125 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
125
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 921
Avec résumé IA
Avocat : BOUDHANE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné les requêtes de M. D... et Mme A..., ressortissants kosovars, contestant le refus du préfet de la Moselle d'enregistrer leur demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire, faute d'urgence. Sur le fond, il a annulé les décisions de refus d'enregistrement, jugeant que le préfet avait méconnu l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration en ne demandant pas les pièces manquantes avant de refuser l'enregistrement. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer les demandes dans un délai d'un mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui demandait qu'il soit ordonné au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la situation de précarité invoquée par la requérante résultant essentiellement de son maintien irrégulier sur le territoire français depuis plusieurs années, en méconnaissance de la législation. L'ordonnance a toutefois accordé à Mme B le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, épouse A, qui demandait qu'il soit ordonné au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la situation de précarité invoquée résultant essentiellement du maintien irrégulier de l'intéressée en France depuis plusieurs années sans demande sérieuse d'admission au séjour. La décision accorde l'aide juridictionnelle provisoire mais rejette le surplus des conclusions, incluant la demande de frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, ressortissant serbe, qui contestait le rejet implicite de sa demande d’admission au séjour. Le tribunal a jugé que la simple demande de rendez-vous adressée à la préfecture, même accompagnée de pièces, ne constitue pas une demande de titre de séjour régulière et ne peut faire naître une décision implicite de rejet. En l’absence de décision administrative attaquable, les conclusions à fin d’annulation ont été rejetées sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe en situation irrégulière, qui demandait au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour l'examen de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la précarité invoquée résultant de son maintien irrégulier en France depuis plusieurs années et de l'absence de circonstances justifiant un traitement prioritaire. L'aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais les conclusions principales et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.