros par Mme A à la commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint Sulpice et Cameyrac une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est caractérisée en ce que la demande de suspension de l'exécution de la délibération en litige tend à protéger l'exercice actuel de son droit fondamental de propriété, lequel est menacé par le projet d'échange indiqué dans la délibération, ainsi que de maintenir la desserte du quartier de Magnan Nord pour tous propriétaires habitants et usagers dudit quartier ;
- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ; la délibération n'est pas motivée en méconnaissance du 3° de l'article L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales ; la délibération méconnait l'article L. 161-2 du code rural et de la pêche maritime en ce qu'elle ne pouvait décider de déclasser un chemin rural alors que la circulation sur ce chemin n'a jamais cessé ; la délibération contestée viole l'article L.161-10 du code rural et de la pêche maritime qui impose, lorsqu'un chemin rural cesse d'être affecté à l'usage du public, que la décision de l'aliéner ne puisse être décidée qu'après enquête par le conseil municipal ; la délibération en litige méconnait l'article L. 161-10-2 du même code.
Par un mémoire, enregistré le 1er juillet 2025, la commune de Saint-Sulpice et Cameyrac, représentée par Me Laveissière, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant d'une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le requérant ne justifie pas d'un intérêt à agir puisqu'il ne dispose pas d'un droit de passage lui permettant d'emprunter la parcelle cadastrée section A n° 625 ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que M. D accède à sa grange par le passage de Magnan nord, sur la parcelle cadastrée section A n° 486 lui appartenant ;
- aucun des moyens développés par le requérant n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.
Vu :
- la requête enregistrée le 24 juin 2025 sous le n° 2504109 par laquelle M. D demande l'annulation de la délibération contestée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gay, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le jeudi 3 juillet 2025 à 10 heures, en présence de Mme Doumefio, greffière d'audience, Mme Gay a lu son rapport et entendu :
- Me Bonnet, représentant M. D, qui confirme ses écritures ;
- Me Laveissière, représentant la commune de Saint Sulpice et Cameyrac, qui confirme ses écritures ;
La clôture de l'instruction a eu lieu à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 10 avril 2024, le conseil municipal de Saint Sulpice et Cameyrac a constaté la désaffectation et a prononcé le déclassement du domaine public communal de la parcelle non cadastrée de 103 m² jouxtant les parcelles cadastrées section A n° 477, 625, 852, et 478. Par une délibération du 17 février 2025, ce même conseil municipal a décidé d'échanger cette parcelle nouvellement cadastrée section A n° 1253 avec la parcelle cadastrée section A n° 1252 d'une superficie de 10 m² appartenant à Mme C A moyennant le versement d'une soulte de 1 500 euros compte tenu de la différence de surface des deux parcelles. M. D, propriétaire de la parcelle cadastrée section A n° 487, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la délibération du 17 février 2025.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués tels qu'énoncés dans les visas n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la délibération contestée. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence, les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de la délibération du conseil municipal de Saint Sulpice et Cameyrac du 17 février 2025 doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
4. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Saint Sulpice et Cameyrac, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. D le versement à la commune de Saint Sulpice et Cameyrac d'une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête n° 2504110 présentée par M. D est rejetée.
Article 2 : M. D versera à la commune de Saint Sulpice et Cameyrac une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions présentées par la commune de Saint Sulpice et Cameyrac sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B D, à Mme C A et à la commune de Saint Sulpice et Cameyrac.
Fait à Bordeaux, le 3 juillet 2025.
La juge des référés,
N. Gay
La greffière,
J. Doumefio
La République mande et ordonne au préfet de Gironde en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026