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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 099 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 099

Décisions totales

383 581

Ordonnances

307 625

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BOUREffacer tout
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508075

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner l'expulsion de Mme A et de son fils majeur d'un logement dédié aux demandeurs d'asile, qu'ils occupaient indûment après le rejet définitif de leurs demandes d'asile par l'OFPRA et la CNDA. Le tribunal a fait droit à la requête, considérant que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies en raison de la saturation du dispositif national d'hébergement et de l'absence de titre de séjour des occupants, et qu'aucune circonstance exceptionnelle, telle qu'une vulnérabilité particulière, ne justifiait un sursis à expulsion. La solution retenue ordonne la libération immédiate des lieux, autorise le recours à la force publique et l'enlèvement des biens meubles aux frais des intéressés, en application des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : BOURGEOIS

12 juin 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501524

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. B A, ressortissant djiboutien, contre un arrêté préfectoral du 7 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant contestait notamment la légalité de cette mesure en invoquant un défaut d'examen de sa situation et la méconnaissance de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), au motif que sa demande d'asile était toujours en cours d'examen. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le droit au maintien sur le territoire avait pris fin après le rejet de la demande d'asile par l'OFPRA et l'absence de recours dans le délai légal. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE BOURHIS

12 juin 2025• 3ème Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200713

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Sixbap, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. La société avait acquis un hôtel-restaurant à Ajaccio dans le but de le revendre après travaux de restructuration en lots commerciaux et d'habitation. Le tribunal a jugé que l'inexploitation de l'immeuble n'était pas indépendante de la volonté de la société, car elle résultait de son projet de revente, et a donc refusé l'application de l'exonération prévue au I de l'article 1389 du code général des impôts.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

12 juin 2025• Magistrat statuant seul
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503349

Le Tribunal administratif de Rennes annule l'arrêté du 7 mai 2025 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine obligeait M. B, ressortissant géorgien, à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté l'assignant à résidence. Le tribunal estime que le préfet n'a pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de M. B, père de trois enfants placés à l'aide sociale à l'enfance, en omettant d'évaluer l'impact de la mesure sur ces enfants et sur la procédure judiciaire en cours visant à retrouver l'autorité parentale. Par voie de conséquence, l'assignation à résidence est privée de base légale. La décision se fonde notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur les stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Avocat : LE BOURDAIS

12 juin 2025• MSS M. GOSSELIN Olivier 4ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 502264

Avocat : SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES

11 juin 2025ECLI:FR:CECHS:2025:502264.20250611• 7ème chambre jugeant seule
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402429

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 13 avril 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure suivie devant l'OFII, l'erreur de droit et l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : BOURGEOIS

10 juin 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402431

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. A, ressortissant guinéen, contre un arrêté préfectoral du 4 mai 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré à M. A une carte de résident le 20 septembre 2024, après l'introduction de la requête, ce qui a implicitement rapporté l'arrêté attaqué. En conséquence, les conclusions en annulation et injonction sont devenues sans objet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : BOURGEOIS

10 juin 2025• 3ème Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501500

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. D, agent communal, contestant son affectation sur un poste d'agent polyvalent des espaces verts au cimetière Saint-Paul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'agent ne démontrant pas que son état de santé rendait cette affectation incompatible au point de justifier une suspension immédiate, d'autant que sa rémunération et sa résidence administrative n'étaient pas modifiées. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation ou de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des restrictions médicales, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DUBOURG

10 juin 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500698

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande d’expertise formée par Mme E et M. C, agissant pour leur fille A, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants souhaitaient déterminer les conditions de la prise en charge de la naissance de leur enfant au CHU de Dijon le 21 mai 2022, marquée par un hématome rétro-placentaire et une anoxo-ischémie périnatale. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, car l’état de santé actuel de la mère et de l’enfant était satisfaisant, rendant la perspective d’un litige en responsabilité insuffisamment fondée.

Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE

6 juin 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301881

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus du maire de L'Isle-sur-la-Sorgue de réaliser des travaux d'entretien sur le chemin du Cros d'Enfer, ainsi qu'une injonction sous astreinte. Le tribunal a requalifié la demande en recours de plein contentieux pour responsabilité sans faute en matière de travaux publics. Il a jugé les conclusions à fin d'injonction irrecevables car présentées sans conclusions indemnitaires préalables, conformément aux principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics. Les frais de justice ont été laissés à la charge de chaque partie.

Avocat : CABINET LLURENS-DAVY-MAUBOURGUET-DANIGO

6 juin 2025• 3ème chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT00948

Avocat : BOURGEOIS

6 juin 2025• 2ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400822

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D, agent territorial spécialisé des écoles maternelles, qui contestait la sanction de blâme prononcée à son encontre par le maire de Michery le 5 janvier 2024. La requérante invoquait notamment l'absence de consultation préalable de la directrice de l'école. Le tribunal a jugé que les dispositions de l'article 7 du décret n°92-850 du 28 août 1992, qui imposent un avis préalable du directeur d'école, ne s'appliquent qu'aux décisions de nomination et de cessation de fonctions, et non aux sanctions disciplinaires comme le blâme. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de consultation a été écarté comme inopérant.

Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE

5 juin 2025• CH 2 JU
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501522

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 14 février 2025 refusant son titre de séjour pour soins et l'obligeant à quitter le territoire. En cours d'instance, le préfet a édicté un arrêté modificatif le 10 avril 2025 pour régulariser le vice initial tiré de l'absence d'exercice de son pouvoir d'appréciation. Le tribunal a constaté que ce nouvel arrêté s'est substitué au premier, privant d'objet les conclusions contre l'acte initial, et a statué sur le fond au regard des stipulations de l'article 6-7° de l'accord franco-algérien de 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le jugement porte sur la légalité des décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour.

Avocat : LE BOURDAIS

5 juin 2025• 3ème Chambre
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA00370

Avocat : SCP CAPELLE - HABOURDIN - LACHERIE

4 juin 2025• 3e chambre - formation à 3
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201602

Le Tribunal administratif de Nantes annule le refus du préfet de la Loire-Atlantique de délivrer une carte de résident à M. B, ressortissant ivoirien. Le préfet avait fondé son refus sur l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, estimant que la présence de l’intéressé constituait une menace pour l’ordre public en raison de condamnations pénales. Le tribunal juge que ces condamnations, bien que graves, étaient anciennes et que M. B s’était depuis réinséré, ce qui constitue une erreur d’appréciation. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : BOURGEOIS

4 juin 2025• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505654

Suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour par le tribunal administratif de Marseille. Le juge des référés a suspendu l'exécution de la décision du préfet des Bouches-du-Rhône, estimant la condition d'urgence remplie et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien propre à créer un doute sérieux. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

4 juin 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500747

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A, qui estime avoir subi un retard de diagnostic d'un arrachement du tendon du muscle droit du fémur lors de sa prise en charge aux urgences du centre hospitalier de Chalon-sur-Saône le 24 mars 2024. La mesure a été accordée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les conditions de cette prise en charge. L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) a été mis hors de cause, le juge estimant que le litige, portant sur un éventuel retard de diagnostic, ne relevait pas de la solidarité nationale prévue à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. L'expertise devra notamment décrire les soins prodigués et évaluer leur conformité.

Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE

4 juin 2025
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503807

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. O B D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 28 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant un retour pour six ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la menace pour l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LE BOURDAIS

4 juin 2025• Eloignement urgent
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX03050

Avocat : SAS BOURBON AVOCATS

3 juin 2025• 3ème chambre (formation à 3)
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407018

Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 14 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que les risques d'esclavage invoqués par le requérant en cas de retour en Mauritanie n'étaient pas établis par des éléments personnels et circonstanciés, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Avocat : BOURRET MENDEL

3 juin 2025• 5ème Chambre