1 411 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 411
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 034
Avec résumé IA
Avocat : BROCHARD
Avocat : BROCARD
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. G, ressortissant algérien, contestant le refus de visa d'établissement en tant que conjoint de Français. La commission de recours avait motivé son refus par la menace pour l'ordre public (condamnation en 2016) et par l'absence de communauté de vie établie. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission, les membres ayant été nommés par décrets. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a appliqué les articles D. 312-3 et D. 312-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête en référé suspension de l'association "Tennis Club Champagnole" visant à suspendre les décisions de la commune de Champagnole mettant fin à la mise à disposition des installations municipales. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment l'absence de mention des voies et délais de recours, le vice de procédure, l'erreur de droit concernant le retrait d'agrément sportif, et l'erreur de fait, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. Par conséquent, la condition de doute sérieux requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : BROCARD-GIRE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation de 3 622 euros pour préjudices matériel et moral, résultant de la délivrance tardive d’un permis d’inhumer pour sa mère. Le tribunal constate que le Tribunal Administratif de Montpellier, par un jugement définitif du 18 septembre 2023, a déjà statué sur les mêmes préjudices en déchargeant partiellement la requérante du paiement des frais de conservation et en rejetant sa demande pour préjudice moral. En l’absence de préjudices distincts, les conclusions indemnitaires et accessoires de Mme A sont devenues sans objet. Par ordonnance, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la demande au titre des frais de justice.
Avocat : SCP CORMARY & BROCA
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D contestant l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 23 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement.
Avocat : BROCARD LUCIE
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante marocaine, d'une demande d'injonction visant à faire enregistrer et instruire sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a fait droit à la demande de la requérante en lui délivrant un titre de séjour. Par conséquent, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris concerne le droit au logement opposable (DALO). Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation de Paris le 1er juin 2023, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Le tribunal a enjoint au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, d'assurer son relogement sous astreinte de 200 euros par mois de retard, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a pris acte, par ordonnance du 1er août 2024, du désistement pur et simple de M. A, qui contestait une décision de préemption urbaine prise par la société publique locale "Béziers et Co" pour un bien situé à Béziers. Le requérant s'est désisté de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre cette décision du 2 février 2024. Aucune circonstance ne s'opposant à ce désistement, le tribunal en a donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BROC
Avocat : SCP LE GUERER, BOUNIOL-BROCHIER
Avocat : SELARL BROCHETON AVOCATS