30 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
30
Décisions totales
383 581
Ordonnances
288 214
Avec résumé IA
Avocat : DURAND;BOUILLOT
Avocat : BOUILLOT
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation de la 5ème chambre, a rejeté la requête de M. C et de la société Vignobles A C. Celle-ci demandait l’annulation de l’arrêté du 12 juillet 2023 par lequel le préfet de l’Aude avait abrogé deux déclarations de prélèvements d’eau superficielle sur l’Argent-Double et modifié une troisième autorisation. Le tribunal a considéré que la décision préfectorale, fondée sur les articles L. 214-1 et L. 214-4 du code de l’environnement, était suffisamment motivée et proportionnée à l’objectif de préservation du milieu aquatique face à une menace majeure. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné deux requêtes de M. B, agent de l'ARS Grand Est. La première contestait l'arrêté du 7 mars 2023 lui accordant la protection fonctionnelle sans action concrète, et demandait réparation pour harcèlement moral. La seconde visait l'annulation des décisions du 16 novembre 2023 refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident et d'une maladie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, jugeant notamment que l'octroi de la protection fonctionnelle n'implique pas nécessairement la mise en œuvre de mesures spécifiques et que les décisions relatives à l'imputabilité au service étaient régulières. Les conclusions indemnitaires et les interventions du syndicat CFDT Interco de la Marne ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société Frigovin contestant la sanction financière de 538 686,72 euros infligée par FranceAgriMer pour non-respect des conditions d’éligibilité à l’aide à la distillation de crise 2020. Le tribunal a jugé que la décision de sanction ne constituait pas un retrait d’une décision créatrice de droits, mais une simple constatation de non-respect des critères réglementaires, notamment le titre alcoométrique volumique des vins livrés. Il a écarté les moyens tirés de l’erreur de droit, du droit à l’erreur, de la rupture d’égalité et de l’enrichissement sans cause, en application des règlements européens (UE) 2020/592 et (UE) n° 809/2014, ainsi que des décisions nationales INTV-GPASV-2020-28 et INTV-GPASV-2020-34. La pénalité de 20 % a été maintenue, la bonne foi invoquée n’étant pas de nature à l’exclure.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Dalery Finances et autres, qui demandaient la condamnation de l'État à leur verser des indemnités pour perte de chance de percevoir les aides du fonds de solidarité et l'aide "coûts fixes" pour les mois de mars à juin 2020 et 2021. Les requérantes invoquaient une rupture d'égalité devant les charges publiques et une faute de l'administration, fondée sur les critères d'éligibilité du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser explicitement la solution retenue dans l'extrait fourni, mais en rejetant les conclusions. Les textes appliqués incluent les lois et décrets relatifs au fonds de solidarité pour la crise sanitaire, ainsi que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Inter universitaire service, qui sollicitait la condamnation de l'université Paris Dauphine à lui verser 191 712,72 euros pour des préjudices liés à l'exécution d'une convention d'occupation du domaine public. La société invoquait une méconnaissance de l'article L. 2122-2 du code général de la propriété des personnes publiques, estimant que la durée de la convention (prolongée jusqu'en septembre 2023) ne permettait pas l'amortissement de ses investissements. Le tribunal a jugé que les investissements, réalisés entre 2010 et 2012, étaient amortis sur plus de dix ans et que la société n'apportait pas la preuve des autres manquements contractuels allégués. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : CABINET HB & ASSOCIES - HITTINGER-ROUX, BOUILLOT & ASSOCIES (SCP)
Avocat : CABINET AURÉLIEN BOUILLOT