1 456 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 456
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 805
Avec résumé IA
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Avocat : SCP BOULLEZ
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Mandrinvest Finance, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les années 2016 et 2017. La société contestait la régularité de la procédure d'opposition à contrôle fiscal et l'imposition de revenus immobiliers en France, invoquant la convention fiscale franco-luxembourgeoise. Le tribunal a jugé que la procédure d'opposition à contrôle fiscal était régulière et que les impositions étaient fondées, sans retenir les moyens soulevés par la société. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Avocat : SCP PETIT & BOULARD
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme B, agente territoriale, contestant la délibération du jury de l'examen professionnel d'accès au grade d'assistant socio-éducatif de classe exceptionnelle (2021) qui a fixé un seuil d'admission à 11,5/20, l'empêchant d'être admise malgré sa moyenne de 11,17/20. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 du décret n° 2020-301, constatant que le jury avait bien transmis la liste des admis et le compte-rendu. Il a également écarté le moyen d'erreur de droit, jugeant que le jury, exerçant son pouvoir souverain d'appréciation, pouvait fixer un seuil d'admission supérieur au minimum légal de 10/20 prévu par l'article 18 du décret n° 2013-593. En conséquence, la demande d'annulation de la délibération et de la décision de rejet du recours gracieux a été rejetée.
Avocat : BOULAIS
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de Mme B C, agente territoriale, contestant la délibération du jury de l'examen professionnel d'accès au grade d'assistant socio-éducatif de classe exceptionnelle (2021) qui fixait le seuil d'admission à 11,5/20, l'empêchant d'être admise malgré sa moyenne de 10,5/20. La requérante invoquait une erreur de droit, estimant que le jury ne pouvait fixer un seuil supérieur au minimum légal de 10/20 prévu par l'article 18 du décret n° 2013-593 du 5 juillet 2013. Le tribunal a rejeté la demande, jugeant que le jury, dans l'exercice de son pouvoir souverain d'appréciation, peut fixer un seuil d'admission supérieur au minimum légal, et que l'article 5 du décret n° 2020-301 du 23 mars 2020 ne l'interdit pas. La solution retenue confirme la légalité de la délibération du jury et de la décision de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de renouveler le titre de séjour de Mme E, ressortissante haïtienne mariée à un Français, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la requérante démontrait, par des pièces probantes et concordantes, la réalité de la communauté de vie avec son époux. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé.
Avocat : BOULEGUE
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution par la préfète de l'Essonne de son ordonnance du 24 décembre 2024, qui enjoignait le réexamen de la demande de titre de séjour de Mme A et la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Pour assurer l'exécution de cette mesure, le juge a assorti l'injonction d'une astreinte de 30 euros par jour de retard, à l'expiration d'un délai d'un mois. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Avocat : LEBOUL
Le Tribunal Administratif de Paris était saisi par l'EURL SIPC d'un recours contre une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 7 septembre 2022 lui infligeant une contribution spéciale de 91 250 euros pour emploi d'un salarié étranger sans titre de travail et une contribution forfaitaire de 2 398 euros pour frais de réacheminement. Le tribunal a examiné d'office l'application de la loi n°2024-42 du 26 janvier 2024, qui a abrogé l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel se fondait la contribution forfaitaire. En tant que juge de plein contentieux des sanctions, le tribunal a constaté que cette abrogation prive de base légale la contribution forfaitaire de réacheminement, entraînant l'annulation de la décision sur ce point. La solution retenue est l'annulation partielle de la décision du 7 septembre 2022 en ce qu'elle inflige la contribution forfaitaire, et le rejet du surplus des conclusions de la requête.
Avocat : CABINET BOULAY (SELARL)
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 28 janvier 2025 par lequel le préfet de police ordonnait la remise de M. B aux autorités italiennes. Le juge a retenu que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, la décision méconnaissait l'article 3, paragraphe 2, du règlement UE n° 604/2013 (Dublin III), en raison de l'existence de défaillances systémiques en Italie exposant le demandeur à un risque de traitement inhumain ou dégradant. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de police d'enregistrer la demande d'asile de M. B en procédure normale et de lui délivrer une attestation de demande d'asile.
Avocat : BOULESTREAU
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. G D, ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du 13 février 2025 de la préfète des Vosges lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : BOULANGER
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. E et Mme C, ressortissants serbes, qui contestaient leur assignation à résidence dans le département des Vosges. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le caractère disproportionné des obligations (pointage quotidien et horaires incompatibles avec leur travail). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des arrêtés pris par la préfète des Vosges sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. G et Mme E, ressortissants serbes, qui contestaient leur assignation à résidence dans le département des Vosges. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le caractère disproportionné des obligations de pointage. Le tribunal a jugé que la décision était légale et proportionnée, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIES
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de M. A B. Le juge désigne un expert spécialisé en incendie pour déterminer les causes et l'étendue des désordres affectant sa propriété suite à deux incendies survenus les 14 et 15 décembre 2023. La mission de l'expert inclut notamment l'analyse des causes de la reprise d'incendie, l'évaluation de l'intervention du SDIS Var, et la recherche d'une éventuelle aggravation des dommages imputable aux secours. Les protestations et réserves des parties sont rejetées comme dépourvues d'objet, et la question des dépens est réservée.
Avocat : TEBOUL
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. G et Mme E, ressortissants serbes, qui contestaient leur assignation à résidence dans le département des Vosges. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le caractère disproportionné des obligations de pointage. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du préfet de l'Aisne du 19 août 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale de M. A, marié à une Française, père d'un enfant à naître, et justifiant d'une intégration professionnelle et de liens familiaux stables en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois.
Avocat : BOULEAU
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. E et Mme C, ressortissants serbes, qui contestaient leur assignation à résidence dans le département des Vosges. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le caractère disproportionné des obligations (horaires incompatibles avec leur travail). Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni le droit d'être entendu, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a notamment jugé que l'absence de perspective raisonnable d'éloignement n'était pas établie et que l'assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine était justifiée. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet de la Haute-Garonne et ordonné l'expulsion sans délai de M. et Mme B du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'ils occupaient sans droit. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose au préfet de faire libérer les lieux après un rejet définitif de la demande d'asile, et sur l'absence de contestation sérieuse, l'urgence et l'utilité de la mesure étant établies par la saturation du dispositif d'accueil. Les arguments des défendeurs tirés de leur vulnérabilité médicale et familiale, ainsi que de l'intérêt supérieur de leur enfant scolarisé, ont été écartés comme inopérants face à l'obligation légale de libération des lieux.
Avocat : TOUBOUL