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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

426 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

426

Décisions totales

383 581

Ordonnances

239 073

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BOUREffacer tout
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303354

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme G... d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Semur-en-Auxois. La responsabilité de l’établissement a été engagée en raison d’une faute dans les suites opératoires, l’immobilisation post-chirurgicale par une simple attelle ayant été jugée insuffisante au regard des données acquises de la science, sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a condamné le centre hospitalier à réparer les préjudices subis par la patiente, incluant des sommes pour le déficit fonctionnel temporaire et permanent, les souffrances endurées, le préjudice esthétique et l’incidence professionnelle. Il a également fait droit à la demande de la CPAM de la Côte-d’Or pour le remboursement de ses débours et l’indemnité forfaitaire de gestion, en application du code de la sécurité sociale.

Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE

12 novembre 2025• 3ème chambre
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400918

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. A... d’une requête en annulation d’un refus de remise gracieuse d’impôt sur le revenu (année 2019, montant de 4 924,63 euros). Le requérant s’est désisté de son action, désistement accepté par l’administration fiscale. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DEBLOIS DANCIE BOURRA

7 novembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500766

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... contestant la suspension de son permis de conduire pour quatre mois, prononcée par le Préfet de la Moselle suite à un excès de vitesse de 41 km/h au-dessus de la limite autorisée. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la décision était suffisamment motivée. Il a également considéré que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée en raison de l'urgence prévue à l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. En application de l'article L. 224-2 du code de la route, le tribunal a estimé que la suspension était légalement fondée sur le dépassement d'au moins 40 km/h de la vitesse maximale autorisée, et que le préfet n'avait commis aucune erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : BOURCHENIN

7 novembre 2025• Juge Unique
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208517

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en plein contentieux, était saisi par M. et Mme C... d'une demande de décharge des majorations de 80 % pour manœuvres frauduleuses appliquées à des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017-2019. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale n'apportait pas la preuve d'agissements des requérants destinés à égarer son contrôle, les faits reprochés ayant été commis par un tiers condamné pénalement. En conséquence, il a substitué d'office la majoration de 40 % pour manquement délibéré, prévue à l'article 1729 du code général des impôts, à celle de 80 % initialement infligée. La solution retenue repose sur l'application des articles 1729 du code général des impôts et L. 195 A du livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL CABARE - BOURDIER

6 novembre 2025• 4ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300040

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SARL Petr Architectes d’un litige l’opposant à la commune de Chanteloup concernant la résiliation de son contrat de maîtrise d’œuvre et le paiement d’honoraires. La société requérante contestait la régularité de la résiliation, le calcul du forfait de rémunération et le décompte général, invoquant notamment l’application erronée du CCAG-PI de 2021 au lieu de celui de 2009. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la SARL Petr Architectes, jugeant que la résiliation était régulière et que la commune n’avait commis aucune faute. La décision s’appuie sur les stipulations du CCAG-PI et du CCAP applicables au contrat.

Avocat : CABINET GERVAISE DUBOURG

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2208743

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'indemnisation par M. F... C... et ses enfants, suite à l'illégalité du refus de délivrance de visas de long séjour. La responsabilité de l'État a été engagée en raison de l'erreur d'appréciation commise par la commission de recours, déjà annulée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes. La période d'indemnisation court à compter du 7 novembre 2017, date du refus consulaire initial. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité pour faute de l'administration, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOURGEOIS

29 octobre 2025• 5ème Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200655

Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a statué sur la demande de la SAS Bernardini nutrition sportive, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 48 296 euros au titre de l’exercice 2020. Le tribunal a d’abord réduit le litige à 47 597 euros, l’administration ayant déjà accordé 669 euros, et a écarté la fin de non-recevoir tirée du recours parallèle en requalifiant les conclusions en recours de plein contentieux. Sur le fond, il a examiné l’éligibilité des investissements au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a entendu les conclusions du rapporteur public.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

24 octobre 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300940

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour des dommages causés à sa maison par des remontées d'eaux usées provenant du réseau public communal. Le tribunal a jugé que la commune de Sisco, en tant que maître d'ouvrage, est responsable des dommages causés aux tiers par l'ouvrage public, même en l'absence de faute, sauf à démontrer une faute de la victime ou un cas de force majeure. En l'espèce, la commune n'a pas établi que l'absence de dispositif de déconnexion sur le réseau privatif du requérant constituait une faute de sa part, ni que les désordres étaient imputables à une autre cause. Par conséquent, la responsabilité de la commune a été engagée sur le fondement du principe de responsabilité du maître d'ouvrage public.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

24 octobre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516376

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à indemniser M. B... pour la faute commise par la préfecture de police, qui a invalidé à tort son passeport. Cette erreur a privé le requérant de son embarquement à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle le 16 décembre 2024. L’État a été condamné à verser 939,79 euros en réparation des préjudices financier (achat d’un nouveau billet d’avion et frais de transport) et moral (humiliation et stress), sur le fondement de la responsabilité pour faute. Le jugement applique le décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports et l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais de justice.

Avocat : CABINET LAETHEM LAUCOIN BOUR AVOCATS (SEL)

24 octobre 2025• 6e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309004

Le Tribunal Administratif de Montreuil, par une ordonnance du 22 octobre 2025, a désigné trois médecins experts (les docteurs H..., E... et B...) pour exécuter la mission d'expertise ordonnée par un précédent jugement avant dire droit du 9 juillet 2025. Cette mesure intervient dans le cadre d'un recours de plein contentieux introduit par M. C... F.... La mission des experts est encadrée par les articles R. 621-2 et suivants du code de justice administrative, et leur rapport devra être déposé sous six mois.

Avocat : JULIA-JEGU-BOURDON

22 octobre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400609

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté que la requête de Mme C... visant à obtenir un logement sous astreinte était devenue sans objet, car elle avait signé un bail pour un logement adapté le 17 juin 2024 et sa demande de logement social avait été radiée. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 100 euros à l’avocate de la requérante au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

20 octobre 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503437

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le CROUS de Bourgogne-Franche-Comté pour ordonner l’expulsion de M. C..., occupant sans droit ni titre d’un logement universitaire. Le juge a rejeté la fin de non-recevoir tirée de l’insuffisance de motivation de la requête, estimant que les moyens exposés étaient suffisants. Il a ensuite fait droit à la demande du CROUS, considérant que l’urgence était caractérisée par la nécessité de libérer le logement pour assurer la continuité du service public du logement étudiant en période de forte demande. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’éducation, sans que la violation alléguée de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou la trêve hivernale ne fassent obstacle à l’expulsion.

Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE

17 octobre 2025
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501597

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Corse refusant à M. B... une habilitation pour accéder aux zones de sûreté de l'aéroport de Bastia-Poretta. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

17 octobre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305670

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les sociétés GAN assurances et IRG d’une demande d’indemnisation pour des dommages causés par une inondation survenue le 28 novembre 2018 dans une cellule commerciale de la gare de Rennes, lors de travaux de restauration. Le tribunal a jugé que, même en l’absence de faute, le maître d’ouvrage et l’entrepreneur chargé des travaux sont responsables des dommages causés aux tiers par l’exécution d’un travail public, sauf cas de force majeure ou faute de la victime. La solution retenue engage la responsabilité de la société AREP, maître d’œuvre, sans que les requérantes aient à démontrer un préjudice grave et spécial, le dommage étant accidentel. Cette décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour travaux publics, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BOEDEC RAOUL-BOURLES LE VELY-VERGNE

16 octobre 2025• 6ème Chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501596

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B..., qui impute une aggravation de sa cécité à une prise en charge au CHU de Dijon en août 2024. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer les causes de ses préjudices et la conformité des soins aux données acquises de la science. L’expert désigné devra examiner les conditions de la prise en charge, les diagnostics et les traitements prodigués, en présence du CHU, de la CPAM et de l’ONIAM. La demande de frais de justice présentée par M. B... a été rejetée.

Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE

10 octobre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 499263

Avocat : SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES

10 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:499263.20251010• 6ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 495136

Avocat : SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES

10 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:495136.20251010• 6ème chambre jugeant seule
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311441

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a rejeté la requête de Mme C... visant à obtenir une injonction de logement sous astreinte. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation, n'a pas reçu d'offre de logement adaptée. Toutefois, le tribunal a écarté des débats les écritures complémentaires de la requérante, présentées par avocat, car elles n'ont pas été transmises par voie électronique conformément aux articles R. 414-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation. Par conséquent, la demande d'injonction a été rejetée comme irrecevable.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

9 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502187

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge estime que le requérant n'établit pas, par les pièces fournies, l'ancienneté et la continuité de son séjour à Mayotte ni l'intensité de ses liens familiaux sur place. En conséquence, il n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté porterait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) ou à sa liberté d'aller et venir. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : BOURIEN

8 octobre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301496

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SNC Le Paradis Blanc, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour un chalet à Morzine au titre de 2022. La société soutenait que le bien, proposé en location meublée saisonnière, n'était pas à sa disposition personnelle. Le tribunal a rappelé que, selon les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le propriétaire d'un logement loué saisonnièrement est redevable de la taxe s'il en conserve la libre disposition au 1er janvier de l'année d'imposition. La solution retenue est que la société n'a pas démontré une chaîne ininterrompue de locations ou un engagement contraignant l'empêchant de disposer du bien, justifiant ainsi le maintien de l'imposition.

Avocat : LEGI CONSEILS BOURGOGNE

6 octobre 2025• Juge unique 7