247 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
247
Décisions totales
383 581
Ordonnances
323 705
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 19 octobre 2021 par lequel le président du CCAS de Toulouse refusait à Mme B... le bénéfice d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) suite à un accident déclaré le 2 mars 2021. La juridiction a retenu que cette décision était entachée d'une insuffisance de motivation en fait, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle se bornait à indiquer que « rien ne s'oppose à cette décision » sans exposer les raisons du refus. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.
Avocat : BURGET EMMANUEL
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de naturalisation du préfet de police de Paris. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, se limitant à la transmission de pièces. Le requérant n'ayant pas régularisé sa demande dans le délai de recours contentieux, le juge a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour la rejeter sans invitation à régulariser.
Avocat : DEBURGE
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. C... demandant l’annulation de l’arrêté du préfet du Finistère fixant l’Algérie comme pays de destination pour sa reconduite à la frontière. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, en raison d’une délégation de signature régulière, et a jugé l’arrêté suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que le nouveau moyen soulevé à l’audience concernant la notification du jugement judiciaire.
Avocat : BURGEVIN
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 août 2025 plaçant M. B... à l'isolement pour trois mois à la maison d'arrêt de Paris la Santé. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, détournement de pouvoir, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la mesure, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée, de même que les conclusions au titre des frais d'instance.
Avocat : CABINET BURGUBURU BLAMOUTIER CHARVET GARDEL & ASSOCIES
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 6 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, et interdiction de retour, a constaté que le requérant avait été assigné à résidence au Havre (Seine-Maritime) le 9 octobre 2025. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence territoriale pour juger l'affaire relève désormais du tribunal administratif de Rouen. Par ordonnance du 16 octobre 2025, le magistrat désigné a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par Mme D... d'une demande de suspension de l'arrêté du 22 avril 2024 par lequel le préfet de l'Orne s'est opposé à sa déclaration de détention d'un sanglier. La requérante invoquait l'urgence, liée au risque d'euthanasie de l'animal, et un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment en raison d'une autorisation tacite qu'elle estimait avoir acquise. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'ayant pas démontré que la décision préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à celle de l'animal. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BURGER