67 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
67
Décisions totales
383 581
Ordonnances
230 031
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., épouse A..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 2 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Guinée et de la récence de son mariage. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BOUCHOUCHA
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas justifié par un motif légitime, sa méconnaissance des délais ne constituant pas une excuse valable. Il a également estimé que la situation de précarité et l'allégation de mariage forcé invoquées par la requérante ne caractérisaient pas une vulnérabilité suffisante au sens de l'article L. 522-3 du même code pour remettre en cause la décision. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Avocat : BOUCHOUCHA