67 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
67
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 086
Avec résumé IA
Avocat : BOUBAL
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la SARL A Beach, exploitante sortante, pour contester la régularité du contrat de sous-concession de plage attribué à la société Andross 2 par la métropole Nice Côte d'Azur le 6 avril 2022, ainsi que son avenant du 14 décembre 2023. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la validité du contrat initial, car l'avenant y avait mis fin. Les conclusions dirigées contre l'avenant ont été jugées irrecevables, la société requérante ne justifiant pas d'un intérêt à agir suffisant. La décision s'appuie sur les règles de la commande publique et du code de justice administrative.
Avocat : BOUBAKER SOUFIANE
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 4 août 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur le comportement fiscal critiquable de l'intéressée, qui avait déclaré à charge sa fille en même temps que le père, ce que Mme A n'a pas sérieusement contesté. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son large pouvoir d'opportunité, en application de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : CABINET BOUBACAR DIAME
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions du préfet du Nord l’obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire et fixant la Roumanie comme pays de destination. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête, ce désistement n’ayant rencontré aucune opposition de la part du préfet. En application de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance rendue le 19 mai 2025. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
Avocat : BOUBAKER
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation du droit d'être entendu, et a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOUBA
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, contestant les décisions du préfet de l'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Égypte comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Pakistan comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, une violation de son droit à la vie privée et familiale, et des craintes en cas de retour au Pakistan. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse des moyens communs à toutes les décisions a débuté par l'examen de la délégation de signature accordée à M. C B par arrêté préfectoral. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la convention contre la torture.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, de nationalité tunisienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 7 décembre 2021 rejetant son recours hiérarchique contre l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci ayant été substituée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et les vices de procédure tirés de l'absence d'enquête (article 36 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993) et d'entretien individuel (article 41 du même décret), ces formalités ayant été accomplies. Enfin, le tribunal a implicitement rejeté le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, confirmant ainsi la légalité de la décision ministérielle.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 16 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de violation du droit d’être entendu. Il juge que la décision d’éloignement est légalement fondée sur l’article L. 611-1 (4°) du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le requérant ayant vu sa demande d’asile définitivement rejetée.
Avocat : ABOUBACAR