423 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
423
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 668
Avec résumé IA
Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES
Avocat : SCP BOUYSSOU & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme C... visant à annuler un permis d'aménager et son permis modificatif, délivrés par la commune de Villeneuve-de-la-Raho pour un lotissement. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la légalité du plan local d'urbanisme (PLU), à la compatibilité avec les documents d'urbanisme supérieurs (SCOT, PADD) et aux vices de procédure, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier concernant les règles de constructibilité et la procédure d'instruction des autorisations.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus du maire de Larra d'inscrire à l'ordre du jour l'abrogation partielle d'une délibération approuvant la révision du PLU. Le tribunal a jugé que les vices de forme et de procédure invoqués contre la délibération du 1er juillet 2021 (concernant l'enquête publique et le rapport de présentation) ne pouvaient être utilement soulevés dans le cadre de ce recours contre le refus d'abrogation, mais uniquement par un recours direct contre l'acte réglementaire dans les délais légaux, conformément aux principes dégagés de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'injonction de classer les parcelles en zone constructible et la demande de condamnation aux dépens ont donc été rejetées.
Avocat : SCP AVOCAGIR;SCP BOUYSSOU & ASSOCIES;CABINET FCA;MARAS BILLARD AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de Voies Navigables de France (VNF) visant à obtenir réparation pour les frais de curage d'un aqueduc. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la communauté de communes Terres du Lauragais ne pouvait être engagée, car la compétence exclusive en matière d'entretien du cours d'eau litigieux (le Gardijol) incombait au syndicat de bassin Hers-Girou en vertu de ses statuts et de l'article L. 213-12 du code de l'environnement. Par conséquent, la requête dirigée contre la communauté de communes était irrecevable, et aucune faute n'a été retenue contre le syndicat de bassin.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 13 août 2024 par lequel le maire de Saint-Sauveur avait sursis à statuer sur la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le projet, situé en zone agricole, n'était pas de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme (PLU), car les parcelles concernées étaient exclues des paysages et continuités écologiques à préserver selon le projet d'aménagement et de développement durable (PADD). La décision se fonde sur les articles L. 153-11 et L. 424-1 du code de l'urbanisme, qui encadrent le sursis à statuer.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SARL Roudié, puis par la SAS Roudié Peinture qui lui a succédé, d’une demande de condamnation de l’université Toulouse I Capitole à verser une somme de 593 209 euros HT en rémunération complémentaire pour des surcoûts liés aux perturbations du chantier de l’école d’économie de Toulouse (TSE). La requête a été rejetée comme irrecevable, faute pour la société requérante d’avoir présenté un mémoire en réclamation préalable conforme à l’article 50.1.1 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux 2009, le courrier du 20 avril 2020 ne constituant pas une telle réclamation. Par conséquent, les conclusions de la SAS Roudié Peinture, présentées en intervention, ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la société Surf 1, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral déclarant cessible une parcelle pour une opération de restauration immobilière. Le tribunal a jugé irrecevable l'intervention de deux autres sociétés et a estimé que les moyens soulevés par la requérante, notamment concernant l'incompétence de l'autorité signataire et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code de justice administrative.
Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par des riverains pour contester deux arrêtés du maire d’Auzielle (25 avril et 24 novembre 2022) portant non-opposition à une déclaration préalable pour l’installation d’un pylône de radiotéléphonie mobile par la société Free Mobile. Les requérants invoquaient notamment des vices de procédure (défaut d’information du public, absence de consultation des services départementaux), un risque pour la sécurité publique (accès à la parcelle), une méconnaissance du plan local d’urbanisme (zone agricole, hauteur, recul) et des dispositions du code des postes et communications électroniques. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que les conditions de recevabilité et de fond n’étaient pas remplies, et a validé les décisions de non-opposition. Les textes appliqués incluent les articles L. 34-9-1 du code des postes et des communications électroniques, R. 111-2, R. 111-27, R. 421-9 et R. 423-53 du code de l’urbanisme, ainsi que le règlement du PLU d’Auzielle.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus du maire de Bressols d'abroger le plan local d'urbanisme. Le requérant contestait le classement de ses parcelles en zone agricole, invoquant une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que ce classement n'était pas entaché d'erreur manifeste, compte tenu de la vocation agricole du secteur et du parti d'urbanisme retenu par la commune. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 6ème chambre, a été saisi par l’Association de Sauvegarde du Site d’Arcachon (ASSA) d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Arcachon du 1er décembre 2022 accordant un permis de construire modificatif à la SARL Les Vagues. Le tribunal a identifié plusieurs vices affectant le permis, notamment la méconnaissance des articles UF6, UF7, UF9, UF10 et UF13 du plan local d’urbanisme (PLU) ainsi que des prescriptions du plan de prévention des risques de submersion marine (PPRSM). En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, le tribunal a informé les parties qu’il était susceptible de surseoir à statuer pour permettre une éventuelle régularisation de ces vices. La solution finale n’est pas encore rendue, le tribunal ayant invité les parties à se prononcer sur cette possibilité de régularisation avant de trancher le litige.
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 25 novembre 2024 refusant un titre de séjour à M. C..., ressortissant ivoirien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'arrivée de l'intéressé en France à l'âge de six ans, de sa résidence continue et stable, de sa scolarité suivie et de sa formation professionnalisante. La décision se fonde sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOUYSSOU
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par plusieurs requérants d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Quint-Fonsegrives du 27 octobre 2023 accordant un permis de construire à la SAS Cabrimur pour 124 logements collectifs. Les requérants invoquaient de nombreux moyens, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’incomplétude du dossier de demande, et la méconnaissance de diverses dispositions du plan local d’urbanisme et du code de l’urbanisme. En défense, la société pétitionnaire et la commune ont soulevé des fins de non-recevoir tirées de la tardiveté de la requête et du défaut d’intérêt à agir des requérants. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans qu’il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir.