2 653 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 653
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 118
Avec résumé IA
Avocat : CABINET BOURDON & FORESTIER (ASSOCIATION)
Avocat : BOURGEOIS
Avocat : BOURIEN
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme et M. A..., agissant pour eux-mêmes et leurs enfants, d’une demande indemnitaire fondée sur l’illégalité fautive du refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial. Par un jugement du 5 décembre 2018, le tribunal avait déjà annulé les décisions de refus de visa pour le conjoint et trois des enfants, en raison d’une erreur de fait et d’une absence de motif légal. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour ces illégalités, engageant son obligation de réparer les préjudices directs et certains en résultant, sur la période allant du 23 novembre 2015 au 5 décembre 2018, en application des principes généraux de la responsabilité administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A B contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 19 juin 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a considéré que le moyen tiré de l'incompétence du signataire était manifestement infondé, une délégation régulière ayant été publiée. Le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été jugé irrecevable, faute de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : LE BOURDAIS
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. F et Mme C contre le refus de visa de long séjour pour leur fils D F, au titre de la réunification familiale avec sa sœur réfugiée. La commission de recours avait implicitement rejeté leur demande, en se fondant sur l'absence de lien familial établi et un risque de fraude. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. I et Mme D, agissant pour leur fils mineur M. B K, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 25 juillet 2024 du ministre de l'intérieur. Cet arrêté imposait à M. K, sur le fondement des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, une interdiction de quitter sa commune, une obligation de présentation quotidienne en gendarmerie et d'autres mesures de surveillance pour trois mois. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement signée et motivée, que la procédure prévue à l'article L. 228-2 du même code avait été respectée, et que la mesure n'était pas disproportionnée au regard de la menace pour l'ordre public que représentait le comportement de l'intéressé.
Avocat : CABINET BOURDON & ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour. Le requérant, ressortissant comorien, invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale ainsi qu’à sa liberté d’aller et venir, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la continuité de son séjour à Mayotte n’était pas établie et qu’il ne justifiait pas d’attaches familiales suffisantes, écartant ainsi toute atteinte manifestement illégale à ses libertés fondamentales. La requête a été rejetée comme manifestement infondée, sans audience préalable, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée dans son ensemble, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : BOURRET MENDEL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. A se disant Tidjani Aouaichia, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Moselle du 22 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans, ainsi qu'un second arrêté d'assignation à résidence. Le requérant invoquait l'incompétence du signataire des arrêtés, faute de délégation de signature. Le tribunal a écarté ce moyen en constatant que le préfet avait régulièrement délégué sa signature à Mme C B, cheffe du bureau de l'éloignement et de l'asile, par un arrêté du 14 mai 2024 publié au recueil des actes administratifs, et qu'il n'était pas établi que les supérieurs hiérarchiques n'étaient pas absents ou empêchés. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et, par voie de conséquence, des demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : BOURCHENIN
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. F B, qui contestait un arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 2 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'attaches familiales établies en France. Il a également jugé que la décision d'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, toutes les conclusions en annulation ont été rejetées, et la demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour contester un refus d'entrée sur le territoire français et son placement en zone d'attente. La requérante, titulaire d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour valable jusqu'au 22 octobre 2024, s'est vu refuser l'entrée à son retour d'Algérie le 10 août 2024 en raison d'un arrêté préfectoral du 6 août 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a constaté que la décision de refus d'entrée était fondée sur un arrêté préfectoral qui n'avait pas encore été notifié à l'intéressée à la date de son retour, rendant ainsi le refus d'entrée et le placement en zone d'attente constitutifs d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir. En conséquence, le tribunal a suspendu l'exécution de ces décisions et enjoint à l'administration de laisser Mme A pénétrer sur le territoire français, en application des articles L. 341-1
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de permis de construire émis par le maire de Dourbies. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête le 24 juillet 2024. Par ordonnance du 8 août 2024, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : LABOURIER
Le Tribunal Administratif de Nîmes a pris acte, par ordonnance du 8 août 2024, du désistement pur et simple de M. A de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester la décision du maire de Dourbies du 15 février 2022 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. La solution retenue est un désistement d'instance, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), à sa liberté d'aller et venir et à l'intérêt supérieur de ses enfants. Le juge a estimé que les pièces produites ne permettaient pas d'établir la réalité de sa résidence à Mayotte ni le centre de sa vie privée et familiale, rendant ses allégations manifestement infondées. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé suspension de M. E, ressortissant burundais, contestant l’obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte le 21 mai 2024. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé que la cellule familiale pouvait se reconstituer au Burundi et que l’intéressé ne justifiait pas d’une insertion professionnelle ou d’une demande de titre de séjour. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
Le Tribunal administratif de Paris a pris acte du désistement de M. B A, qui contestait le refus du CNRS de le promouvoir au grade de directeur de recherche. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. La demande du CNRS au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée.
Avocat : CABINET MEIER-BOURDEAU LÉCUYER & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus d’enregistrement de demande de titre de séjour, a constaté que le préfet d’Ille-et-Vilaine avait finalement enregistré la demande de M. B et l’avait convoqué pour la remise d’un récépissé. En conséquence, la requête a été radiée du rôle, la décision attaquée ayant perdu son objet. Le juge a appliqué les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans se prononcer sur le fond du litige.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE BOURHIS
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté les demandes indemnitaires de M. B contre l’ONIAM pour un accident médical. La requête au fond a été jugée irrecevable car le requérant n’a pas produit de décision préalable de l’ONIAM, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande de provision est devenue sans objet du fait du rejet de l’action principale. Les frais de justice ont été refusés à M. B, l’ONIAM n’étant pas la partie perdante.
Avocat : SELARL MATHIEU BOURG
Avocat : SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES